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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2536378

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2536378

vendredi 3 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2536378
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris rejette une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la délivrance d’une carte professionnelle d’agent de sécurité. La juridiction constate que le requérant n’a pas joint l’acte attaqué à sa demande, malgré une mise en demeure de régularisation. Elle prononce l’irrecevabilité manifeste de la requête en application des articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 16 décembre 2025, M. C... B... A... demande au tribunal de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ».

Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. (…) ». Aux termes de l’article R. 412-1 dudit code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ».

La décision attaquée n’est pas jointe à la requête. Par suite, le greffe a invité le requérant, par un courrier recommandé en date du 19 décembre 2025, réceptionné le 26 décembre suivant, à régulariser sa requête sur le fondement de l’article R. 412-1 du code de justice administrative en l’informant des conséquences d’une carence éventuelle, dans un délai de quinze jours. Toutefois, à ce jour, aucune régularisation n’est parvenue au greffe. Dès lors, la requête est manifestement irrecevable et ne peut qu’être rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B... A....


Fait à Paris, le 3 avril 2026.


La présidente de formation de jugement,





K. Weidenfeld


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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