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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2531614

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2531614

lundi 15 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2531614
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantROUVET ORUE CARRERAS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... d’une demande d’exécution d’un jugement du 10 avril 2025 enjoignant au préfet de police de lui délivrer une carte de séjour temporaire. Le requérant s’est désisté de sa demande après que le préfet a justifié avoir délivré le titre de séjour requis. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, rejetant la demande fondée sur l’aide juridictionnelle faute de demande préalable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une demande, enregistrée 21 juillet 2025, M. B... A..., représenté par Me Rouvet Orue Carreras, demande au tribunal, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, de prendre les mesures qu’implique l’exécution du jugement n° 2427042 du 10 avril 2025, par lequel le tribunal a enjoint au préfet de police, ou au préfet territorialement compétent, lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « salarié » dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement.

Il soutient que le préfet de police lui a remis une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler valable jusqu’au 13 novembre 2025, mais qu’aucun titre de séjour ne lui a été délivré.

Par une ordonnance en date du 28 octobre 2025, le président du tribunal administratif a, en application des dispositions de l’article R. 921-6 du code de justice administrative, décidé l’ouverture d’une procédure juridictionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 novembre 2025, le préfet de police a fait valoir qu’il a délivré une carte de séjour temporaire à M. A... le 31 juillet 2025, valable du 11 juillet 2025 au 10 juillet 2026.

Par un acte, enregistré le 4 novembre 2025, M. A... déclare se désister de sa demande d’exécution mais demande à ce qu’une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de l’Etat sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.


Vu :
- le jugement n° 2427042 rendu le 10 avril 2025 par le tribunal administratif de Paris ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements (...) / 5 ° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (...) ».

Sur la demande d’exécution :

2. Par un acte, enregistré le 4 novembre 2025, M. A... déclare se désister de sa demande d’exécution. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les frais liés à l’instance :

3. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A... ait déposé une demande d’aide juridictionnelle, dès lors les conclusions tendant au versement des frais irrépétibles à son conseil, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ne peuvent qu’être rejetées. Il y a lieu, en revanche, de condamner l’Etat à verser au requérant la somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la demande d’exécution de M. A....

Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de police.


Fait à Paris, le 15 décembre 2025.


Le vice-président de la 5ème section,


SIGNE


L. GROS


La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

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