jeudi 1 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2004541 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | PONCET DEBOEUF BEIGNET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 novembre 2020, M. C B, représenté par Me Poncet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 septembre 2020 du maire de la commune de Saint-Pierre-la-Garenne portant refus de permis de construire ;
2°) d'enjoindre à l'autorité délibérante de prendre une nouvelle décision autorisant la construction de la maison individuelle projetée sur la parcelle n° 355, section C, de la commune de Saint-Pierre-la-Garenne, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de condamner la commune de Saint-Pierre-la-Garenne à lui verser une somme de 2 400 euros à titre de dommages et intérêts ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Pierre-la-Garenne une somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté contesté est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que le projet en cause s'intègre de façon harmonieuse dans le contexte environnant.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 juin 2022, la commune de Saint-Pierre-la-Garenne, représentée par Me Le Coustumer, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions indemnitaires de la requête sont irrecevables au regard des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, dès lors que M. B ne l'a pas saisie d'une demande indemnitaire préalable ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une lettre du 10 novembre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, dès lors que le maire de la commune ne pouvait fonder l'arrêté contesté sur les dispositions du plan local d'urbanisme de la communauté d'agglomération Seine-Eure approuvé par délibération du 19 décembre 2019, M. B bénéficiant d'un certificat d'urbanisme positif délivré le 11 mars 2019.
Par un courrier du 14 novembre 2022, M. B a présenté ses observations sur le moyen relevé d'office.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de M. Cotraud, rapporteur public,
- et les observations de Me Poncet, représentant M. B, ainsi que celles de Me Lereverand, substituant Me Le Coustumer, représentant la commune de Saint-Pierre-la-Garenne.
Une note en délibéré a été enregistrée le 23 novembre 2022 pour la commune de Saint-Pierre-la-Garenne.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, propriétaire d'un terrain cadastré C 355 situé rue du Gratte Paille à Saint-Pierre-la-Garenne, a déposé auprès des services communaux une demande de permis de construire une maison individuelle sur ce terrain, le 11 mars 2020, complétée le 27 juillet 2020. Par un arrêté du 23 septembre 2020, le maire de la commune de Saint-Pierre-la-Garenne a refusé de faire droit à sa demande. Par sa requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté ainsi que la condamnation de la commune à l'indemniser du préjudice qu'il aurait subi du fait de ce refus.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée : / a) Indique les dispositions d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété et la liste des taxes et participations d'urbanisme applicables à un terrain ; / () Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme, le régime des taxes et participations d'urbanisme ainsi que les limitations administratives au droit de propriété tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. () ".
3. L'article L. 410-1 du code de l'urbanisme a pour effet de garantir à la personne à laquelle a été délivré un certificat d'urbanisme, quel que soit son contenu, un droit à voir sa demande de permis de construire déposée durant les dix-huit mois qui suivent, examinée au regard des dispositions d'urbanisme applicables à la date de ce certificat, à la seule exception de celles qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique.
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 153-24 du code de l'urbanisme : " Lorsque le plan local d'urbanisme porte sur un territoire qui n'est pas couvert par un schéma de cohérence territoriale approuvé, ou lorsqu'il comporte des dispositions tenant lieu de programme local de l'habitat, il est publié et transmis à l'autorité administrative compétente de l'Etat dans les conditions définies aux articles L. 2131-1 et L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales. / Il devient exécutoire à l'issue d'un délai d'un mois à compter de sa transmission à l'autorité administrative compétente de l'Etat. ".
5. Il est en l'espèce constant que le maire de la commune de Saint-Pierre-la-Garenne a délivré à M. B, le 11 février 2019, un certificat d'urbanisme en application des dispositions précitées du a) de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme. Il résulte par ailleurs de l'instruction que par délibération du 19 décembre 2019, le conseil de la communauté d'agglomération Seine-Eure, dont est membre la commune de Saint-Pierre-la-Garenne, a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le périmètre de l'ancien plan d'occupation des sols communal. Ce document est entré en vigueur le 23 janvier 2020, en application des dispositions précitées de l'article L. 153-24, le territoire en question n'étant plus couvert par un schéma de cohérence territorial depuis le 17 janvier 2017 et le nouveau schéma de cohérence territorial n'étant entré en vigueur qu'à la même date que le plan local d'urbanisme intercommunal. Dans ces conditions, et dès lors que M. B a déposé une demande de permis de construire le 11 mars 2020, soit dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance du certificat d'urbanisme mentionné ci-dessus, le maire de la commune a méconnu le champ d'application de la loi en refusant de faire droit à sa demande en se fondant sur les dispositions du plan local d'urbanisme de la communauté d'agglomération Seine-Eure, et en particulier sur l'article B.2.a) du règlement de la zone Ub de ce document d'urbanisme.
