LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2001096

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2001096

mardi 11 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2001096
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1 ère Chambre
Avocat requérantSAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 mars 2020, Mme A B, représentée par Me Lejeune, demande au tribunal :

1°) de condamner le groupement d'intérêt public (GIP) formation continue et insertion professionnelle (FCIP) de Normandie à lui verser la somme de 560,58 euros correspondant à un solde de rémunération d'enseignant vacataire au titre de l'année 2017/2018 ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

* sa créance de rémunération de 1 668,79 euros est constituée par un volume d'heures de vacation effectuées au titre de l'année 2017-2018 à l'unité de formation par apprentissage (UFA) Le Cesne qui n'est pas remis en cause par le centre de formation d'apprentis Académique (CFAA) de Rouen ; que ce volume d'heures résulte d'un état déclaratif établi en septembre 2018 par l'administration et qu'elle a signé, alors que le décompte ultérieurement élaboré de façon unilatérale par l'administration en octobre 2018 s'est traduit par le versement d'un montant moindre que celui établi par le décompte de septembre 2018 ; que seul le décompte initial valait engagement et ordre de paiement ;

* le prétexte budgétaire ne lui est pas opposable ;

* la réponse faite à sa réclamation est mensongère dès lors que des états individuels ont été élaborés contradictoirement et signés ;

* la réalité des heures dont elle réclame le paiement n'est pas contestée ; qu'eu égard à la nature des tâches correspondant aux heures en litige, celles-ci doivent être qualifiées d'heures supplémentaires et non pas d'heures correspondant à des activités ouvrant droit à l'indemnité de suivi des apprentis (ISA), d'ailleurs déjà attribuée mensuellement et à propos de laquelle il n'y a pas de litige.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 novembre 2020 et le 18 mai 2022 l'institut de la formation professionnelle en région académique (IFPRA) Normandie, représenté par son directeur, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

* le code de l'éducation ;

* la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

* le décret n° 99-703 du 3 août 1999 ;

* le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

* le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

* le rapport de M. Deflinne, premier conseiller ;

* et les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par courrier du 1er octobre 2018, Mme B, professeure contractuelle auprès de l'UFA Le Cesne, a sollicité du CFAA de Rouen qu'il procède au paiement des heures supplémentaires qu'elle estimait avoir effectuées au cours de l'année 2017/2018. Par courrier du 17 octobre 2018, la requérante contestait le décompte des heures prises en considération par le CFAA de Rouen et, par la présente requête, elle demande au tribunal de condamner le GIP au paiement de la somme de 560,58 euros.

2. Aux termes de l'article 1er du décret du 3 août 1999 instituant une indemnité de suivi des apprentis attribuée aux personnels enseignants du second degré : " Une indemnité de suivi des apprentis non soumise à retenue pour pension est allouée aux personnels enseignants du second degré qui accomplissent leur service dans le cadre soit d'une convention portant création d'un centre de formation d'apprentis, soit d'une convention prévue au 1° du quatrième alinéa de l'article L. 115-1 ou au 2° du quatrième alinéa de l'article L. 115-1 ou à l'article L. 116-1-1 du code du travail. " Aux termes de l'article 2 du même texte : " L'attribution de l'indemnité est liée à l'exercice effectif des fonctions y ouvrant droit et en particulier au suivi individuel de l'apprenti, à l'évaluation et à la participation aux réunions des équipes pédagogiques. / Les personnels qui n'exercent ces fonctions que pendant une partie de leurs obligations de service reçoivent une fraction de l'indemnité proportionnelle à la durée d'exercice des fonctions y ouvrant droit. / L'indemnité est versée mensuellement aux intéressés. "

3. Tout d'abord, la rémunération des professeurs contractuels exerçant en UFA est constituée d'un traitement de base prévu contractuellement, d'une ISA qui correspond à une somme forfaitaire payée mensuellement à raison de l'exercice effectif de fonctions y ouvrant droit et, éventuellement, d'heures supplémentaires à raison des heures de travail réalisées en dehors du volume horaire contractuel. À cet égard, l'ISA a vocation à rémunérer l'ensemble des heures supplémentaires effectuées au-delà de la durée du service pour les missions décrites dans la circulaire n° 2000-135 du 1er septembre 2000 relative à la mise en œuvre des dispositions du décret du 3 août 1999 susévoquées. Ensuite, l'ISA est allouée aux personnels enseignants du second degré qui accomplissent leur service dans le cadre, notamment, d'une convention portant création d'un centre de formation d'apprentis. L'attribution de l'ISA est liée à l'exercice effectif des fonctions y ouvrant droit et en particulier au suivi individuel de l'apprenti, à l'évaluation et à la participation aux réunions des équipes pédagogiques. Les personnels qui n'exercent ces fonctions que pendant une partie de leurs obligations de service reçoivent une fraction de l'indemnité proportionnelle à la durée d'exercice des fonctions y ouvrant droit. Le taux annuel de l'ISA, fixé par arrêté, est indexé sur la valeur du point indiciaire de la fonction publique.

4. Il est constant que la requérante a bien été payée, au titre des heures supplémentaires effectuées pour l'année 2017/2018, d'une somme de 1 108,21 euros. Si l'intéressée soutient que 16 heures présentées comme des heures dites périphériques pluri-niveaux ne lui ont pas été payées alors même qu'il s'agit d'heures supplémentaires qui sont effectuées hors des fonctions ouvrant droit à l'ISA, elle n'en justifie pas. À cet égard, la seule circonstance que l'état déclaratif signé par ses soins faisait état de ce décompte d'heures ne saurait lui ouvrir droit à une rémunération dont rien n'indique qu'elle lui aurait été due alors, au contraire, que l'administration fait valoir sans être sérieusement contredite que ce volume horaire de 16 heures correspondait en réalité à des activités déjà rémunérées dans le cadre de l'ISA, de sorte qu'elles ne pouvaient pas être payées au titre des heures supplémentaires et qu'elle s'est ainsi bornée à corriger la nature des activités déclarées dans le cadre de la transmission de l'état déclaratif. D'autre part, l'annulation de 14,40 heures de formation à l'application Power Point ne peut, faute de service fait, donner lieu à rémunération.

5. Par suite, Mme B n'est pas fondée à réclamer le paiement de la somme de 560,58 euros. Par voie de conséquence ses conclusions présentées au titre des frais d'instance doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à l'institut de la formation professionnelle en région académique Normandie et à la rectrice de l'académie de Rouen.

Délibéré après l'audience du 27 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Gaillard, présidente,

M. Deflinne, premier conseiller,

M. Le Vaillant, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2022.

Le rapporteur,

Signé

T. DEFLINNE

La présidente,

Signé

A. GAILLARD

Le greffier,

Signé

N. BOULAY

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N. BOULAY

N°2001096

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions