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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2607335

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2607335

mardi 24 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2607335
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande d’une candidate visant à participer par visioconférence à l’épreuve orale du concours externe de contrôleur des finances publiques 2026. La juge des référés estime que la mesure sollicitée n’a pas le caractère provisoire ou conservatoire requis et ferait obstacle à la décision administrative de refus, rendant la requête manifestement irrecevable. La décision est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 mars 2026, Mme A... B... demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à l’administration de lui permettre de participer à l’épreuve orale du concours externe de contrôleur des finances publiques 2026 par visioconférence.

Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie, l’épreuve étant prévue le 16 mars 2026 ;
- la mesure demandée est utile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Perrin pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 dudit code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire ». En vertu de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

2. Si le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, peut prescrire en cas d’urgence, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures autres que celles régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code, notamment sous forme d’injonctions adressées tant à des personnes privées que, le cas échéant, à l’administration, c’est à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l’article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.

3. Il résulte de l’instruction que la mesure demandée par la requérante consistant à pouvoir participer à l’épreuve orale du concours externe de contrôleur des finances publiques 2026, qui s’est déroulée le 16 mars 2026, par visioconférence, n’a pas le caractère de mesure provisoire ou conservatoire et fait obstacle à la décision du 9 mars 2026 par laquelle le service attractivité et accueil des candidats au concours externe de contrôleur des finances publiques 2026 a refusé de prendre en compte la demande de Mme B... du 7 mars 2026 de participer à l’épreuve orale par visioconférence, demande réceptionnée hors délai. Par suite, la demande en référé présentée par la requérante est manifestement irrecevable et il y a lieu de la rejeter sur le fondement de l’article L. 522-3 de ce même code.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Paris, le 24 mars 2026.

La juge des référés,





A. Perrin

La République mande et ordonne au ministre de l’économie et des finances en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




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