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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2534114

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2534114

jeudi 26 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2534114
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSI ALI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car le requérant n'a pas régularisé sa demande en produisant la décision attaquée dans son intégralité, malgré une mise en demeure. Cette décision de rejet est fondée sur les dispositions des articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 novembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Si Ali, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 24 juillet 2024 par lequel le préfet de police l’a obligé à quitter le territoire français ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 23 octobre 2024.


Par un courrier du 24 novembre 2025, M. B... a été invité à régulariser sa requête en application des dispositions de l’article R. 412-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : /(…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…) La demande de régularisation mentionne qu’à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ».

3. En dépit de la demande de régularisation de sa requête qui lui a été adressée par le greffe du tribunal, par un courrier du 24 novembre 2025 mis à sa disposition via l’application Télérecours, dont il a accusé réception le 26 novembre 2025, M. B... qui n’a joint qu’à sa requête qu’une décision incomplète, n’a pas, à ce jour, produit celle-ci dans son intégralité et n’a pas justifié de l’impossibilité de la produire. Par suite, la requête est manifestement irrecevable et doit, pour ce motif, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Paris, le 26 février 2026.


La vice-présidente de la 5ème section,



S. AUBERT

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.


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