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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2605493

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2605493

mercredi 1 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2605493
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme D... comme manifestement irrecevable. La requérante, résidant en Arménie, n'a pas respecté l'obligation d'élire domicile sur un territoire de l'UE, de l'EEE ou en Suisse, malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction applique les articles R. 431-8 et R. 222-1 4° du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité de fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 février 2026, Mme B... D... M. C... A... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l’intérieur a rejeté sa demande d’effacement du fichier du Système d’information Schengen ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui communiquer, dans le délai de trente jours, l’ensemble des données la concernant enregistrées dans ledit fichier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

Aux termes de l’article R. 431-8 du code de justice administrative : « Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat (…) qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l'un de ces territoires. ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) La demande de régularisation mentionne qu’à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7. ».

Mme D..., qui réside en Arménie, n’a pas élu domicile sur un des territoires et espaces énumérés à l’article R. 431-8 du code de justice administrative. Le greffe du tribunal a invité la requérante à régulariser sa requête sur ce point par une lettre en date du 20 février 2026, notifiée le même jour via l’application Télérecours citoyens, dans le délai de quinze jours et en l’informant des conséquences de son éventuelle carence. A la date de la présente ordonnance, qui intervient postérieurement à l’expiration du délai imparti, Mme D... n’a pas procédé à la régularisation demandée. Par suite, sa requête, manifestement irrecevable, ne peut qu’être rejetée en application des dispositions de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête susvisée est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... D....


Fait à Paris, le 1er avril 2026.


Le président de formation de jugement,





J-P. Ladreyt


La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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