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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2604727

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2604727

mercredi 25 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2604727
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête d'un agent pénitentiaire demandant la suspension de son interdiction d'accès à son établissement. Le juge décline sa compétence territoriale, estimant que le litige relève du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en raison du lieu d'affectation du requérant dans les Hauts-de-Seine. La décision s'appuie sur les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative pour déterminer la compétence, et l'article R. 522-8-1 du même code pour rejeter les conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrée le 15 février 2026, M. B... A... demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre l’exécution de la décision du 14 janvier 2026 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris lui a interdit de se présenter dans son établissement d’affectation, et d’ordonner sa réintégration provisoire dans ses fonctions.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Rohmer pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

En vertu de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes de l’article R. 522-8-1 du code précité : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d’ordonnance ».

Aux termes de l’article R. 312-12 du code de justice administrative : « Tous les litiges d'ordre individuel, y compris notamment ceux relatifs aux questions pécuniaires, intéressant les fonctionnaires ou agents de l'Etat et des autres personnes ou collectivités publiques, ainsi que les agents ou employés de la Banque de France, relèvent du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu d'affectation du fonctionnaire ou agent que la décision attaquée concerne. (…) ». L’article R. 221-3 du même code prévoit que : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : (…) Cergy-Pontoise : Hauts-de-Seine, Val-d'Oise ; (…) ».

La requête de M. A..., agent public au sein de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Paris, tend à ce que le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, suspende l’exécution de de la décision du 14 janvier 2026 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris lui a interdit de se présenter dans son établissement d’affectation.

Toutefois, il résulte de l’instruction que M. A... est affecté en qualité de surveillant stagiaire au centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine, dans le département du même nom. Dès lors, en application des dispositions citées au point 2 du code de justice administrative, la requête susvisée ne relève pas de la compétence du tribunal administratif de Paris mais de celle du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par suite, les conclusions susvisées de la requête de M. A... doivent être rejetées, en application des dispositions de l’article R. 522-8-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Paris, le 25 mars 2026.


Le juge des référés,




B. Rohmer


La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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