LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2528139

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2528139

mercredi 11 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2528139
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1re Section - 1re Chambre
Avocat requérantGUILMOTO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 3 mars 2025 qui refusait son admission au séjour et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions attaquées n'étaient entachées ni d'un vice de compétence, ni d'un défaut de motivation, ni d'un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant. Concernant le refus de séjour fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a jugé que M. C... ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou humanitaires suffisants pour bénéficier d'une admission exceptionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2025, M. D... C..., représenté par Me Guilmoto, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 3 mars 2025 en tant que le préfet de police de Paris a refusé de l’admettre au séjour et l’a obligé à quitter le territoire français ;

2°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié » dans le délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui remettre, dans l’attente de la fabrication de ce titre de séjour, un récépissé de demande de titre de séjour assorti de l’autorisation de travail, dans le délai de quinze jours à compter de cette même notification ;

3°) de mettre à la charge de l’État au bénéfice de son conseil la somme de 1 600 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S’agissant de l’ensemble des décisions :
- les décisions sont entachées d’un vice de compétence ;
- elles sont entachées d’un défaut de motivation ;
- elles sont entachées d’un défaut d’examen de sa situation ;

S’agissant du refus de séjour :
- la décision est entachée d’une erreur de droit et d’une erreur manifeste d’appréciation dans l’application des dispositions de l’article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu’il justifie d’un motif exceptionnel pour être admis au séjour en qualité de salarié ;
- elle est entachée d’erreur manifeste d’appréciation compte tenu de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

S’agissant de l’éloignement :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l’illégalité de la décision de refus de séjour.


Par un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2025, le préfet de police de Paris, représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête, faisant valoir qu’aucun des moyens n’est fondé.


Par une ordonnance du 24 novembre 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 9 décembre 2025.


Vu :

- la décision du 12 août 2025 du bureau d’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Paris par laquelle M. C... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale ;
- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l’audience ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Le rapport de Mme Monteagle, rapporteure, a été entendu au cours de l’audience publique.



Considérant ce qui suit :

M. C..., ressortissant malien, né le 19 avril 1976, déclare être entré en France le 15 septembre 2018. Le 25 janvier 2025, l’intéressé a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 3 mars 2025, le préfet de police de Paris a notamment rejeté sa demande et l’a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours. M. C... demande l’annulation de ces décisions.

Sur les conclusions d’annulation :

En ce qui concerne toutes les décisions :

En premier lieu, l’arrêté attaqué a été signé par Mme A... B..., cheffe de la division de l’admission exceptionnelle au séjour et de l’actualisation des situations administratives et de voyage, dont l’identité et la qualité sont clairement mentionnées, qui disposait d’une délégation de signature à cet effet, en vertu des articles 1er et 7 de l’arrêté du préfet de police n° 2025-00138 du 31 janvier 2025, publié au recueil des actes administratifs spécial n° 75-2025-069 de la préfecture de Paris du même jour. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.

En deuxième lieu, la décision portant refus de délivrance d’un titre de séjour, comporte l’énoncé suffisamment précis des circonstances de droit et de fait qui la fonde. En outre, la décision portant obligation de quitter le territoire français n’a pas à faire l’objet d’une motivation distincte de celle de la décision de refus de séjour. Le moyen tiré de l’insuffisante motivation des décisions attaquées doit donc être écarté.

En dernier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision, ni des pièces du dossier que le préfet de police de Paris ait entaché ses décisions d’un défaut d’examen particulier de la situation de l’intéressé.

En ce qui concerne le refus de séjour :

En premier lieu, aux termes de l’article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ».

Si M. C... soutient qu’il a exercé en qualité d’agent de service, qui serait selon lui un métier en tension, pour différentes entreprises de propreté depuis le mois décembre 2021, prolongeant cette activité après le mois de novembre 2024 jusqu’à ce jour sans toutefois être déclaré par son employeur après cette date, les pièces qu’il produit, notamment celles relatives à sa situation fiscale, n’établissent pas ces allégations. En tout état de cause et à supposer que les bulletins de salaire produits témoignent d’une activité professionnelle réelle en tant qu’agent de service, la durée limitée d’exercice de cette activité ainsi que son caractère partiel font obstacle à ce que le requérant soit regardé comme justifiant d’un motif exceptionnel d’admission au séjour en qualité de salarié. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait dû l’admettre exceptionnellement au séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 doit être écarté.

En second lieu, M. C..., dont il a été dit qu’il n’établissait pas avoir effectivement une activité professionnelle en France, est célibataire et sans charge de famille en France. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait manifestement mal apprécié les conséquences de sa décision de refus de séjour ne peuvent qu’être écarté.


En ce qui concerne l’éloignement :

Dès lors qu’il ne résulte pas des énonciations du présent jugement que la décision de refus de séjour soit entachée d’une illégalité justifiant son annulation, le requérant n’est pas fondé à demander l’annulation par voie de conséquence de la décision l’obligeant à quitter le territoire français qui est fondée sur ce refus de séjour.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions d’annulation présentées par M. C... doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées à fin d’injonction et celles relatives aux frais liés au litige.



D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D... C..., à Me Guilmoto et au préfet de police de Paris.

Délibéré après l'audience du 28 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,
Mme Monteagle, première conseillère,
Mme Ostyn, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 février 2026.

La rapporteure,

signé

M. MonteagleLe président,

signé

J.-C. Truilhé
La greffière,

signé

S. Rubiralta

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris ou au préfet territorialement compétent en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions