jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2001220 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | ALQUIER CLAUDIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 mars 2020, M. C B, représenté par Me Alquier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 18 décembre 2019 par laquelle la directrice par intérim du Centre Hospitalier de Verneuil-sur-Avre lui a infligé un blâme, ensemble la décision du 28 janvier 2020 rejetant son recours gracieux dirigé contre cette décision ;
2°) de mettre à la charge de la Communauté des établissements du Sud de l'Eure Verneuil-Breteuil-Rugles une somme de 2 000 euros au titre des frais de l'instance.
M. B soutient que :
- la décision litigieuse a été adoptée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle procède d'une erreur d'appréciation.
La requête a été communiquée au Centre hospitalier de Verneuil-sur-Avre qui n'a pas produit d'observations en dépit d'une mise en demeure en ce sens du 25 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le décret n°91-155 du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Cazcarra, rapporteure publique,
- les observations de Me Paillot, pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Responsable des cuisines de la Communauté d'établissements du Sud de l'Eure, Verneuil-Breteuil-Rugles, en fonction au Centre hospitalier de Verneuil-sur-Avre, M. C B s'est vu infliger un blâme pour des faits de harcèlement envers des agents de la communauté d'établissement, par une décision en date du 18 décembre 2019 de la directrice par intérim du Centre hospitalier de Verneuil-sur-Avre. M. B a formé, le 8 janvier 2020, un recours gracieux contre cette décision qui a été expressément rejeté, le 28 janvier 2020. Par la présente instance, M. B demande à titre principal, l'annulation de la sanction prononcée à son encontre, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Malgré la mise en demeure qui lui a été adressée par le tribunal le 25 novembre 2021, le Centre hospitalier de Verneuil-sur-Avre n'a produit aucune observation de nature à démontrer le bien-fondé de la sanction en litige, et ce, alors que M. B conteste, tant la matérialité des faits qui lui sont reprochés, que la proportionnalité de la sanction qui lui a été infligée. Dans ces conditions, dès lors que le défendeur ne met pas le tribunal à même d'apprécier le bien-fondé de la sanction prononcée, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation, soulevé par le requérant, ne peut qu'être accueilli. Il suit de là, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que la décision du 18 décembre 2019 par laquelle la directrice par intérim du Centre Hospitalier de Verneuil-sur-Avre a infligé un blâme à M. B, doit être annulée, de même que, par voie de conséquence, la décision de rejet du recours gracieux formé par l'intéressé.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire droit aux conclusions formées par M. B et de mettre à la charge du centre hospitalier de Verneuil-sur-Avre une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 18 décembre 2019 et la décision du 28 janvier 2020 sont annulées.
Article 2 : Le centre hospitalier de Verneuil-sur-Avre versera une somme de 1 500 euros à M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la Communauté des établissements du Sud de l'Eure Verneuil-Breteuil-Rugles.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Gaillard, présidente,
M. Bouvet, premier conseiller,
M. Mulot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
Le rapporteur,
C. A
La présidente,
A. GAILLARD
Le greffier,
J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026