mardi 4 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2100077 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4 ème Chambre |
| Avocat requérant | FIDAL BOISGUILLAUME |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 janvier 2021 et le 14 juin 2022 sous le numéro 2100077, la société Armement Favrou, représentée par Me Coquerel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet par laquelle le préfet de la région de Normandie a refusé de lui délivrer une autorisation européenne de pêche (AEP) des stocks démersaux en Manche Est - Mer du Nord au titre de l'année 2020-2021 ;
2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est recevable, dès lors qu'elle a été introduite dans un délai raisonnable d'un an ;
- la décision est entachée d'un vice de procédure, sa demande de renouvellement n'ayant pas été soumise à l'avis de la commission consultative de la gestion des ressources halieutiques ;
- elle remplissait les conditions d'obtention du renouvellement de l'AEP, dès lors qu'elle dispose d'une antériorité de pêche pour l'année 2017-2018, que le refus opposé par le préfet au titre de l'année 2019-2020 a été annulé par le tribunal administratif de Rouen par un jugement du 11 juin 2021 et qu'elle a justifié d'efforts de pêche ; il n'est nullement démontré que ses capacités de pêche étaient réduites et ne permettaient pas d'accueillir des navires hors organisation de producteurs (OP) sur la pêcherie.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 20 avril 2021 et le 4 juillet 2022, le préfet de la région de Normandie conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête, enregistrée postérieurement à l'expiration d'un délai raisonnable d'un an à compter de la décision implicite de rejet du 12 janvier 2020, est irrecevable ;
- les moyens soulevés par la société Armement Favrou ne sont pas fondés.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 avril 2021 et le 14 juin 2022 sous le numéro 2101633, la société Armement Favrou, représentée par Me Coquerel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet par laquelle le préfet de la région de Normandie a refusé de lui délivrer une autorisation européenne de pêche des stocks démersaux en Manche Est - Mer du Nord au titre de l'année 2021-2022 ;
2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est recevable, son président étant doté de la capacité pour la représenter en justice ;
- la décision est entachée d'un vice de procédure, dès lors que sa demande de renouvellement n'a pas été soumise à l'avis de la commission consultative de la gestion des ressources halieutiques ;
- elle remplissait les conditions d'obtention du renouvellement de l'AEP, dès lors qu'elle dispose d'une antériorité de pêche pour l'année 2017-2018, que le refus opposé par le préfet au titre de l'année 2019-2020 a été annulé par le tribunal administratif de Rouen par un jugement du 11 juin 2021 et qu'elle a justifié d'efforts de pêche ; il n'est nullement démontré que ses capacités de pêche étaient réduites et ne permettaient pas d'accueillir des navires hors organisation de producteurs (OP) sur la pêcherie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juillet 2021, le préfet de la région de Normandie conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le gérant désigné sur la requête en qualité de représentant de la société requérante n'a pas la capacité pour la représenter ; en outre, si ce gérant est par ailleurs désigné comme représentant d'une autre société, FPLG Holging, l'existence juridique de cette société n'est pas démontrée, la requête n'est dès lors pas recevable ;
- les moyens soulevés par la société Armement Favrou ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- l'arrêté du 27 mai 2016 fixant les modalités de gestion des régimes d'autorisations européennes et nationales de pêche contingentées pour l'exercice de la pêche professionnelle en zone FAO 27 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme B,
- et les observations de Me Coquerel, représentant la société Armement Favrou.
Considérant ce qui suit :
1. La société Armement Favrou, propriétaire du navire " L'étoile de la mer ", a sollicité pour la période du 1er février 2018 au 31 janvier 2019 la délivrance d'une autorisation européenne de pêche (AEP) dans les zones de reconstitution du cabillaud identifiées sous les références " CIEM IV a,b,c ", " CIEM II a " et " CIEM VII d ". Par une décision du 18 septembre 2018, la préfète de la région de Normandie a refusé de faire droit à sa demande. Le tribunal a, par un jugement n° 1900904 du 11 juin 2021, annulé cette décision et rejeté les conclusions à fin d'injonction tendant au réexamen de la demande de la société Armement Favrou. Le 31 octobre 2019, la société Armement Favrou a sollicité une demande d'AEP des stocks démersaux en Manche Est-Mer du Nord au titre de l'année 2020-2021 pour ce même navire " L'étoile de la mer ". Le 13 octobre 2020, la société Armement Favrou a renouvelé sa demande au titre de l'année 2021-2022. En l'absence de réponse du préfet, la société Armement Favrou demande au tribunal, par les requêtes susvisées, qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement, l'annulation des décisions implicites de rejet par lesquelles le préfet de la région de Normandie a refusé de faire droit à ses demandes.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. Aux termes de l'article D. 921-5 du code rural et de la pêche maritime : " La commission consultative de la gestion des ressources halieutiques est chargée : / 1° D'examiner les demandes d'autorisation de pêche mentionnées à l'article R. 921-21, lorsque celles-ci sont délivrées par l'autorité administrative ou sous son contrôle ; à ce titre, elle est obligatoirement consultée sur les demandes de transfert ou de cession mentionnées aux articles R. 921-31 et R. 921-32 et peut être consultée sur les demandes initiales ou de renouvellement mentionnées aux articles R. 921-21 et R. 921-26 ; () ". En outre, aux termes de l'article R. 921-31 du même code : " Sans préjudice des dispositions de l'article R. 921-32, les autorisations de pêche non utilisées pour les demandeurs prioritaires mentionnés à l'article R. 921-21 ou rendues disponibles par application de l'article R. 921-30 peuvent être réattribuées par l'autorité compétente pour les délivrer, après consultation de la commission consultative de la gestion des ressources halieutiques dans les cas où son avis est requis. / Les autorisations de pêche affectées à un navire ayant bénéficié d'aides publiques pour l'arrêt définitif de son activité ne peuvent être réattribuées. ". Selon l'article R. 921-32 du même code : " Une autorisation de pêche délivrée en application du deuxième alinéa de l'article R. 921-21 est, soit lorsque ce navire est vendu, soit lorsqu'il est exploité par un nouveau producteur, réattribuée par le ministre chargé des pêches maritimes et de l'aquaculture marine : 1° Au producteur initial si ce dernier demande le transfert des antériorités à un autre de ses navires ; / 2° Au nouveau producteur identifié dans le cadre du protocole de transfert si le producteur initial, le nouveau producteur et leurs organisations de producteurs respectives le proposent ; / 3° Au producteur initial qui n'arme qu'un seul navire de pêche professionnelle, qui le renouvelle et auquel un permis de mise en exploitation est accordé dans le cadre de ce renouvellement. Dans ce cas, l'autorisation est affectée à l'organisation de producteurs du navire dont l'exploitant est renouvelé jusqu'à l'entrée en flotte du nouveau navire. L'entrée en flotte ou l'acquisition du nouveau navire interviennent au plus tard avant l'expiration du délai réglementaire de validité du permis de mise en exploitation. ".
3. Il est constant que la société Armement Favrou n'a pas formulé de demande de cession ou de transfert au sens des articles R. 921-31 et R. 921-32 du code rural et de la pêche maritime et s'est bornée à formuler une demande de délivrance d'une AEP au sens des articles R. 921-21 et R. 921-26 du code rural et de la pêche maritime. Dans ces conditions, ainsi qu'il résulte des dispositions précitées, le préfet de la région de Normandie n'était pas tenu de consulter la commission consultative de la gestion des ressources halieutiques s'agissant des demandes de délivrance d'AEP formulées par la société requérante. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure est inopérant et doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 921-1 du code rural et de la pêche maritime : " Dans le respect des objectifs mentionnés à l'article L. 911-2, la récolte des végétaux marins, les opérations de pêche à des fins scientifiques, l'exercice de la pêche maritime embarquée à titre professionnel ou de loisir, de la pêche maritime non embarquée à titre professionnel ou de loisir, de la pêche sous-marine à titre professionnel ou de loisir et de la pêche à pied à titre professionnel ou non peuvent être soumis à la délivrance d'autorisations. / Ces autorisations ont pour objet de permettre à une personne physique ou morale pour un navire déterminé, d'exercer ces activités pendant des périodes, dans des zones, pour des espèces ou groupe d'espèces et, le cas échéant, avec des engins et pour des volumes déterminés. Elles couvrent une période maximale de douze mois. Elles ne sont pas cessibles. ". En outre, aux termes de l'article L. 921-2 du même code : " Les autorisations mentionnées à l'article L. 921-1 sont délivrées par l'autorité administrative ou sous son contrôle, pour une durée déterminée, en tenant compte des trois critères suivants : ' l'antériorité des producteurs ; ' les orientations du marché ; ' les équilibres économiques. / () ". Aux termes de l'article R. 921-21 du même code : " L'autorité ou l'organisation professionnelle mentionnée à l'article R. 921-20 fixe s'il y a lieu, pour chaque régime d'autorisations de pêche, le plafond, exprimé en nombre, puissance ou tonnage, des autorisations susceptibles d'être délivrées, en tenant compte notamment des capacités biologiques de la pêcherie concernée, de l'antériorité des producteurs, des orientations du marché et des équilibres socio-économiques définis conformément au présent titre. / () ".
