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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2527536

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2527536

vendredi 31 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2527536
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBOUKHELOUA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par une gardienne de la paix contestant le refus implicite du préfet de police de la réarmer, se déclare incompétent territorialement. Constatant que l’agent était affecté à l’aéroport de Paris-Orly (Val-de-Marne), le tribunal applique les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence le renvoi de l’affaire au Tribunal Administratif de Melun, seul compétent pour connaître du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 septembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Boukheloua, demande au tribunal :

1°) l’annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande d’être réarmée dans l’exercice de ses fonctions ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l’article R. 351-3 du code de justice administrative : « Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente (…). ».

2. D’autre part, aux termes de l’article R. 312-12 du même code : « Tous les litiges d'ordre individuel, y compris notamment ceux relatifs aux questions pécuniaires, intéressant les fonctionnaires ou agents de l'Etat et des autres personnes ou collectivités publiques, ainsi que les agents ou employés de la Banque de France, relèvent du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu d'affectation du fonctionnaire ou agent que la décision attaquée concerne. (…) ». Aux termes de l’article R. 221-3 de ce code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit / (…) : Melun : Seine-et-Marne, Val-de-Marne ; (…) Toutefois, le ressort du tribunal administratif de Melun comprend l'intégralité de l'emprise de l'aérodrome de Paris-Orly (…) ».

3. Mme B... demande l’annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande d’être réarmée dans l’exercice de ses fonctions. Il ressort des pièces du dossier qu’à la date de la décision attaquée, Mme B..., gardienne de la paix était affectée à la direction centrale de la police aux frontières située à l’aéroport de Paris-Orly, dans le département du Val-de-Marne. Il y a donc lieu de renvoyer le dossier de la requête visée ci-dessus au tribunal administratif de Melun, territorialement compétent pour en connaître.


O R D O N N E :


Article 1er : Le dossier de la requête de Mme B... est transmis au tribunal administratif de Melun.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., à Me Boukheloua et à la présidente du tribunal administratif de Melun.



Fait à Paris, le 31 octobre 2025


Le président du tribunal,




Jean-Pierre Dussuet



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