Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus d'enregistrement d'une demande de conciliation par le tribunal judiciaire. Le juge administratif s'est déclaré incompétent, estimant que cet acte est inséparable de la conduite d'une procédure judiciaire, laquelle relève exclusivement du juge judiciaire. Il a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable pour incompétence.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 janvier 2026, M. B... A... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle le secrétariat du service d’accueil unique du justiciable du tribunal judiciaire de Paris a refusé d’enregistrer sa demande de conciliation ;
2°) d’enjoindre au secrétariat du service d’accueil unique du justiciable du tribunal judiciaire de Paris d’enregistrer sa demande.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 2º Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (…) ».
2. Il n’appartient qu’au juge judiciaire de connaître des actes relatifs à la conduite d’une procédure judiciaire ou qui en sont inséparables. La décision par laquelle le secrétariat du service d’accueil unique du justiciable du tribunal judiciaire de Paris refuse d’enregistrer une demande de conciliation ne saurait être regardée comme détachable de la conduite de la procédure judiciaire et relever de la compétence de la juridiction administrative. Dès lors, la requête de M. A... doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B... A....
Fait à Paris, le 13 février 2026.
La présidente de la 4ème section,
signé
N. Amat
La République mande et ordonne au garde des Sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.