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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2527607

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2527607

jeudi 6 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2527607
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8e Section - MESD
Avocat requérantCABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... dirigée contre un arrêté du préfet de police du 23 août 2025. Le tribunal a relevé que l'arrêté attaqué ne portait pas une obligation de quitter le territoire français, mais se limitait à prolonger une interdiction de retour déjà prononcée. Les moyens soulevés par le requérant, tous dirigés contre une obligation de quitter le territoire inexistante, ont été écartés comme inopérants. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 septembre 2025, M. A... C..., représenté par Me Frapier, demande au tribunal :

1°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 23 août 2025 par lequel le préfet de police l’aurait obligé à quitter le territoire français et a prononcé une mesure d’interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de 24 mois ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S’agissant de l’obligation de quitter le territoire :
l’arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
l’arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
l’arrêté a été pris à l’issue d’une procédure irrégulière car le préfet n’a pas procédé à un examen circonstancié de sa situation ;
le préfet a porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et a méconnu les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.




Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2025, le préfet de police, représenté par Me Claisse, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens présentés par M. C... ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Béal, en application de l’article R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Béal.


L’instruction a été close à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

Par arrêté du 23 août 2053, le préfet de police a, non pas comme le soutient le conseil du requérant obligé ce dernier à quitter le territoire français, mais s’est borné à porter à une durée totale de 24 mois la durée de l’interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre le 17 mars 2025. M. C... demande au tribunal d’annuler cet arrêté. Toutefois, son conseil ne présentant que des moyens dirigés contre l’obligation de quitter le territoire laquelle comme il vient d’être dit n’a pas été prise par le préfet de police. En tout état de cause, les moyens de la requête doivent être écartés comme inopérants.

Il résulte de l’ensemble de ce qui précède que M. C... n’est pas fondé à demander l’annulation de l’arrêté du 23 août 2025 du préfet de police. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être également rejetées.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et au préfet de police.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2025.


Le magistrat désigné,

Signé,

A. Béal

La greffière

Signé,

M. B... La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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