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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2531170

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2531170

mardi 9 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2531170
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8e Section - MESD
Avocat requérantCABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet de police du 18 octobre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a estimé que l'intéressé n'établissait pas la réalité de son emploi stable dans le bâtiment ni son intégration, et que ses allégations de risques de persécution en cas de retour en Inde n'étaient pas justifiées. En conséquence, il a jugé que l'arrêté n'était entaché ni d'erreur manifeste d'appréciation ni de méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 octobre 2025, M. A... C... demande au tribunal :

1°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 18 octobre 2025 par lequel le préfet de police a prononcé à son encontre une mesure d’interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de 1 an ;

2°) d’ordonner au préfet de réexaminer sa situation administrative.

Il soutient que :
le préfet a commis une erreur dans l’appréciation des conséquences de son arrêté sur sa situation personnelle et professionnelle car il a trouvé un emploi stable dans le secteur du bâtiment, secteur professionnel en tension ;
il risque d’être persécuté en cas de retour dans son pays et le préfet a méconnu les stipulations de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.


Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2025, le préfet de police, représenté par Me Claisse, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens présentés par M. C... ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Béal, en application de l’article R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Béal ;

- les observations de Me Toloudi, représentant M. C... en présence d’un interprète en langue tamoule, Mme D....

L’instruction a été close à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

Par arrêté du 18 octobre 2025, le préfet de police a uniquement prononcé à l’encontre de M. C... une mesure d’interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de 1 an. M. C... demande au tribunal d’annuler cet arrêté.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

En premier lieu, à l’appui de sa demande d’annulation de la décision attaquée, M. C... fait valoir qu’il a trouvé un emploi stable dans le secteur du bâtiment, secteur professionnel en tension et que son employeur atteste de son sérieux et de sa motivation et qu’il est bien intégré dans la société française depuis son arrivée en 2022. Toutefois, ces circonstances, au demeurant non établies par les pièces du dossier, ne suffisent à établir que l’arrêté attaqué serait entaché d’une erreur manifeste dans l’appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l’intéressé.

En second lieu, M. C... invoque les risques de traitements inhumains et dégradants qu’il peut encourir en cas de retour en Inde. Toutefois, là aussi, ses allégations relatives aux risques que lui ferait courir son retour dans son pays d'origine ne sont assorties d'aucune justification. Il n'est, par suite, pas fondé à soutenir qu’il risque d’être persécuté en cas de retour dans son pays et que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales auraient été méconnues.

Il résulte de l’ensemble de ce qui précède que M. C... n’est pas fondé à demander l’annulation de l’arrêté du 18 octobre 2025 du préfet de police. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’injonction doivent être également rejetées.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et au préfet de police.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2025.


Le magistrat désigné,


Signé,


A. Béal

La greffière,


Signé,


M. B... La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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