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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2533855

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2533855

mardi 9 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2533855
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMESUROLLE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de M. B... tendant à la modification d'une précédente ordonnance afin d'obtenir l'exécution d'une injonction de réexamen de sa situation. Le tribunal a constaté que le préfet de police avait convoqué le requérant postérieurement à l'introduction de sa requête, ce qui a rendu sans objet les conclusions principales. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer et rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 novembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Mesurolle, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :

1°) de modifier l’ordonnance n° 2505723/4-3 du 14 mars 2025 et d’enjoindre au préfet de police de réexaminer sa situation en exécution de l’article 3 de l’ordonnance sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1.500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les dispositions de l’article 3 de l’ordonnance n° 2505723/4-3 du 14 mars 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Paris prescrivant un réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification de cette ordonnance n’ont pas été exécutées.

Par un mémoire, enregistré le 8 décembre 2025, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient qu’il a convoqué le requérant le 5 décembre 2025 pour un rendez-vous le 17 décembre 2025 afin de réexaminer sa demande.


Vu :
- l’ordonnance du 25 juillet 2025 N° 2505723/4-3 ;
- le code de justice administrative.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Amat pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue le 9 décembre 2025 à 14 heures, en présence de Mme Bordat, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Amat, juge des référés ;
- les observations de Me Mesurolle, représentant M. B....

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin ».

Il résulte de l’instruction qu’en exécution de l’ordonnance rendue le 15 mars 2025 par le juge des référés du tribunal, le préfet de police a, postérieurement à l’introduction de la requête, convoqué M. B... pour réexaminer sa demande. Compte tenu de cette circonstance, il n’y a plus lieu, en l’espèce, de statuer sur les conclusions de la requête. Par ailleurs, il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espère, de mettre à la charge de l’Etat la somme que le requérant demande au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B... présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B..., au préfet de police et au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur.

Fait à Paris, le 9 décembre 2025.


La juge des référés,

signé

N. Amat

La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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