LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2603716

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2603716

mardi 3 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2603716
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8e Section - MESD
Avocat requérantGALINDO SOTO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas les justificatifs nécessaires pour étayer ses allégations sur sa situation personnelle et son état de santé, et a relevé qu'il avait fait l'objet de condamnations liées à des stupéfiants. La demande de désignation d'un avocat au titre de l'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, cette compétence relevant du bureau d'aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Galindo Sotto, demande au tribunal :

1°) de désigner Me Galindo Sotto provisoirement au titre de l’aide juridictionnelle ;

2°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 2 février 2026 par lequel le préfet de police a augmenté de un an la mesure d’interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de 1 an déjà prise à son encontre le 24 août 2024 ;

3°) d’enjoindre au préfet de police à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire d’un an portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, plus généralement de l’admettre au séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en vue de démarches auprès de l’autorité administrative compétente, dans le délai de deux jours et de réexaminer sa situation administrative dans le délai d’un mois ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative au profit de son conseil sous réserve pour celui-ci de renoncer à percevoir la part contributive de l’Etat à la mission d’aide juridictionnelle qui lui a été confiée en application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :
le préfet a commis une erreur manifeste dans l’appréciation des conséquences de son arrêté sur sa situation personnelle ;


Par un mémoire en défense, enregistré le 13 février 2026, le préfet de police, représenté par Me Tomasi conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens présentés par M. A... ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code des relations entre le public et l'administration ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 modifié ;
le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Béal, en application des articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique :
le rapport de M. Béal.

L’instruction a été close à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

Par arrêté du 2 février 2026, le préfet de police a augmenté d’un an la mesure d’interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de 1 an déjà prise à son encontre le 24 août 2024. M. A... demande au tribunal d’annuler cet arrêté.


Sur les conclusions tendant à désigner Me Galindo Soto au titre de l'aide juridictionnelle provisoire :

Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d’aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ». Il n’appartient qu’au seul bureau d’aide juridictionnelle de nommer un avocat au titre de cette aide. Par suite, les conclusions susvisées de la requête doivent être rejetées.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

A l’appui de sa requête, le conseil du requérant se borne à soutenir que le préfet a commis une erreur de droit et une erreur manifeste (sic) dans l’appréciation des conséquences de son arrêté sur sa situation personnelle d’une part par ce que son état de santé est défaillant eu égard à son état actuel de vulnérabilité lié à une maladie psychiatrique et par ce qu’il réside en France depuis janvier 2021 et, d’autre part, par ce qu’il ne constitue pas une menace pour l’ordre public. Toutefois, ni le requérant ni son conseil n’apportent de justificatifs relatifs à une telle durée de séjour ou à l’état de santé permettant au juge de l’excès de pouvoir d’apprécier le bien-fondé de telles allégations. D’autre part, il n’est pas contesté que le requérant a fait l’objet le 24 août 2024 d’une obligation de quitter le territoire suivie le 9 décembre 2024 d’une première interdiction de retour sur le territoire d’une durée d’un an et que son comportement a été signalé le 1er février 2026 pour usage illicite de stupéfiants, ainsi que de transport, détention et acquisition de produits stupéfiants. Par suite, ce seul moyen de la requête doit être écarté en ses deux branches.

Il résulte de l’ensemble de ce qui précède que M. A... n’est pas fondé à demander l’annulation de l’arrêté susvisé du préfet de police du 2 février 2026. Par voie de conséquence, les conclusions présentées par son conseil sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être également rejetées.


D E C I D E

Article 1er : La demande de désignation Me Galindo Soto au titre de l’aide juridictionnelle est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au préfet de police.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mars 2026.


Le magistrat désigné,

Signé

A. Béal



La greffière

Signé

O. Perazzone









La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions