LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2606835

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2606835

vendredi 6 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2606835
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé de la fermeture administrative de l'hôtel de Chabrol Opéra. La société requérante n'a pas démontré que la fermeture de vingt-cinq jours créait une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate pour justifier la suspension, notamment en raison de l'absence d'éléments probants sur sa situation financière globale. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 et 5 mars 2026, la société Beth Malone demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de l’arrêté du 25 février 2026 par lequel le préfet de police a ordonné la fermeture administrative de son établissement « Hôtel de Chabrol Opéra » situé 46 rue Chabrol à Paris pour une durée de vingt-cinq jours à compter du 3 mars 2026 ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que la fermeture de l’établissement entraîne la cessation totale d’activité, la perte immédiate et significative de chiffre d’affaires, le maintien des charges fixes (loyer, salaires, fournisseurs), une atteinte grave à la réputation commerciale de l’établissement, un risque sérieux de rupture des engagements contractuels en cours et un risque grave pour la pérennité de l’entreprise ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée dès lors qu’elle a été irrégulièrement notifiée, elle méconnaît les droits de la défense et le principe du contradictoire, qu’elle méconnaît la présomption de non-salariat en l’absence de lien de subordination, elle est entachée d’une erreur de qualification juridique de fait du gérant, elle est entachée d’une erreur d’appréciation du travail dissimulé et elle est disproportionnée.

Vu :
- la requête enregistrée sous le n° 2606834 par laquelle la société requérante demande l’annulation de la décision contestée ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative

La présidente du tribunal a désigné Mme Le Roux, vice-présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. A la suite de contrôles effectués les 27 mars, 8 avril et 17 juin 2025 au sein de l’hôtel de Chabrol Opéra, situé 46 rue Chabrol à Paris, exploité par la société Beth Malone, les services de la direction régionale et interdépartementale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités ont constaté trois personnes en situation de travail illégal. Par un arrêté du 11 février 2026, modifié par un arrêté du 25 février 2026, le préfet de police a ordonné la fermeture administrative de cet établissement pour une durée de vingt-cinq jours à compter du 3 mars 2026. Par la présente requête, la société Beth Malone demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de cet arrêté.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 de ce code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence (…), le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».

3. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement, compte tenu des éléments fournis par le requérant, si les effets de l’acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue.

4. Pour justifier de l’urgence à suspendre l’exécution de l’arrêté litigieux, la société Beth Malone soutient que la fermeture de son établissement pour une durée de vingt-cinq jours entrainerait une cessation totale d’activité qui causerait une perte immédiate et significative de chiffre d’affaires, malgré des charges fixes, ce qui causerait un risque grave pour la pérennité de l’entreprise. A l’appui de ses allégations, la société requérante produit une attestation de son gérant intitulée « analyse de perte financière » indiquant une perte prévisionnelle de chiffre d’affaires de 119 940 euros consécutive à la fermeture, ainsi qu’un tableau de chiffre d’affaires prévisionnel pour le mois de mars. Toutefois, ces pièces ne permettent pas de cerner la situation financière globale de la société et le niveau de sa trésorerie. Ainsi, la société Beth Malone n’établit pas qu’elle ne pourrait pas maintenir l’exploitation de son activité postérieurement à la fermeture administrative. Si la société soutient que la fermeture risque d’entraîner la rupture de ses engagements contractuels, elle ne précise pas la nature de ceux-ci et n’apporte aucun élément pour l’établir. Enfin, si la société requérante soutient que l’exécution de la décision porterait une atteinte grave à la réputation commerciale de l’établissement, elle n’apporte aucun élément de nature à en justifier et cette allégation paraît peu sérieuse compte tenu de la durée limitée de la fermeture. Par suite, la condition d’urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée, en l’espèce, comme remplie.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de la société Beth Malone doit être rejetée en toutes ses conclusions en application des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la société Beth Malone est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Beth Malone.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 6 mars 2026.


La juge des référés,



M.-O. Le Roux


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions