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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2537624

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2537624

mardi 24 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2537624
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir formée contre le refus d'autoriser un changement de nom. La juridiction constate que l'objet du litige a disparu, un décret ayant finalement autorisé le changement de nom avant l'enregistrement de la requête. La demande est donc jugée irrecevable, appliquant l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif aux requêtes dépourvues d'objet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2025, M. B... C... et Mme D... C... demandent au tribunal d’annuler la décision du 3 décembre 2025 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a rejeté leur demande tendant à ce que leur fille, Mme A... F..., soit autorisée à changer son nom en « C... ».

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2026, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.

Il soutient que le dossier de M. et Mme C... a été réexaminé et que leur fille a été autorisée à changer de nom en « C... », par décret portant changement de noms du 4 août 2025, publié au Journal officiel du 6 août 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1.
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ».

2.
Il ressort des pièces du dossier que par un décret du 4 août 2025, publié au Journal officiel de la République française du 6 août 2025, le premier ministre a autorisé Mme A... E... à changer son nom en « C... ». Cette décision est devenue définitive. Par suite, à la date à laquelle elle a été enregistrée, la requête de M. et Mme C... était dépourvue d’objet. Elle est, par suite, irrecevable. Dans ces conditions, la requête de M. et Mme C... doit être rejetée.
O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. et Mme C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C..., premier dénommé, pour l’ensemble des requérants, et au garde des sceaux, ministre de la justice.


Fait à Paris, le 24 février 2026.


La vice-présidente de la 4ème section,

Signé

A. Stoltz-Valette


La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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