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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2537097

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2537097

jeudi 12 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2537097
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé le recours **manifestement irrecevable pour tardiveté**, la requête ayant été enregistrée un an après la notification de l'arrêté, bien au-delà du délai contentieux de 30 jours prévu par les articles L. 614-4 du CESEDA et R. 776-2 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Legrand, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 18 décembre 2024 par laquelle le préfet de police de Paris l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de Paris de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié », ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jours de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 janvier 2026, le préfet de police de Paris, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête d’une part, pour tardiveté, et d’autre part, au motif que les moyens de la requête ne sont pas fondés.



Vu :
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ; » ;

2. Aux termes de l’article R. 776-2 du code de justice administrative :
« I. - Conformément aux dispositions de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification d'une obligation de quitter le territoire français avec délai de départ volontaire, prise en application de l'article L. 251-1 ou des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 du même code, fait courir un délai de trente jours pour contester cette obligation ainsi que les décisions relatives au séjour, au délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément (…) ».

3. Aux termes de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu’il se trouve dans les cas suivants : /…/ 3° L’étranger s’est vu refuser la délivrance d’un titre de séjour (…) ». Aux termes de l’article L. 614-4 du même code : « Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l’article L. 611-1 est assortie d’un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. (…) ».

4. Il ressort des pièces du dossier que l’arrêté contesté, qui mentionne les délais et voies de recours, a été notifié à M. A... par un courrier recommandé avec accusé de réception le 22 décembre 2024. La requête n’a été enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris que le 22 décembre 2025 soit postérieurement à l’expiration du délai de recours contentieux de 30 jours. Par suite, la requête est manifestement tardive et doit, pour ce motif, être rejetée en toutes ses conclusions en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.





O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.








Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de police de Paris.


Fait à Paris, le 12 mars 2026.




La vice-présidente de la 1ère section


Signé

M.-O. Le Roux



La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

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