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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2529206

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2529206

mardi 18 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2529206
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8e Section - MESD
Avocat requérantSCHWILDEN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police l'assignent à résidence pour 45 jours renouvelables. La requérante invoquait sa résidence en France depuis 2016, sa situation familiale (deux enfants scolarisés) et une promesse d'embauche. Le tribunal a estimé que ces éléments ne suffisaient pas à caractériser une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la mesure sur sa situation personnelle. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2025, Mme A... C... demande au tribunal d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 28 septembre 2025 par lequel le préfet de police l’a assigné à résidence à Paris pour une durée de 45 jours renouvelable deux fois.

Elle soutient que :
Elle réside en France depuis 2016 et est la mère de deux enfants qui sont scolarisés et a la possibilité de travailler dans un commerce proche qui lui a délivré une promesse d’embauche et n’a plus d’attaches dans son pays d’origine.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Béal, en application de l’article R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Béal ;

- les observations de Me Hamdi, représentant Mme C... et qui s’en rapporte aux écritures de la requérante.
- les observations de Me Schwilden, représentant le préfet de police.

L’instruction a été close à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

Par arrêté du 28 septembre octobre 2023, le préfet de police a assigné à résidence Mme C... à Paris pour une durée de 45 jours renouvelable deux fois. Mme C... demande au tribunal d’annuler cet arrêté.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

A l’appui de sa demande d’annulation de la décision attaquée, Mme C... fait valoir qu’elle réside en France depuis 2016, est la mère de deux enfants qui sont scolarisés, a la possibilité de travailler dans un commerce proche qui lui a délivré une promesse d’embauche et n’a plus d’attaches dans son pays d’origine. Toutefois, ces circonstances ne suffisent pas à établir que l’arrêté attaqué serait entaché d’une erreur manifeste dans l’appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l’intéressée.
Il résulte de l’ensemble de ce qui précède que Mme C... n’est pas fondée à demander l’annulation de l’arrêté du 28 septembre 2025 du préfet de police.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... C... et au préfet de police.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 novembre 2025.


Le magistrat désigné,


Signé,


A. Béal

La greffière


Signé,


M. B... La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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