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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2533633

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2533633

jeudi 4 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2533633
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantAIT MEHDI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi en référé suspension par M. A... contre un refus de renouvellement de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales après que le préfet a annulé l'obligation de quitter le territoire et convoqué l'intéressé pour un réexamen de sa situation. Le juge des référés a donné acte du désistement et condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 novembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Aït Mehdi, demande à la juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 23 octobre 2025 par laquelle le préfet de police a refusé ses demandes de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut, et a confirmé les décisions du 19 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler sans délai ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 novembre 2025, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les conclusions à fin de suspension de l’exécution des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi sont irrecevables dès lors que l’arrêté du 19 mai 2025 a été annulé par le jugement n° 2512795 du 9 octobre 2025 rendu par le tribunal administratif de Paris, et que le requérant a été convoqué dans les locaux de la préfecture de police le 1er décembre 2025 à 14 heures en vue de la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler et du réexamen de sa demande de titre de séjour.

Par un mémoire, enregistré le 2 décembre 2025, M. A... déclare se désister de ses conclusions à fin de suspension et d’injonction et maintient ses conclusions relatives aux frais de l’instance.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 18 novembre 2025 sous le n°2533632 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision attaquée.


Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Perrin pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue le 3 décembre 2025 en présence de Mme Guindeuil, greffière d’audience, Mme Perrin, juge des référés, a lu son rapport, les parties n’étant ni présentes, ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

1. Le désistement de M. B... A... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. A... et non compris dans les dépens.




O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction.

Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de police.


Fait à Paris, le 4 décembre 2025.


La juge des référés,



signé

Perrin


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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