LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2602811

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2602811

jeudi 5 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2602811
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de décisions refusant une bourse scolaire à l'AEFE. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié du caractère d'urgence, notamment en ne démontrant pas la précarité financière actuelle ni le risque immédiat de déscolarisation de ses enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge n'ayant pas eu à examiner le doute sérieux sur la légalité faute d'urgence établie.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2026, M. D... B... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution des décisions du 11 juillet 2025 par lesquelles la directrice de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) a refusé d’accorder une bourse scolaire au bénéfice de ses enfants C... et A... B... au titre de l’année scolaire 2025/2026, ensemble les décisions en date du 31 décembre 2025 portant rejet de ses recours gracieux.

Il soutient que :

- la condition d’urgence est satisfaite dès lors la décision litigieuse la place dans l’impossibilité de s’acquitter des frais de scolarité de ses deux enfants ; ses enfants risquent d’être exclus et déscolarisés ; il se trouve dans une situation financière délicate ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors qu’elle est insuffisamment motivée ; qu’il n’a pas été tenu compte d’éléments nouveaux portés à la connaissance de l’administration ; l’estimation de la valeur du bien immobilier déclaré est entachée d’erreur d’appréciation.



Vu :
- la requête enregistrée le 15 janvier 2026 sous le n° 2601305 par laquelle M. D... B... demande l’annulation des décisions attaquées ;
- les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme Le Roux, vice-présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». l’article R. 522-1 de ce code prévoit que : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire ». Enfin, aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 dudit code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ».

2. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d’une demande de suspension d’une décision refusant la délivrance d’un titre de séjour, d’apprécier et de motiver l’urgence compte tenu de l’incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l’intéressé. Il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d’une mesure provisoire dans l’attente d’une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.

3. D’une part, M. B... ne produit aucune pièce établissant la précarité de sa situation financière actuelle, se bornant à indiquer qu’il est sans emploi depuis septembre 2022 et que les ressources du foyer sont très limitées, sans plus de précision. D’autre part, si le requérant et l’administration ne s’accordent pas sur la valeur d’un bien immobilier à prendre en compte pour déterminer le niveau des ressources du foyer de l’intéressé, les documents produits, en langue arabe, ne permettent pas au juge des référés de déterminer la valeur de ce bien. Enfin, le requérant n’apporte aucun élément sur le risque de déscolarisation de ses enfants. Dans ces conditions, l’urgence n’étant pas établie, la requête, doit être rejetée sur le fondement des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions, sans qu’il soit besoin d’examiner si les moyens invoqués sont propres à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête en référé de M. B... est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B....


Fait à Paris, le 5 février 2026.


Le juge des référés,

Signé

M.-O. LE ROUX

La République mande et ordonne au ministre de l'Europe et des affaires étrangères en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA95Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745

01/07/2026

TA83Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258

01/07/2026

← Retour aux décisions