jeudi 7 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2003776 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | GAUTHIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 septembre 2020, M. F I, représenté par Me Gauthier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 21 juillet 2020 par laquelle la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes a, d'une part, confirmé les décisions du président de la commission de discipline de la maison d'arrêt d'Evreux du 14 mai 2020, dans les procédures 169 et 170, prononçant à son encontre une sanction de quinze jours de mise en cellule disciplinaire, dont cinq jours en prévention, et une sanction d'avertissement, ainsi que la décision du 19 mai 2020 prononçant une nouvelle sanction d'avertissement dans la procédure 171, et d'autre part, réformé les décisions du 19 mai 2020 du président de la commission de discipline de la maison d'arrêt d'Evreux dans les procédures 177, 178 et 179 en prononçant à son encontre une sanction confondue de vingt jours de mise en cellule disciplinaire ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat, au bénéfice de son conseil, la somme de 2 000 euros, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- les six comptes rendus d'incident du 24 février 2020, 28 mars 2020 (deux comptes rendus), 30 mars 2020 et 10 avril 2020 (deux comptes rendus) ne mentionnent pas l'identité de leur auteur, ce qui ne permet pas de vérifier qu'ils ont été rédigés par un agent pénitentiaire ayant prêté serment, que leur auteur a été témoin des faits, et que leur auteur n'a pas siégé au sein de la commission de discipline ;
- la commission de discipline était irrégulièrement composée en l'absence de second assesseur extérieur à l'établissement ;
- la décision attaquée est entachée d'inexactitude matérielle des faits en ce qui concerne les procédures 169, 170,171, 177, 178 et 179 ;
- l'administration a méconnu les droits de la défense en refusant de consulter la vidéosurveillance et d'interroger les témoins.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juin 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête et fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les conclusions de M. Dujardin, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par deux décisions du 14 mai 2020, le président de la commission de discipline de la maison d'arrêt d'Evreux a prononcé à l'encontre de M. I, détenu, les sanctions de quinze jours de mise en cellule disciplinaire dont cinq jours en prévention (procédure 169) et de l'avertissement (procédure 170). Par trois décisions du 19 mai 2020, le président de la commission de discipline de cet établissement a également prononcé à son encontre une sanction de vingt jours de mise en cellule disciplinaire (procédure 177), de 20 jours de mise en cellule disciplinaire (procédure 178) et de 14 jours de mise en cellule disciplinaire dont 4 jours avec sursis (procédure 179). Sur recours administratif préalable obligatoire formé par M. I, la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes a, par une décision du 21 juillet 2020, confirmé les deux sanctions prises le 14 mai 2020 dans les procédure 169 et 170, et réformé les trois sanctions édictées le 19 mai 2020 en prononçant une seule sanction confondue de 20 jours de mise en cellule disciplinaire pour les trois fautes retenues dans les procédures 177, 178 et 179. M. I demande l'annulation de la décision du 21 juillet 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision du 21 juillet 2020 en tant qu'elle confirme les deux sanctions disciplinaires édictées le 14 mai 2020 dans les procédures 169 et 170 :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 57-7-6 du code de procédure pénale, dans sa rédaction applicable au cas d'espèce : " La commission de discipline comprend, outre le chef d'établissement ou son délégataire, président, deux membres assesseurs. ". L'article R. 57-7-7 du même code dispose : " Les sanctions disciplinaires sont prononcées, en commission, par le président de la commission de discipline. Les membres assesseurs ont voix consultative. ". Aux termes de l'article R. 57-7-13 du même code : " En cas de manquement à la discipline de nature à justifier une sanction disciplinaire, un compte rendu est établi dans les plus brefs délais par l'agent présent lors de l'incident ou informé de ce dernier. L'auteur de ce compte rendu ne peut siéger en commission de discipline. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 57-7-32 du même code : " La personne détenue qui entend contester la sanction prononcée à son encontre par la commission de discipline doit, dans le délai de quinze jours à compter du jour de la notification de la décision, la déférer au directeur interrégional des services pénitentiaires préalablement à tout recours contentieux. Le directeur interrégional dispose d'un délai d'un mois à compter de la réception du recours pour répondre par décision motivée. L'absence de réponse dans ce délai vaut décision de rejet ". Il résulte de ces dispositions qu'un détenu n'est recevable à déférer au juge administratif que la seule décision, expresse ou implicite, du directeur interrégional des services pénitentiaires, qui arrête définitivement la position de l'administration et qui se substitue ainsi à la sanction initiale prononcée à la suite de la réunion de la commission de discipline. En revanche, eu égard aux caractéristiques de la procédure suivie devant la commission de discipline, cette substitution ne saurait faire obstacle à ce que soient invoquées, à l'appui d'un recours dirigé contre la décision du directeur interrégional, les éventuelles irrégularités de la procédure suivie devant la commission de discipline préalablement à la décision initiale.
4. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes des sanctions disciplinaires du 14 mai 2020 dans les procédures 169 et 170, que la commission de discipline était présidée par M. D B, chef d'établissement. Le président de la commission de discipline était accompagné, ainsi que cela ressort du procès-verbal de la commission de discipline de deux assesseurs, soit un assesseur pénitentiaire, M. E, et une assesseure extérieure, Mme G C épouse H, régulièrement nommée par le président du tribunal de grande instance d'Evreux. Il ressort encore des pièces du dossier que le surveillant pénitentiaire qui a siégé lors de la commission le 14 mai 2020, n'était pas le rédacteur des comptes rendus d'incident des 24 février 2020 et 30 mars 2020 ayant donné lieu aux procédures disciplinaires 169 et 170 dès lors que ceux-ci ont été rédigés par M J, lieutenant. Dans ces conditions, la commission de discipline qui a siégé le 14 mai 2020 était régulièrement composée et le moyen doit être écarté en toutes ses branches.
5. En deuxième lieu, la mention relative à la qualité de lieutenant du signataire de ces comptes rendus suffit à s'assurer de sa qualité d'agent de l'administration pénitentiaire, et il n'est pas sérieusement contesté qu'il a prêté serment.
6. En troisième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 4, une assesseure extérieure a participé à la commission de discipline du 14 mai 2020. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article R. 57-7-8 du code de procédure pénale doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 57-7-16 du code de procédure pénale : " I. En cas d'engagement des poursuites disciplinaires, les faits reprochés ainsi que leur qualification juridique sont portés à la connaissance de la personne détenue. () IV. - L'avocat, ou la personne détenue si elle n'est pas assistée d'un avocat, peut également demander à prendre connaissance de tout élément utile à l'exercice des droits de la défense existant, précisément désigné, dont l'administration pénitentiaire dispose dans l'exercice de sa mission et relatif aux faits visés par la procédure disciplinaire, sous réserve que sa consultation ne porte pas atteinte à la sécurité publique ou à celle des personnes. L'autorité compétente répond à la demande d'accès dans un délai maximal de sept jours ou, en tout état de cause, en temps utile pour permettre à la personne de préparer sa défense. Si l'administration pénitentiaire fait droit à la demande, l'élément est versé au dossier de la procédure. / La demande mentionnée à l'alinéa précédent peut porter sur les données de vidéoprotection, à condition que celles-ci n'aient pas été effacées, dans les conditions fixées par un arrêté du ministre de la justice, au moment de son enregistrement. L'administration pénitentiaire accomplit toute diligence raisonnable pour assurer la conservation des données avant leur effacement. / Par dérogation aux dispositions de l'alinéa précédent, l'administration répond à la demande d'accès dans un délai maximal de quarante-huit heures. / Les données de la vidéoprotection visionnées font l'objet d'une transcription dans un rapport versé au dossier de la procédure disciplinaire. ".
8. Il résulte des dispositions précitées que si la procédure a été engagée à partir notamment des enregistrements de vidéoprotection, ceux-ci font partie du dossier de cette procédure, lequel doit être mis à disposition de la personne détenue ou de son avocat. Dans le cas où la procédure n'a pas été engagée à partir de ces enregistrements ou en y faisant appel, il appartient à la personne détenue ou à son avocat, s'ils le jugent utiles aux besoins de la défense et si ces enregistrements existent, de demander à y accéder.
9. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. I a sollicité la communication des données de vidéoprotection avant la tenue de la commission de discipline le 14 mai 2020, alors que les éléments du dossier lui ont été communiqués plus de 24 heures avant la commission. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier notamment du rapport d'enquête en date du 25 février 2020 et du compte-rendu d'incident du 30 mars 2020 que les procédures 169 et 170 n'ont pas été engagées à partir d'enregistrements de vidéoprotection. Aucun des éléments invoqués par M. I lors de l'enquête ne permet d'établir que le visionnage d'éventuelles données de vidéoprotection était nécessaire aux besoins de la défense de M. I. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point 7 doit être écarté.
10. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier notamment du compte-rendu d'incident du 24 février 2020, que le 24 février 2020, M. I a provoqué un tapage à la suite d'un refus d'utilisation de la cabine téléphonique et insulté et menacé en des termes particulièrement violents une surveillante pénitentiaire. Si le requérant a contesté ces faits durant l'enquête, et s'il relève que les détenus des cellules voisines n'ont pas été entendus, il ressort toutefois du rapport d'enquête que l'intéressé s'est borné à indiquer qu'il n'a pas formulé d'insultes tout en précisant qu'il refusait de " dire que la surveillante est une menteuse ". Les faits relatés de manière précise dans le compte-rendu d'incident n'étant pas contestés suffisamment sérieusement, le moyen tiré de l'inexactitude matérielle des faits doit être écarté en ce qui concerne la procédure n°169.
11. En sixième lieu, il ressort du compte-rendu d'incident du 30 mars 2020 que le même jour, M. I a ramassé un objet derrière le grillage de la promenade. Au cours de la séance de la commission de discipline, le requérant a reconnu avoir récupéré une cigarette provenant d'une cellule alors qu'il se trouvait en promenade. Par suite, le moyen tiré de l'inexactitude matérielle des faits doit être écarté en ce qui concerne la procédure n°170.
12. Il résulte de ce qui précède que M. I n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 21 juillet 2020 en tant que celle-ci confirme les décisions du 14 mai 2020 lui infligeant les sanctions de quinze jours de mise en cellule disciplinaire dont cinq jours en prévention et d'avertissement.
En ce qui concerne la légalité de la décision du 21 juillet 2020 en tant qu'elle confirme la sanction d'avertissement prise le 19 mai 2020 dans la procédure 171 et prononce une sanction confondue de vingt jours de mise en cellule disciplinaire dans les procédures 177, 178 et 179 :
13. En vertu de l'article 726 du code de procédure pénale dans sa rédaction applicable en l'espèce, la commission disciplinaire appelée à connaître des fautes commises par les personnes détenues placées en détention provisoire ou exécutant une peine privative de liberté doit comprendre au moins un membre extérieur à l'administration pénitentiaire. Aux termes de l'article R. 57-7-6 du même code, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " La commission de discipline comprend, outre le chef d'établissement ou son délégataire, président, deux membres assesseurs ". Aux termes de l'article R. 57-7-7 du même code : " Les sanctions disciplinaires sont prononcées, en commission, par le président de la commission de discipline. Les membres assesseurs ont voix consultative ". L'article R. 57-7-8 du même code dispose que : " Le président de la commission de discipline désigne les membres assesseurs./ Le premier assesseur est choisi parmi les membres du premier ou du deuxième grade du corps d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'établissement./ Le second assesseur est choisi parmi des personnes extérieures à l'administration pénitentiaire qui manifestent un intérêt pour les questions relatives au fonctionnement des établissements pénitentiaires, habilitées à cette fin par le président du tribunal de grande instance territorialement compétent. La liste de ces personnes est tenue au greffe du tribunal de grande instance ". Enfin, aux termes de l'article R. 57-7-12 du même code : " Il est dressé par le chef d'établissement un tableau de roulement désignant pour une période déterminée les assesseurs extérieurs appelés à siéger à la commission de discipline ".
14. Il résulte de ces dispositions que la présence dans la commission de discipline d'un assesseur choisi parmi des personnes extérieures à l'administration pénitentiaire, alors même qu'il ne dispose que d'une voix consultative, constitue une garantie reconnue au détenu, dont la privation est de nature à vicier la procédure, alors même que la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires, prise sur le recours administratif préalable obligatoire exercé par le détenu, se substitue à celle du président de la commission de discipline.
15. Il appartient à l'administration pénitentiaire de mettre en œuvre tous les moyens à sa disposition pour s'assurer de la présence effective de cet assesseur, en vérifiant notamment en temps utile la disponibilité effective des personnes figurant sur le tableau de roulement prévu à l'article R. 57-7-12. Si, malgré ses diligences, aucun assesseur extérieur n'est en mesure de siéger, la tenue de la commission de discipline doit être reportée à une date ultérieure, à moins qu'un tel report compromette manifestement le bon exercice du pouvoir disciplinaire.
16. Il ressort des pièces du dossier, notamment des termes mêmes de la décision de la directrice interrégionale des services pénitentiaires du 21 juillet 2020, que lors de la réunion de la commission de discipline du 19 mai 2020, l'assesseur extérieur était absent. L'administration fait valoir en défense que l'établissement a régulièrement convoqué l'assesseur extérieur pour la réunion prévue le 19 mai 2020 à 14h00, en saisissant cette personne par courriel du 18 mai 2020 à 16h45, mais que l'assesseur extérieur convoqué a informé l'établissement de son absence par un courriel du 19 mai 2020 à 9h52. Si l'existence de la convocation de l'assesseur extérieur est établie par les pièces du dossier, il n'est nullement démontré, compte tenu de l'intervention tardive de cette unique convocation, que l'administration a mis en œuvre les moyens à sa disposition pour s'assurer en temps utile de la présence effective d'un assesseur extérieur. En outre, le ministre la justice n'allègue ni ne démontre que le report de la commission de discipline prévue le 19 mai 2020 afin de s'assurer de la présence d'un assesseur extérieur aurait manifestement compromis le bon exercice du pouvoir disciplinaire, alors que les faits reprochés à l'intéressé dataient du 28 mars et du 10 avril 2020. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que les décisions de sanctions prises lors de la commission de discipline du 19 mai sont entachées d'un vice de procédure qui l'a privé d'une garantie.
17. En conséquence, M. I est fondé, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, à demander l'annulation de la décision du 21 juillet 2020 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires en tant seulement que cette décision a confirmé la sanction d'avertissement prononcée dans la procédure 171 et en tant qu'elle a prononcé la sanction confondue de 20 jours de mise en cellule disciplinaire après réformation des trois sanctions initialement prononcées par le président de la commission de discipline dans les procédures 177, 178 et 179.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des frais exposés par M. I et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 21 juillet 2020 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes est annulée en tant qu'elle confirme la sanction d'avertissement prononcée à l'encontre de M. I dans la procédure 171 et en tant qu'elle prononce une sanction confondue de 20 jours de mise en cellule disciplinaire dans les procédures 177, 178 et 179.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F I et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 16 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Boyer, présidente,
Mme Galle, première conseillère,
Mme Garona, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 7 juillet 2022.
La rapporteure,
Signé :
C. A
La présidente,
Signé :
C. Boyer
Le greffier,
Signé :
J-L. Michel
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.ah
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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