jeudi 15 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2004058 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | GMR AVOCATS - GRANGE-MARTIN-RAMDENIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 octobre 2020, M. D B, représenté par Me Ramdenie, demande au tribunal :
1°) d'annuler les trois décisions implicites par lesquelles la commune de Vascœuil, d'une part, et la commune d'Elbeuf-sur-Andelle et la communauté de communes Inter-Caux Vexin d'autre part, ont refusé d'abroger, pour la première, le plan local d'urbanisme de Vascœuil, et pour les secondes, la carte communale d'Elbeuf-sur-Andelle ;
2°) d'enjoindre à la commune de Vascœuil d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir, la question de l'abrogation de son plan local d'urbanisme en raison de son illégalité ;
3°) d'enjoindre à la commune d'Elbeuf-sur-Andelle d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir, la question de l'abrogation de sa carte communale en raison de son illégalité ;
4°) d'enjoindre à la communauté de communes Inter-Caux Vexin d'inscrire à l'ordre du jour du conseil communautaire, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir, la question de l'abrogation de sa carte communale en raison de son illégalité ;
5°) de mettre à la charge de la commune de Vascœuil, de la commune d'Elbeuf-sur-Andelle et de la communauté de communes Inter-Caux Vexin la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les décisions contestées méconnaissent le premier alinéa de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que tant le plan local d'urbanisme de la commune de Vascœuil que la carte communale de la commune d'Elbeuf-sur-Andelle sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation en tant qu'elles classent les parcelles dont il est propriétaire, d'une part, en zone naturelle, et, d'autre part, en zone inconstructible.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er février 2021, la communauté de communes Inter-Caux Vexin conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 février 2021, la commune d'Elbeuf-sur-Andelle conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par un courrier du 24 novembre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des deux décisions implicites par lesquelles la commune d'Elbeuf-sur-Andelle et la communauté de communes Inter-Caux Vexin ont refusé d'abroger la carte communale d'Elbeuf-sur-Andelle en tant qu'elle classe les parcelles dont M. B est propriétaire en zone inconstructible, dès lors que par un arrêté pris le 18 juin 2021, soit postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Seine-Maritime a abrogé cette carte communale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Cotraud, rapporteur public,
- et les observations de Me Bourdin, substituant Me Ramdenie, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. La carte communale de la commune d'Elbeuf-sur-Andelle a été approuvée par délibération du conseil municipal du 11 juillet 2006 et par arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 29 septembre 2006. M. D B, propriétaire des parcelles cadastrées C nos 367, 368 et 294 sur le territoire de cette commune, situées 3 rue du Four à chaux et classées en zone inconstructible, a demandé à la commune d'Elbeuf-sur-Andelle et à la communauté de communes Inter-Caux Vexin, par courriers du 12 mars 2020, notifiés les 20 mars et 22 mai suivant, l'abrogation de la carte communale d'Elbeuf-sur-Andelle en tant qu'elle classe ces parcelles en zone inconstructible. Deux décisions implicites de rejet sont nées du silence gardé par la commune et la communauté de communes sur ces demandes. Eu égard aux termes de sa requête et aux pièces produites à l'appui de celle-ci, M. B doit être regardé comme demandant l'annulation des deux décisions implicites par lesquelles la commune d'Elbeuf-sur-Andelle et la communauté de communes Inter-Caux Vexin ont refusé d'abroger la carte communale d'Elbeuf-sur-Andelle en tant qu'elle classe les parcelles dont il est propriétaire en zone inconstructible.
2. L'effet utile de l'annulation pour excès de pouvoir du refus d'abroger un acte réglementaire illégal réside dans l'obligation, que le juge peut prescrire d'office en vertu des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, pour l'autorité compétente, de procéder à l'abrogation de cet acte afin que cessent les atteintes illégales que son maintien en vigueur porte à l'ordre juridique.
3. Il s'ensuit que, lorsque l'acte réglementaire dont l'abrogation est demandée cesse de recevoir application avant que le juge, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'abroger, ait statué, ce recours perd son objet.
4. En l'espèce, si par délibération n° 2021-04-12-011 du 12 avril 2021, le conseil de la communauté de communes Inter-Caux Vexin, dont est membre la commune d'Elbeuf-sur-Andelle, a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le périmètre de la carte communale d'Elbeuf-sur-Andelle, ce dernier document n'a toutefois pas expressément abrogé ce plan local d'urbanisme. Il ressort cependant des visas de cette délibération qu'une enquête publique unique s'est déroulée du 28 octobre 2020 au 27 novembre 2020, portant à la fois sur l'élaboration de ce plan local d'urbanisme et sur l'abrogation de la carte communale d'Elbeuf-sur-Andelle. Par un arrêté du 18 juin 2021, régulièrement publié, le préfet de la Seine-Maritime a procédé à l'abrogation de cette carte communale. Dans ces conditions, la carte communale d'Elbeuf-sur-Andelle a cessé de recevoir application postérieurement à l'introduction de la requête de M. B.
5. Il suit de là qu'au vu des principes rappelés aux points précédents, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des deux décisions implicites par lesquelles la commune d'Elbeuf-sur-Andelle et la communauté de communes Inter-Caux Vexin ont refusé d'abroger la carte communale d'Elbeuf-sur-Andelle. Par voie de conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées aux fins d'annulation et d'injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, à la commune d'Elbeuf-sur-Andelle et à la communauté de communes Inter-Caux-Vexin.
Délibéré après l'audience du 1er décembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Bailly, présidente,
- Mme C et Mme A, conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.
La rapporteure,
D. CLa présidente,
P. BaillyLa greffière,
A. Hussein
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026