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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2527754

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2527754

mercredi 24 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2527754
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMIRABEAU

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, qui demandait la suspension de son exclusion définitive de l'IAE Paris Sorbonne Business School. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour justifier une intervention à très bref délai, n'était pas caractérisée, les arguments du requérant relatifs à la poursuite de ses études et à son projet professionnel étant insuffisants. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 septembre 2025, M. C, Paul, Isidore B, représenté par Me Mirabeau, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 8 juillet 2025 par laquelle l'Institut d'Administration des Entreprises (IAE) Paris Sorbonne Business School a prononcé son exclusion définitive ;

2°) d'ordonner à l'IAE Paris Sorbonne Business School de le réintégrer immédiatement dans la formation MBA MAE pour l'année universitaire 2025-2026 ;

3°) de mettre à la charge de l'IAE Paris Sorbonne Business School la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative

Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou mal fondée.

2. La mise en œuvre par le juge des référés des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonnée à l'existence d'une situation d'urgence particulière, qui rende nécessaire l'intervention à très bref délai d'une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale.

3. Pour justifier de la condition d'urgence particulière, M. B se borne à faire valoir que la décision attaquée compromet la poursuite de ses études et l'obtention de son diplôme pour l'année 2025-2026 qui débute et que cette situation est irréversible et cause un préjudice grave et immédiat à sa situation d'étudiant et à son projet professionnel. Toutefois, ces considérations ne sont pas de nature, en l'état de l'instruction, à caractériser l'existence d'une situation d'urgence impliquant qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale soit prise dans les 48 heures.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C, Paul, Isidore B.

Fait à Paris, le 24 septembre 2025.

La juge des référés,

Signé

M. A

La République mande et ordonne à la ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2527754/9

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