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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2533917

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2533917

vendredi 20 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2533917
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantANDRIVET

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête d'un ressortissant bangladeshi visant l'annulation du rejet de sa demande de titre de séjour. Cette décision est prise au motif que l'étranger a obtenu une carte de séjour temporaire après l'introduction de son recours, ce qui a privé sa demande d'objet. Le tribunal rejette également sa demande de condamnation de l'État à lui verser une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 novembre 2025, M. B... A... représenté par Me Andrivet, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande d’admission exceptionnelle au séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de police, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » ou « salarié » dans le délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délais ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat (préfet de police) la somme de 1 200 euros à lui verser sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 février 2026, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer dès lors que, postérieurement à l’introduction de sa requête, une carte de séjour temporaire valable du 10 février 2026 au 9 février 2027 a été délivrée à M. A... et à ce que les conclusions au titre des frais d’instance soient rejetées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3( Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...)/ 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de sa requête, M. B... A..., ressortissant bangladeshi, né le 1er janvier 1983 à Munshiganj (Bangladesh) a obtenu une carte de séjour valable du 10 février 2026 au 9 février 2027. Il s’ensuit que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. A... doivent être regardées comme ayant perdu leur objet. Dès lors, il n’y a plus lieu d’y statuer.

Sur les frais du litige :

3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat (préfet de police) une quelconque somme à verser à M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de police.

Fait à Paris, le 20 mars 2026.


Le vice-président de la 3e section,





J-Ch. GRACIA

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

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