6. En second lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ".
7. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants, des sites, des paysages naturels ou urbains au sens des dispositions précitées, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité des lieux avoisinants, des sites, des paysages naturels ou urbains sur lesquels la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
8. Pour refuser de faire droit à la demande de M. B, le maire de la commune de Saint-Pierre-la-Garenne a estimé que le projet en cause " ne s'adapte pas harmonieusement à la forme très étroite de la parcelle " dès lors qu'il " prévoit la construction d'une maison individuelle dont le volume en toiture terrasse de 14,70 mètres de longueur et d'aspect massif implanté en limite séparative ". Il a également considéré que " la composition des façades et la pose d'ouverture traditionnelles à double vantaux ne permet pas de rendre l'architecture de type contemporaine recherchée et renforce la prégnance du projet dans le site d'accueil ", que " la construction ne peut s'intégrer harmonieusement dans le contexte environnant en raison de sa situation, son gabarit et de son aspect extérieur ", et que " le projet est de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
9. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la maison individuelle projetée doit être réalisée sur le territoire de la commune de Saint-Pierre-la-Garenne dans une zone urbaine, à proximité d'une zone agricole. Cette maison, de type contemporain, sera de forme rectangulaire avec une toiture terrasse et comportera uniquement un rez-de-chaussée. Elle sera implantée en limite de propriété à l'ouest de la parcelle en cause, la façade de la maison étant, de ce côté, aveugle. Si l'implantation de cette maison ne correspond pas à celle des deux maisons implantées sur les parcelles immédiatement voisines à l'ouest et à l'est, elle peut cependant être regardée comme s'adaptant à la taille et à la forme de cette parcelle, dont il est constant qu'elle est étroite et rectangulaire. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier, compte tenu de la diversité du bâti existant, notamment en termes de types architecturaux, dans les environs proches, que la situation du projet, son gabarit et son aspect extérieur, en particulier la composition de ses façades et ses ouvertures côté sud, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants ou au paysage urbain, qui n'est altéré ni dans sa structure ni dans ses caractères essentiels. Enfin, la circonstance, à la supposer même établie, que " la composition des façades et la pose d'ouvertures traditionnelles à double vantaux " ne permettrait pas de " rendre l'architecture de type contemporaine recherchée " est sans incidence sur l'appréciation de l'insertion du projet dans son environnement. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme doit être accueilli.
10. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, l'autre moyen présenté à l'appui de la requête de M. B n'est pas, en l'état de l'instruction, de nature à fonder l'annulation de l'arrêté contesté.
11. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 23 septembre 2020 du maire de la commune de Saint-Pierre-la-Garenne portant refus de permis de construire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. () ".
13. D'une part, lorsqu'une demande est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, dans les conditions précisées au point 3, l'annulation du refus opposé à cette demande ne prive pas le demandeur du droit à voir sa demande examinée au regard des dispositions d'urbanisme en vigueur à la date de ce certificat, l'administration demeurant saisie de cette demande.
14. D'autre part, lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que, s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée qui, eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme, demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
15. Eu égard au motif d'annulation retenu et dès lors qu'il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions d'urbanisme opposables à la demande de M. B interdiraient de prononcer une injonction ou que la situation de fait existant à la date du présent jugement y ferait obstacle, il y a lieu d'enjoindre au maire de la commune de Saint-Pierre-la-Garenne de délivrer à M. B le permis de construire sollicité, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les conclusions indemnitaires :
16. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".
17. Si M. B demande au tribunal de condamner la commune de Saint-Pierre-la-Garenne à réparer le préjudice qu'il estime avoir subi, il n'a toutefois pas justifié avant la clôture de l'instruction, ni à la date du présent jugement, avoir formé une demande indemnitaire de nature à lier le contentieux. Les conclusions indemnitaires de la requête de M. B sont, par suite, irrecevables et doivent, pour ce motif, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du requérant, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Saint-Pierre-la-Garenne demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Saint-Pierre-la-Garenne la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 23 septembre 2020 du maire de la commune de Saint-Pierre-la-Garenne refusant à M. B un permis de construire une maison individuelle sur le terrain cadastré C 355 situé rue du Gratte Paille est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Saint-Pierre-la-Garenne de délivrer à M. B le permis de construire sollicité dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Saint-Pierre-la-Garenne versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions de la commune de Saint-Pierre-la-Garenne présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la commune de Saint-Pierre-la-Garenne.
Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Bailly, présidente,
- Mme D et Mme A, conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2022.
La rapporteure,
D. DLa présidente,
P. BaillyLa greffière,
A. Hussein
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026