LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2610507

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2610507

mercredi 8 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2610507
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de Mme A... visant à suspendre une procédure médicale administrative et à obtenir diverses mesures conservatoires. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas caractérisé l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en ne démontrant pas de risque concret d'atteinte au secret médical ni une situation de précarité financière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 avril 2026, Mme B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension immédiate de la procédure devant le Conseil médical, et notamment de la séance prévue le 11 mai 2026, et ce jusqu’à régularisation complète des conditions de traitement de ses données médicales ;

2°) de suspendre toute décision susceptible d’être prise sur le fondement de cette procédure ;

3°) d’enjoindre, à titre conservatoire, à l’administration de la rétablir sans délai dans la situation administrative et financière qui était la sienne antérieurement au 9 janvier 2026, notamment au titre du congé pour invalidité temporaire imputable au service ;

4°) d’ordonner l’écartement complet du dossier du rapport d’expertise et de son additif, de dire cette expertise dépourvue de toute valeur probante et d’en interdire toute utilisation, directe ou indirecte ;

5°) d’enjoindre à l’administration de garantir strictement la confidentialité, l’intégrité et la traçabilité des données de santé, en réservant leur accès aux seuls professionnels habilités ;

6°) d’ordonner à l’administration de produire, dans un délai de quarante-huit heures, tout élément précis, circonstancié et vérifiable permettant d’établir les conditions de traitement de ses données médicales ;

7°) d’ordonner, à titre conservatoire, la limitation stricte de l’accès à ses données médicales aux seuls professionnels de santé habilités, jusqu’à régularisation complète des conditions de leur traitement ;

8°) d’ordonner toute mesure utile propre à faire cesser immédiatement l’atteinte grave et manifestement illégale portée au secret médical ;

9°) d’assortir les injonctions prononcées d’une astreinte de 150 euros par jour de retard ;

10°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l’urgence est établie dès lors que l’atteinte portée au secret médical, qui résulte des conditions mêmes de traitement de ses données de santé en l’absence de toute garantie de confidentialité, de traçabilité et d’intégrité, est actuelle et continue ; elle se trouve privée de toute décision relative à sa situation administrative depuis le 9 janvier 2026, entraînant une rupture de sa situation statutaire et financière, situation aggravée par les reports successifs de l’examen de son dossier, prévu à la séance du conseil médical ministériel du 11 mai 2026 ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à ses droits et libertés fondamentales et notamment au secret médical, au principe du contradictoire, à ses droits financiers, à son droit à une situation administrative régulière, à son droit à rémunération et au principe de sécurité juridique.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Sobry pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou mal fondée.

2. Lorsqu’un requérant fonde son action sur la procédure particulière instituée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d’urgence particulière qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par cette disposition soient remplies, qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise à très bref délai.

3. Pour caractériser l’urgence, Mme A..., professeure certifiée qui a bénéficié d’un renouvellement de congé pour invalidité temporaire imputable au service jusqu’au 09 janvier 2026, et dont le dossier médical doit être examinée par la formation plénière du conseil médical ministériel prévue le 11 mai 2026 au rectorat de l’académie de Paris, se prévaut de ce que le traitement de ses données de santé dans le cadre de cette procédure porte atteinte à son secret médical, sans toutefois caractériser de tel risque d’atteinte au secret médical au regard des pièces produites au dossier. Si Mme A... fait encore valoir qu’elle se trouve privée de toute décision relative à sa situation administrative depuis le 9 janvier 2026, entraînant une rupture de sa situation statutaire et financière, la requérante, dont l’examen du dossier en conseil médical ministériel est prévu dans un délai rapproché et qui ne justifie pas d’une quelconque situation de précarité financière, n’établit pas davantage l’urgence de sa situation au regard de cette circonstance. Dans ces conditions, Mme A... ne justifie pas, en l’état de l’instruction, d’une situation d’urgence qui impliquerait qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale soit prise dans un délai de quarante-huit heures.

4. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de Mme A... en toutes ses conclusions.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Paris, le 8 avril 2026.


Le juge des référés,


Signé


F. SOBRY

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509363

Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance rejetant sa demande d’hébergement d’urgence et d’allocation pour demandeur d’asile. Le moyen unique de dénaturation, tiré de l’absence d’urgence particulière, est jugé insuffisant pour permettre l’admission. Cette décision confirme le rejet de la requête en référé-liberté.

09/04/2026

← Retour aux décisions