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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2536271

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2536271

jeudi 22 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2536271
TypeOrdonnance
RecoursExécution d'un jugement
Avocat requérantBOUDJELTI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme B... d'une demande d'exécution d'une ordonnance du juge des référés du 18 décembre 2024, qui lui avait accordé un titre de séjour et condamné l'État à lui verser 1 200 euros. Le préfet de police a justifié avoir délivré le titre de séjour pluriannuel le 15 juillet 2025 et versé la somme due. Constatant que les obligations de l'ordonnance étaient entièrement exécutées, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'exécution, en application des articles L. 911-4 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une lettre, enregistrée le 24 janvier 2025, Mme A... B..., représentée par Me Boudjelti, a saisi le tribunal administratif de Paris d’une demande tendant à obtenir l’exécution de l’ordonnance n° 2432401/1 rendue le 18 décembre 2024 par le juge des référés de cette juridiction.

Par une ordonnance du 12 décembre 2025, la vice-présidente du tribunal a décidé l’ouverture d’une procédure juridictionnelle, en application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 décembre 2025, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la demande d’exécution, dès lors que la requérante s’est vu délivrer, le 15 juillet 2025, une carte de séjour pluriannuelle valable du 22 mai 2025 au 21 mai 2027 et que la somme de 1 200 euros mise à la charge de l’Etat en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative lui a été versée.

Vu :
- l’ordonnance n° 2432401/1 du 18 décembre 2024 de la juge des référés du tribunal administratif de Paris ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative.







Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance, (...) 3 Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ».

2. Aux termes de l’article L. 911-4 du même code : « En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. (…) ».

3. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à la demande de Mme B..., le préfet de police, par décision du 15 juillet 2025, a délivré le titre de séjour demandé par la requérante. En outre, le préfet a engagé une somme de 1 200 euros correspondant à la somme mise à la charge de l’Etat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, conformément à ce qu’a jugé le juge des référés par son ordonnance n° 2432401/1 du 18 décembre 2024 dont l’exécution est sollicitée. Il s’ensuit que la demande d’exécution de cette ordonnance a perdu son objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer.



O R D O N N E :


Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d’exécution présentée par Mme B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... et au préfet de police de Paris.


Fait à Paris, le 22 janvier 2026.



La vice-présidente de la 1ère section,


Signé

M.-O. Le Roux



La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


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