Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet de police du 30 septembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le requérant invoquait sa présence en France depuis juillet 2024 et le caractère unique de son interpellation, mais le tribunal a jugé ces éléments insuffisants pour caractériser une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation pour excès de pouvoir, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2025, M. A... C... demande au tribunal d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 30 septembre 2025 par lequel le préfet de police a prononcé à son encontre une mesure d’interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de 1 an.
Il soutient que :
il réside en France depuis le 10 juillet 2024.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 octobre 2025, le préfet de police, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens présentés par M. C... ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Béal, en application de l’article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Béal.
L’instruction a été close à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
Par arrêté du 30 septembre 2025, le préfet de police a prononcé à l’encontre de M. C... une mesure d’interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de 1 an. M. C... demande au tribunal d’annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
A l’appui de sa demande d’annulation de la décision attaquée, M. C... fait uniquement valoir qu’il est en France depuis le 10 juillet 2024 et que cette interpellation est la première. Toutefois, ces circonstances ne suffisent à établir que l’arrêté attaqué serait entaché d’une erreur manifeste dans l’appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l’intéressé. Il résulte de l’ensemble de ce qui précède que M. C... n’est pas fondé à demander l’annulation de l’arrêté du 30 septembre 2025 du préfet de police.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et au préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 novembre 2025.
Le magistrat désigné,
Signé,
A. Béal
La greffière,
Signé,
M. B... La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.