5. D'autre part, selon l'article 5 de l'arrêté du 27 mai 2016 relatif à l'instruction des demandes : " 1. L'AEP ou l'ANP est délivrée en fonction des règles propres à chaque régime de gestion énoncées au sein des annexes I à XI. / 2. Pour chaque AEP ou ANP, une liste des navires éligibles est établie en fonction des critères énoncés pour chaque régime de gestion au sein des annexes I à XI et mise à jour par le ministre chargé des pêches maritimes après instruction des demandes selon la procédure décrite aux points 3 à 5. / 3. Toute demande d'AEP ou d'ANP déposée pour un navire n'étant pas initialement inscrit sur la liste des navires éligibles du régime concerné telle que visée au point 2 du présent article fait parallèlement l'objet d'une demande de transfert d'éligibilité aux autorisations de pêche déposée auprès du préfet de région dans le ressort duquel se trouve le port d'immatriculation du navire, lequel transmet, pour décision, la demande au ministre en charge des pêches maritimes. / 4. Toute demande d'AEP ou d'ANP déposée pour un navire n'étant pas initialement inscrit sur la liste des navires éligibles du régime de gestion concerné fait l'objet d'une décision du ministre en charge des pêches maritimes relative au transfert de l'AEP ou de l'ANP considérée qui consulte préalablement la CCGRH pour avis. / 5. Le ministre chargé des pêches maritimes notifie sa décision relative à la demande de transfert à l'autorité de délivrance mentionnée à l'article 3, laquelle notifie la décision du ministre au demandeur. ".
6. Enfin, l'article IV de l'annexe I " dispositions particulières à l'autorisation européenne de pêche pour l'exercice de la pêche avec certains engins réglementés dans la zone CIEM VIID " du même arrêté régissant les demandes d'autorisation en litige dispose : " 1. La liste initiale des navires éligibles pouvant bénéficier d'une AEP Manche Est démersaux est constituée des navires remplissant l'ensemble des conditions suivantes : - bénéficier de l'éligibilité définitive à l'AEP Manche Est-démersaux au 31 janvier 2020 ; - être bénéficiaire de l'AEP Manche Est-démersaux au 31 janvier 2019 ; -avoir développé un effort de pêche en zone CIEM VIId avec un engin réglementé dans le cadre de l'autorisation européenne de pêche pour la pêche dans les zones de reconstitution du cabillaud de mer du Nord et de Manche orientale en 2016 et/ ou 2017 et/ ou 2018. ".
7. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que seuls les navires inscrits sur la liste d'éligibilité peuvent bénéficier d'une AEP Manche Est démersaux, en revanche, toute demande d'AEP concernant un navire ne relevant pas de la liste d'éligibilité doit, parallèlement, faire l'objet d'une demande de transfert d'éligibilité auprès du préfet de région.
8. La société Armement Favrou fait valoir qu'elle bénéficiait d'une antériorité de pêche et remplissait les conditions pour se voir délivrer les AEP sollicitées. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, si le tribunal a annulé, par un jugement du 11 juin 2021, la décision du préfet du 18 septembre 2018 refusant la délivrance d'une AEP au titre la période courant du 1er février 2018 au 31 janvier 2019, son exécution n'impliquait pas la délivrance rétroactive d'une AEP au 31 janvier 2019. Dans ces conditions, ainsi que le fait valoir le préfet, la société Armement Favrou n'était pas titulaire au profit du navire " L'étoile de la mer " d'une AEP au 31 janvier 2019, ni bénéficiaire de l'éligibilité définitive au 31 janvier 2020, de sorte que ce navire " L'étoile de la mer " n'était pas éligible au sens des dispositions précitées de l'arrêté du 27 mai 2016. En outre, la circonstance, à la supposer même établie, que la société requérante ait bénéficié, pour ce même navire, d'une AEP au titre de l'année 2017-2018 est sans incidence, cette condition n'ouvrant pas droit à l'inscription sur la liste des navires éligibles au sens de l'article IV de l'annexe I de l'arrêté du 27 mai 2016. Dès lors, conformément à l'article IV de l'annexe I, la société Armement Favrou ne pouvait pas bénéficier, pour son navire " L'étoile de la mer " d'une AEP Manche-Est-démersaux, sans avoir préalablement sollicité de transfert d'éligibilité conformément aux dispositions de l'article 5 de l'arrêté du 27 mai 2016. Par suite, en refusant de lui délivrer les AEP sollicitées au titre des années 2020-2021 et 2021-2022, le préfet n'a commis d'erreur de fait, ni méconnu les dispositions de l'arrêté du 27 mai 2016 fixant les conditions d'obtention de renouvellement des AEP litigieuses.
9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir soulevées en défense, que la société Armement Favrou n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions implicites de rejet par lesquelles le préfet de la région de Normandie a refusé de lui délivrer une autorisation européenne de pêche des stocks démersaux en Manche-Est- Mer du Nord au titre de l'année 2020-2021 et de l'année 2021-2022. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2100077 et n° 2101633 de la société Armement Favrou sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Armement Favrou, au préfet de la région de Normandie et au directeur interrégional de la mer Manche Est - Mer du Nord.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Boyer, présidente,
- M. Guiral, conseiller,
- Mme Boucetta, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2022.
La rapporteure,
H. A
La présidente,
C. BOYER Le greffier,
J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°S 2100077 - 2101633
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026