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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2534334

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2534334

mardi 23 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2534334
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantKA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui demandait d'enjoindre au préfet de police de rouvrir l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la décision de clôture de son dossier, prise en raison de son absence à un rendez-vous, faisait obstacle à la mesure sollicitée, et que l'intéressé ne justifiait pas d'un péril grave nécessitant une intervention d'urgence. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 novembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Ka demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de le convoquer en vue d’une prise d’empreintes et d’une réouverture de l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande dans un délai d’un jour à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-657 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C... pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision » et aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. »

2. Par la présente requête, M. A... ressortissant ivoirien né le 19 juin 1965, demande au juge des référés d’enjoindre au préfet de police de le convoquer en vue de la réouverture de son dossier de demande de renouvellement de titre de séjour. Or, il ressort des pièces jointes à la requête que la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A... a fait l’objet d’une décision de clôture en raison de sa non-présentation à un précédent rendez-vous en préfecture le 9 juillet 2025. Par suite, alors que M. A... ne justifie pas de l’existence d’un péril grave qu’il serait nécessaire de prévenir, cette décision de clôture fait obstacle à ce que le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonne au préfet de police de rouvrir l’instruction de sa demande de titre de séjour, sans qu’ait d’incidence la circonstance que l’intéressé ait été placé sous sauvegarde de justice à compter du 9 mai 2025 en vue d’une mise sous tutelle. Par suite, la requête ne peut qu’être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Fait à Paris, le 23 décembre 2025.

Le juge des référés,

Signé

V. C...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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