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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2528694

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2528694

jeudi 19 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2528694
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDE SEZE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant sa demande d'annulation d'un rejet implicite de carte de résident, cette dernière lui ayant été délivrée en cours d'instance. La juridiction statue sur les seules conclusions relatives aux frais de l'instance. Elle condamne l'État à verser des sommes distinctes à l'avocat de la requérante (250 €) et à la requérante elle-même (750 €) au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 octobre 2025, Mme B... C... A..., représentée par Me de Sèze, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice, à titre provisoire, de l’aide juridictionnelle ;

2°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de carte de résident ;

3°) d’enjoindre au préfet de police, à titre principal, de lui délivrer une carte de résident ou, à titre subsidiaire, une attestation de prolongation l’autorisant à travailler dans un délai de 10 jours avec une astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à titre infiniment subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros à verser à Me de Sèze, son conseil au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2026, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation, dès lors qu’une carte de résident a été remise à Mme A... le 21 novembre 2025, et au rejet du surplus des conclusions.

Par un mémoire, enregistré le 9 mars 2026, Mme A... déclare se désister de l’ensemble de ses conclusions hormis celles au titre des frais d’instance.

Par décision du 3 mars 2026, Mme A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle partielle à hauteur de 25%.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique,
- le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 1° Donner acte des désistements ; / (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (…) ».

Sur le désistement :

Par un mémoire, enregistré le 9 mars 2026, Mme A... déclare se désister de l’ensemble de ses conclusions hormis celles au titre des frais d’instance. Ce désistement est pur et simple. Il y a lieu d’en donner acte.

Sur les frais liés à l’instance :

Par décision du 3 mars 2026, Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle partielle à hauteur de 25%. Ainsi, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’État le versement d’une somme de 250 euros à Me de Sèze, à condition qu’il renonce à percevoir la part contributive de l’État au titre de l’aide juridictionnelle. En outre, dès lors que l’admission à l’aide juridictionnelle partielle a laissé à la charge de Mme A... une partie des frais exposés pour l’instance et non compris dans les dépens, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État le versement d’une somme de 750 euros à Mme A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’admission, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle, aux fins d’annulation et aux fins d’injonction sous astreinte.

Article 2 : Il est mis à la charge de l’État le versement d’une somme de 250 euros à Me de Sèze, conseil de Mme A... au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me de Sèze renonce à percevoir la part contributive de l’État au titre de l’aide juridictionnelle.

Article 3 : Il est mis à la charge de l’État une somme de 750 euros à verser à Mme A... en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... A..., à Me de Sèze et au préfet de police.

Fait à Paris, le 19 mars 2026.


La vice-présidente de la 1ère section,

Signé

E. Topin

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.





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