LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2531127

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2531127

mercredi 29 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2531127
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDAVID

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 6 août 2025 par lequel la ville de Paris a refusé à la SARL Mcelroy & Porisse Irish Pubs l'autorisation d'installer une terrasse ouverte sur le trottoir. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante n'ayant pas justifié d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts financiers. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 octobre 2025, la SARL Mcelroy & Porisse Irish Pubs, représentée par Me David, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de l’arrêté n°TOE12815 du 6 août 2025 par laquelle la ville de Paris a refusé de faire droit à sa demande d’autorisation d’installation d’une terrasse ouverte sur le trottoir au droit de son établissement 108, boulevard de Clichy, à Paris (75018) ;
2°) d’enjoindre à la ville de Paris de lui délivrer l’autorisation de terrasse sollicitée pour son établissement situé au 108 Boulevard de Clichy à Paris (75018), dans un délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) d’enjoindre à la Ville de Paris, à titre subsidiaire, de réinstruire sa demande d’autorisation d’occupation temporaire du domaine public pour l’installation d’une terrasse dans un délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 3 000 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

Sur l’urgence :
- l’urgence à suspendre l’exécution de la décision attaquée est justifiée dès lors qu’elle subit une détérioration significative de la rentabilité de l’exploitation et qu’elle ne peut durablement maintenir son équilibre économique sans disposer de capacités d’accueil supplémentaires, notamment en terrasse ;

Sur la légalité :
Un doute sérieux existe quant à la légalité de la décision attaquée, dès lors que :
- l’auteur de l’acte est incompétent ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- les articles L121.1 et L121.2 du code des relations entre le public et l’administration ont été méconnus alors que la décision en litige doit s’analyser comme une décision de retrait d’une autorisation en cours ;
- la décision méconnait les dispositions de l’article DG.5 en l’absence d’éléments circonstanciés permettant d’établir les troubles allégués ;
- la décision est entachée d’une erreur d’appréciation dès lors que les griefs retenus pour justifier le refus en litige, ne sont pas établis ;
- la décision porte une atteinte manifestement disproportionnée au principe de liberté du commerce et de l’industrie ;
- la décision est disproportionnée ;
- elle méconnait le principe d’égalité de traitement des usagers.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;
- l’arrêté du maire de Paris du 11 juin 2021 portant règlement des étalages et des terrasses installés sur la voie publique ;
- le code de justice administrative.

Par une requête n°2530234, enregistrée le 6 octobre 2025, la SARL Mcelroy & Porisse Irish Pubs demande l’annulation de l’arrêté n°TOE12815 du 6 août 2025.

Le président du tribunal a désigné Mme Nikolic, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision de la maire de Paris du 6 août 2025, la SARL Mcelroy & Porisse Irish Pubs n’a pas été autorisée à installer, au droit de l’établissement qu’elle exploite au 108 Boulevard de Clichy à Paris (18e), une terrasse ouverte sur le trottoir. La SARL Mcelroy & Porisse Irish Pubs demande la suspension de l’exécution de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L.522-1. ». L’article R. 522-1 du même code dispose que : « La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l’affaire ».
3. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il en va ainsi, alors même que cette décision n’aurait un objet ou des répercussions que purement financiers et que, en cas d’annulation, ses effets pourraient être effacés par une réparation pécuniaire. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d’un acte administratif, d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l’acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’affaire.
4. La SARL Mcelroy & Porisse Irish Pubs soutient que l’exécution de la décision en litige porte une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts financiers ce qui justifie l’urgence à suspendre l’exécution de cette décision. La société requérante fait valoir qu’elle n’est pas mesure de préciser la perte exacte de chiffre d’affaires subie dès lors qu’elle n’a pu exploiter son établissement dans des conditions normales depuis l’exercice 2019 en raison des mesures restrictives liées à la crise sanitaire de la Covid19 au cours des exercices 2020 et 2021. Elle soutient que les exercices 2023 et 2024 présentent un caractère exceptionnel en raison de la tenue d’évènements majeurs internationaux. Cependant, en se bornant à produire à l’appui de sa requête les comptes annuels établis par un cabinet d’expertise comptable, valant du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019 dont une annexe relative aux résultats du 30 septembre 2015 au 30 septembre 2019, le bilan et compte de résultat pour la période du 1er octobre 2023 au 30 septembre 2024 et une attestation de l’expert-comptable certifiant, pour cette même période, un chiffre d’affaires d’un montant de 1 267 141 euros HT, elle ne justifie pas des revenus tirés de l’activité de la terrasse. Il n’est pas démontré que l’exécution de la décision litigieuse de la maire de Paris porte une atteinte manifestement excessive à la viabilité de son fonds de commerce en réduisant l’attractivité de son établissement.

5. Dans ces conditions, l’urgence n’étant pas justifiée, la requête susvisée doit être rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner si les moyens invoqués sont propres à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse.


O R D O N N E :



Article 1er : La requête de la SARL Mcelroy & Porisse Irish Pubs est rejetée.







Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Mcelroy & Porisse Irish Pubs et à la Ville de Paris.


Fait à Paris, le 29 octobre 2025.



La juge des référés,
signé
F. NIKOLIC





La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions