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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2602781

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2602781

jeudi 29 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2602781
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGUILLIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., agent pénitentiaire affecté au centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne), qui demandait le rétablissement de ses droits aux congés bonifiés. Le juge des référés constate son incompétence territoriale au profit du tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence, sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 janvier 2026, M. B... A..., représenté par Me Guillier, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au ministre de la Justice, ou toute autorité compétente, de le rétablir dans ses droits et de lui permettre de bénéficier, à lui ainsi qu’à ses enfants, des congés bonifiés prévus à compter du 31 janvier 2026 sous astreinte de 150 € par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code pénitentiaire ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Rohmer pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». Aux termes de l’article R. 522-8-1 du même code : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d’ordonnance ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 312-12 du même code : « Tous les litiges d'ordre individuel, y compris notamment ceux relatifs aux questions pécuniaires, intéressant les fonctionnaires ou agents de l'Etat et des autres personnes ou collectivités publiques, ainsi que les agents ou employés de la Banque de France, relèvent du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu d'affectation du fonctionnaire ou agent que la décision attaquée concerne ». Aux termes de l’article R. 221-3 de ce code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit / (…) : Melun : (…) Val-de-Marne ».

M. A... demande d’enjoindre au ministre de la Justice, ou toute autorité compétente, de le rétablir dans ses droits et de lui permettre de bénéficier des congés bonifiés. M. A... étant affecté au centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne), c’est le tribunal administratif de Melun qui est territorialement compétent, en vertu de l’article R. 221-3 du code de justice administrative.

Il y a lieu, par conséquent, de rejeter la requête comme portée devant un tribunal incompétent pour en connaître par application des dispositions de l’article R. 522-8-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Paris, le 29 janvier 2026.


Le juge des référés,

Signé

B. ROHMER


La République mande et ordonne au ministre de la justice, garde des sceaux, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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