LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2535662

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2535662

mercredi 17 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2535662
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantLEVY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant népalais, afin d’obtenir une convocation pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a relevé que l’intéressé, dont le visa long séjour avait expiré, se trouvait en situation irrégulière en raison de clôtures abusives de ses demandes sur la plateforme de l’Anef. Il a estimé que la mesure sollicitée était urgente et utile, et ne faisait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative. En conséquence, il a enjoint au préfet de police de Paris de convoquer M. A... sous quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande et de se voir délivrer un récépissé, sans astreinte, et a condamné l’État à lui verser 500 euros au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 et le 16 décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Levy, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet de police de Paris de le convoquer en vue de l’enregistrement de sa demande de titre de séjour dans un délai de 15 jours suivant la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la mesure sollicitée est urgente compte tenu de l’expiration depuis le 9 janvier 2025 de son visa long séjour D portant la mention « la mention « salarié – P1 VLS TS » ;
- elle est utile ;
- elle ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.


Dans un mémoire en défense, enregistré le 16 décembre 2025, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que l’urgence n’est pas suffisamment justifiée et que la satisfaction de la demande ferait obstacle à deux décisions de clôture successives, en méconnaissance de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Pertuy, président de section, pour statuer en qualité de juge des référés.


Considérant ce qui suit :

1. M. A..., ressortissant népalais né le 25 juillet 1987, s’est vu délivrer un visa long séjour D portant la mention « salarié – P1 VLS TS », valable du 10 janvier 2024 au 9 janvier 2025. Il a déposé, le 15 novembre 2024, sur le site de l’Administration nationale pour les étrangers en France (Anef) une première demande de renouvellement, clôturée le 6 décembre 2024, au motif que le formulaire n’était pas approprié à sa demande. Le 3 mai 2025, M. A... a déposé une nouvelle demande de renouvellement de son titre sur le site de l’Anef, demande à nouveau clôturée le 15 juillet 2025 au motif que le formulaire n’était pas approprié à sa demande. Convoqué en rendez-vous le 25 septembre 2025, M. A... s’est vu indiquer que sa demande devait être déposée, non sur le site de l’Anef, mais sur le site de la préfecture, mais que ce dernier dépôt était désormais impossible dès lors que son titre de séjour était expiré depuis plus de six mois. Par la présente requête, M. A... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de police de Paris de le convoquer en vue de l’enregistrement de sa demande de titre de séjour dans un délai de 15 jours.

2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ».

3. Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable.


4. En l’espèce, il est constant que M. A... résidait régulièrement en France sous couvert d’un titre de séjour en cours de validité à la date de ses premières démarches en vue du dépôt de sa demande de renouvellement de titre. En l’absence de délivrance à l’intéressé d’un récépissé de demande de renouvellement de séjour et alors que l’expiration de son titre de séjour sans délivrance de récépissé le maintien en situation irrégulière depuis le 9 janvier 2025, sa demande tendant à obtenir d’enjoindre au préfet de police de Paris de le convoquer en vue de l’enregistrement de sa demande de titre de séjour dans un délai de 15 jours, qui ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative dès lors que les deux décisions de clôtures ne s’opposent pas à la reprise de la procédure de renouvellement, présente un caractère urgent et utile.

5. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu d’enjoindre au préfet de police de Paris de convoquer M. A... en vue de l’enregistrement de sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, afin qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et se voir délivrer, à cette occasion et sous réserve de la complétude de son dossier, un récépissé. Il n’y a pas lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative en mettant à la charge de l’Etat, partie perdante dans la présente instance, la somme de 500 euros au profit de M. A... au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est enjoint au préfet de police de Paris, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, de donner à M. A... une date de convocation en préfecture afin de lui permettre de déposer sa demande et de se voir délivrer, à cette occasion, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, sous réserve de la complétude de son dossier.

Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de police de Paris.

Fait à Paris, le 17 décembre 2025.


La juge des référés,

Signé

I. PERTUY


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions