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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2609448

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2609448

vendredi 3 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2609448
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande de référé-liberté visant à enjoindre au préfet de Val-de-Marne de débloquer un dossier sur la plateforme ANEF pour permettre le dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est rejetée pour incompétence territoriale, le litige relevant du tribunal administratif de Melun en raison du lieu de résidence de la requérante (Maisons-Alfort, Val-de-Marne). **Textes appliqués** : Articles L. 521-3, R. 312-8, R. 221-3 et R. 522-8-1 du code de justice administrative (compétence territoriale et rejet par ordonnance en cas d'incompétence).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mars 2026, Mme C... A... B... demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de Val-de-Marne de procéder au déblocage immédiat de son dossier sur la plateforme de l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) et de lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour dans les meilleurs délais.

Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme D... pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1.
D’une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. » Aux termes de l’article R. 522-8-1 du même code : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d’ordonnance. »


2.
D’autre part, aux termes de l'article R. 312-8 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. / (…) ». Aux termes de l’article R. 221-3 du même code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / (…) / Melun : Val de Marne (…) ».

3.
La requête de Mme A... B..., ressortissante tunisienne née le 22 mars 1993, tend à ce qu’il soit enjoint au préfet de Val-de-Marne de lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Il résulte de l’instruction que l’intéressée réside à Maisons-Alfort, dans le département du Val-de-Marne. En application des dispositions précitées de l’article R. 312-8 du code de justice administrative et de celles de l’article R. 221-3 du même code fixant le ressort des tribunaux administratifs, le présent litige ne relève pas de la compétence du tribunal administratif de Paris mais de celle du tribunal administratif de Melun. Par suite, la requête de Mme A... B... ne peut qu’être rejetée en application des dispositions de l’article R. 522-8-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :



Article 1er : La requête de Mme A... B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... B....


Fait à Paris, le 3 avril 2026.

La juge des référés,

Signé

A. D...

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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