LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2535638

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2535638

vendredi 26 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2535638
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGOMES TAVARES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant ivoirien, afin d’obtenir un duplicata de sa carte de résident. Le juge a constaté que le préfet de police avait informé le requérant de la mise en fabrication du duplicata, mais que l’absence de délivrance depuis plusieurs mois constituait une durée déraisonnable. Cette situation portait une atteinte grave et immédiate à la liberté d’aller et venir de M. A..., notamment en l’empêchant de voyager dans l’espace Schengen, caractérisant ainsi une urgence. En application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le duplicata sous 30 jours et, dans l’attente, une attestation de prolongation d’instruction valant autorisation de travail et de franchissement des frontières sous 5 jours, sous astreinte non prononcée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 décembre 2025, M. C... A..., représenté par Me Gomes Tavares, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet de police de le convoquer en vue de lui délivrer un duplicata de sa carte de résident dans un délai de 5 jours à compter de la notification de la présente ordonnance à intervenir pour lui permettre d’user de sa liberté d’aller et venir, de mener une vie familiale normale et de faire cesser l’atteinte à son droit au travail, sous astreinte de 400 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 096 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l’impossibilité d’obtenir un duplicata, malgré ses déplacements en préfecture, contribue à sa précarité et l'empêche d'user de sa liberté d'aller et venir et qu’il ne peut franchir les frontières de l’espace Schengen, qu’il n’a notamment pas pu aller assister aux obsèques de sa mère et de son frère et ne peut chercher du travail et qu’il justifie ainsi d’une urgence à voir le juge des référés ordonner les mesures demandées, utiles et qui ne font pas obstacle à une décision administrative.


Par un mémoire, enregistré le 22 décembre 2025, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il soutient que M. A... n’apporte pas la preuve de son impossibilité de voyager et ne caractérise donc pas une urgence et qu’au surplus il a été destinataire via l’ANEF d’une attestation de décision favorable l’informant qu’un duplicata de sa carte de résident valable du 25/03/2023 au 24/03/2033 allait lui être délivrée et était en cours de fabrication.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. B... pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »

Aux termes de l’article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d’autre part, : « Lorsque l'instruction se prolonge, en raison de circonstances particulières, au-delà de la date d'expiration de l'attestation, celle-ci est renouvelée aussi longtemps que le préfet n'a pas statué sur la demande ».

Il résulte de l’instruction, d’une part, que, postérieurement à l’introduction de la requête, M. C... A..., ressortissant ivoirien né le 20 décembre 1997, a été destinataire via l’ANEF d’une attestation de décision favorable l’informant qu’un duplicata de sa carte de résident valable du 25 mars 2023 au 24 mars 2033 allait lui être délivrée et qu’il était en cours de fabrication et que, par conséquent, il est constant que le requérant, en situation régulière, ne dispose plus d’un titre de séjour depuis le 5 août 2024, date de sa demande de duplicata. D’autre part, il est également constant que, jusqu’à la délivrance de ce duplicata, M. A..., de nationalité ivoirienne, ne peut franchir les frontières de l’espace Schengen et voit ainsi, sans autre raison que la durée déraisonnable de délivrance du duplicata, son droit d’aller et venir réduit.

Par conséquent, alors que M. A... justifie de l’urgence de sa situation, il y a lieu d’enjoindre au préfet de police de délivrer un duplicata de sa carte de résident dans un délai de 30 jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de lui délivrer, dans cette attente et dans un délai de 5 jours, une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler et autorisant le franchissement des frontières Schengen.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 500 euros au titre des frais exposés par M. A... et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint au préfet de police de délivrer un duplicata de sa carte de résident à M. A... dans un délai de 30 jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de lui délivrer, dans cette attente et dans un délai de 5 jours, une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler et autorisant le franchissement des frontières Schengen.

Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 26 décembre 2025.


Le juge des référés,

Signé


I. B...

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions