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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2531573

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2531573

mercredi 21 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2531573
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantROSSI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a constaté le désistement d'office de la requête de M. A... qui demandait l'annulation de la décision du garde des sceaux prolongeant son placement à l'isolement. En application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant était tenu de confirmer le maintien de sa requête dans le mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de pourvoi en cassation. N'ayant pas respecté cette obligation, il est réputé s'être désisté. Il est donné acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 octobre 2025, M. B... A..., représenté par Me Rossi, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 14 octobre 2025 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice a prolongé son placement à l’isolement ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative.

Vu :

- l’ordonnance du juge des référés n° 2531572 en date du 20 novembre 2025 ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 612-5-2 du même code : « En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ».

3. Par une ordonnance n° 2531572 du 20 novembre 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Paris, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté pour absence de doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée la demande de M. A... tendant à la suspension de l’exécution de la décision du 14 octobre 2025 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice a prolongé son placement à l’isolement au centre pénitentiaire Paris – La Santé. L’ordonnance lui a été régulièrement notifiée le 1er décembre 2025, ainsi qu’à son conseil qui en a pris connaissance via l’application Télérecours le 20 novembre 2025. Les courriers de notification à M. A... et à Me Rossi précisaient, en application du second alinéa de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, que sauf pourvoi en cassation, à défaut de maintien de la requête à fin d’annulation dans le délai d’un mois à compter de la notification de cette ordonnance du juge des référés rejetant sa demande, M. A... serait réputé s’être désisté de sa requête à fin d’annulation enregistrée sous le n° 2531573. Or, l’intéressé n’a pas confirmé le maintien de la requête à fin d’annulation dans le délai d’un mois alors qu’il n’a, par ailleurs, pas exercé de pourvoi en cassation contre l’ordonnance de référé. M. A... doit donc être réputé s’être désisté de sa requête, en application des dispositions du premier alinéa de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Paris, le 22 janvier 2026.

La présidente de formation de jugement,






K. Weidenfeld


La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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