LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2535657

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2535657

mardi 9 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2535657
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET NAUSICA AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait à être autorisé à utiliser un ordinateur et une calculatrice pour l'ensemble de ses épreuves universitaires. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas établie, les aménagements déjà accordés par l'université (temps majoré, ordinateur pour les épreuves rédactionnelles, calculatrice selon les épreuves) étant jugés suffisants au vu des pièces médicales produites. La requête a également été regardée comme manifestement mal fondée. Les textes appliqués sont les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2025, M. A... C..., représenté par Me le Foyer de Costil demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au président de l’université Paris Cité de l’autoriser à utiliser un ordinateur et une calculatrice pour l’ensemble des épreuves de l’année universitaire 2025-2026 et subsidiairement, de réexaminer sa demande ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Le requérant soutient que :
La condition d’urgence est remplie en raison de la proximité des épreuves, de son handicap et des délais restreints ;
Il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l’instruction.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative


La présidente du tribunal a désigné Mme B... pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. » En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou mal fondée.

2. La mise en œuvre par le juge des référés des pouvoirs qu’il tient de l’article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonnée à l’existence d’une situation d’urgence particulière, qui rende nécessaire l’intervention à très bref délai d’une mesure de sauvegarde d’une liberté fondamentale.

3. Il ressort des pièces produites au dossier que dans le cadre du plan d’accompagnement de l’étudiant en situation de handicap dont bénéficie M. C..., inscrit en parcours d’accès spécifique santé-mineure BPC au sein de l’université Paris Cité, le président de l’université l’a autorisé à bénéficier d’un aménagement de ses conditions d’examens et contrôles continus par une décision du 6 novembre 2025 valant pour la durée du diplôme. En particulier, les aménagements suivants lui ont été accordés :

Temps majoré pour chaque épreuve écrite
33 %
Composition sur un ordinateur de la composante
Pour les épreuves rédactionnelles-Hors QCM
Adaptation des sujets d’examen et de contrôle continu
Agrandissement A4 vers A3 des sujets et des grilles de réponses
Secrétaire d’examen
Pour colorier les cases de QCM
Composition avec du matériel spécifique
Casque antibruit, minuteur Time Timer, médicaments
Composition avec du matériel spécifique
Composition avec une calculatrice en fonction des épreuves où elle est autorisée
Temps majoré pour les épreuves orales
33% préparation, présentation et réponse aux questions


4. M. C... demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative d’enjoindre au président de l’université Paris Cité de l’autoriser à utiliser un ordinateur et une calculatrice pour l’ensemble des épreuves de l’année universitaire 2025-2026 et subsidiairement, de réexaminer sa demande d’aménagement d’épreuves. Pour justifier de la condition d’urgence particulière, le requérant se prévaut des dates des épreuves du concours d’accès PASS, qui se tiendront les mardi 16 et mercredi 19 décembre 2025 et de la particularité de son handicap provoqué par une dyspraxie visuospatiale et une dysgraphie. Toutefois, alors que l’intéressé, qui se présente pour la première fois aux épreuves du concours, bénéficie d’un aménagement d’épreuves dans les conditions décrites ci-dessus, les certificats médicaux et les bilans qu’il produit, anciens pour certains, et peu circonstanciés pour les plus récents, ne suffisent pas, en l’état de l’instruction, à démontrer que les conditions d’examen dont il bénéficie ne seraient pas suffisantes. Par suite, l’urgence particulière à prescrire des mesures visant à sauvegarder une liberté fondamentale dans un délai de 48 heures n’est pas établie. De plus, pour les mêmes motifs, la requête doit être regardée comme manifestement mal fondée.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée, en toutes ses conclusions.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....


Fait à Paris, le 9 décembre 2025.


La juge des référés,

Signé

M. B...

La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions