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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2607048

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2607048

vendredi 6 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2607048
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMALTERRE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d’un arrêté préfectoral fixant le pays de reconduite d’un étranger. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle n’est pas accompagnée de la copie de la requête en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur l’article L. 522-3 du même code, permettant le rejet sans examen au fond lorsque l’irrecevabilité est manifeste.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 mars 2026, M. A... B... demande au juge des référés :

1°) de suspendre l’exécution de l’arrêté du 20 février 2026 par lequel le préfet de police de Paris a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Le Roux, vice-présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». Enfin, aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 de ce code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ».

2. M. B... présente des conclusions aux fins de suspension de l’exécution de l’arrêté du 20 février 2026 par lequel le préfet de police a fixé son pays à destination duquel il sera reconduit. Selon le second alinéa de l’article R. 522-1 du code de justice administrative, la requête séparée tendant à la suspension d’une décision administrative doit être accompagnée d’une copie de la requête à fin d’annulation. Contrairement à ces dispositions, la présente requête de M. B... n’est pas accompagnée d’une copie de la requête en annulation. La requête en référé suspension de M. B... est donc manifestement irrecevable. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête en toutes ses conclusions.


O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Paris, le 6 mars 2026.

La juge des référés,

signé

M.-O. LE ROUX


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui la concerne, ou à tous commissaire de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droits commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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