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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2603795

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2603795

jeudi 12 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2603795
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantKEUFAK TAMEZE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d’assignation à résidence, a statué par ordonnance. Il a constaté que le requérant était assigné à résidence à Perpignan (Pyrénées-Orientales). En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article R. 221-3 du même code, le tribunal a déclaré incompétent et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Montpellier, juridiction territorialement compétente.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Keufak Tameze, demande au tribunal :

de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

d’annuler l’arrêté du 29 janvier 2026 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois et a prononcé son assignation à résidence pour une durée d’un an renouvelable deux fois ;

d’enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales ou au préfet territorialement compétent de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » ou « salarié » sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir, ou à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous la même astreinte ;

de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 000 euros à verser à son conseil sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ledit conseil renonce à la part contributive de l’Etat.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsque le président d'un tribunal administratif (…) est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'un autre tribunal administratif, il lui transmet le dossier sans délai et par tous moyens, dans les formes prévues au premier alinéa de l'article R. 351-6 du code de justice administrative ».

Aux termes de l’article R. 922-4 du même code : « Lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, placé ou maintenu en rétention administrative ou détenu au moment de l'introduction de sa requête, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel est situé le lieu d'assignation, de rétention ou de détention (…) ». Aux termes de l’article R. 221-3 du même code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : (…) Montpellier : Aude, Hérault, Pyrénées-Orientales ; (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que M. A... est assigné à résidence à Perpignan dans le département des Pyrénées-Orientales. Dès lors, la requête ne relève pas de la compétence du tribunal administratif de Paris mais de celle du tribunal administratif de Montpellier. Il y a lieu, en conséquence, de la transmettre à cette juridiction, par application des dispositions précitées.


O R D O N N E :


Article 1er : Le dossier de la requête de M. A... est transmis au tribunal administratif de Montpellier.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Keufak Tameze et à la présidente du tribunal administratif de Montpellier.

Fait à Paris, le 12 février 2026.

La présidente du tribunal,



C. Ledamoisel


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