jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2100416 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | LEBRUN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 5 février 2021 et 5 décembre 2022, M. A B, représenté par Me Lebrun, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la délibération du 21 octobre 2020, révélée par la décision du 26 octobre 2020, par laquelle le jury l'a ajourné à la seconde session des examens de Master 2 " Droit de l'entreprise " parcours " Droit des affaires et fiscalité ", ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux et la décision du 8 décembre 2020 par laquelle le président de l'université de Rouen Normandie a rejeté son recours hiérarchique ;
2°) d'enjoindre à l'université de Rouen Normandie de reporter, dans la case correspondante, la note effectivement obtenue de 12/20 au titre de l'enseignement " stage en entreprise et rapport " (UE5) et, ce faisant, lui délivrer son diplôme de Master 2, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou, à défaut, de procéder à la neutralisation de la note obtenue à cet enseignement et au réexamen de son dossier, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'université de Rouen une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- à titre principal, en ce qui concerne les moyens de légalité interne :
- la délibération contestée est entachée d'une erreur matérielle, dès lors que l'obtention d'une note au titre de l'enseignement " stage en entreprise et rapport " (unité d'évaluation (UE) n° 5) doit résulter de la seule appréciation de sa tutrice de stage, qui lui a attribué une appréciation équivalente à la note de 12 sur 20 par combinaison des appréciations " excellent ", " très bien " et " bien ", et non de 8 sur 20 comme l'a retenu le jury ;
- elle est entachée d'une première erreur de droit au regard de l'article 1er de la charte des examens et des modalités de contrôle des connaissances et des compétences de l'université de Rouen Normandie qui consacre l'indépendance des UE4, 5 et 6, dès lors que la note de 8 sur 20 au titre du " stage en entreprise et rapport ", première composante de l'UE5, a été mécaniquement " dupliquée " au regard de celle obtenue au titre de l'enseignement " initiation à la recherche " (UE6) alors, d'une part, qu'elle devait faire l'objet d'une évaluation en tant que telle, et, d'autre part, que le directeur de mémoire avait informé les étudiants de sa promotion que la note de l'UE6 devait être dupliquée non à la première mais à la seconde composante de l'UE5, soit " connaissance de l'entreprise et insertion professionnelle " ;
- elle est entachée d'une deuxième erreur de droit, dès lors que la note de 8 sur 20 au titre du " stage en entreprise et rapport " (UE5) ne procède pas de la retranscription pure et simple de l'évaluation effectuée par sa tutrice de stage comme le prévoit, sauf modalités d'évaluation préalablement définies, inexistantes en l'espèce, l'article 12 de sa convention de stage ;
- elle est entachée d'une troisième erreur de droit, dès lors que la note de 8 sur 20 au titre du " stage en entreprise et rapport " (UE5) est fondée sur des considérations autres que sa valeur et ses mérites ;
- elle a été prise en violation du principe d'égalité de traitement entre les candidats et traduit une discrimination dont l'origine est le recours qu'il avait exercé à l'encontre du refus initial de l'université de l'admettre en Master 2 ;
- à titre subsidiaire, en ce qui concerne les moyens de légalité externe :
- la délibération contestée est irrégulière, dès lors :
- d'une part, qu'elle méconnaît le 5° de l'article L. 712-2 du code de l'éducation et l'article 3. B) de la charte des examens et des modalités de contrôle des connaissances et des compétences de l'université de Rouen Normandie, en ce qu'il n'est pas établi que le président de l'université a désigné le jury pour le Master 2 " Droit de l'entreprise " parcours " Droit des affaires et fiscalité " ;
- d'autre part, qu'elle méconnaît le 6° de l'article L. 712-2 du code de l'éducation, en ce que la signataire d'un document du 15 novembre 2019 n'avait pas la compétence pour procéder à une telle désignation d'un jury, compte tenu de l'absence de délégation de signature régulièrement adoptée et publiée, jury qui n'est au demeurant pas celui du Master 2 " Droit de l'entreprise " parcours " Droit des affaires et fiscalité " ;
- elle est illégale, dès lors que le jury n'était pas impartial, en ce que ses président et vice-président l'ont discriminé tout au long de l'année universitaire.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 octobre 2022, l'université de Rouen Normandie conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- et les conclusions de M. Cotraud, rapporteur public,
- les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a intégré un cursus universitaire au cours de l'année 2017-2018 au sein de la première année de master " Droit international " de l'université de Rouen Normandie puis, après validation de cette année universitaire, a intégré au cours de l'année 2018-2019 la première année du master " Droit de l'entreprise ", validée avec compensation. Il a intégré le Master 2 " Droit de l'entreprise ", parcours " Droit des affaires et fiscalité " au titre de l'année universitaire 2019-2020 et a été ajourné à la seconde session d'examens de ce Master 2 après avoir obtenu une note de 8 sur 20 au titre de la composante " stage en entreprise et rapport " de l'unité d'évaluation (UE) n° 5. Après avoir exercé en vain un recours gracieux auprès du président du jury et un recours hiérarchique auprès du président de l'université Rouen Normandie, M. B a sollicité du juge des référés la suspension de la délibération du 21 octobre 2020 par laquelle le jury l'a déclaré non admis aux épreuves de Master 2. Par une ordonnance n° 2100417 du 5 mars 2021, la juge des référés a rejeté la demande de l'intéressé. Par sa requête, M. B demande l'annulation de la délibération du 21 octobre 2020 et des décisions portant rejet de ses recours administratifs.
Sur les moyens soulevés à titre principal :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 124-1 du code de l'éducation : " Les enseignements scolaires et universitaires peuvent comporter, respectivement, des périodes de formation en milieu professionnel ou des stages. Les périodes de formation en milieu professionnel sont obligatoires dans les conditions prévues à l'article L. 331-4 du présent code. / () Les périodes de formation en milieu professionnel et les stages correspondent à des périodes temporaires de mise en situation en milieu professionnel au cours desquelles l'élève ou l'étudiant acquiert des compétences professionnelles et met en œuvre les acquis de sa formation en vue d'obtenir un diplôme ou une certification et de favoriser son insertion professionnelle. Le stagiaire se voit confier une ou des missions conformes au projet pédagogique défini par son établissement d'enseignement et approuvées par l'organisme d'accueil. () " et aux termes de l'article D. 124-1 du même code : " Les périodes de formation en milieu professionnel ou les stages sont intégrés à un cursus de formation dans les conditions suivantes : / () 2° Les finalités et les modalités de mise en œuvre des stages sont définies dans les textes réglementaires relatifs à l'organisation des formations. Les stages font l'objet d'une restitution de la part du stagiaire donnant lieu à évaluation de la part de l'établissement et à attribution de crédits européens, le cas échéant. ".
3. Aux termes de l'article 12, " Fin de stage - Rapport - Evaluation ", de la convention de stage du 20 février 2020 signée par l'université de Rouen Normandie, M. B, son enseignant référent et la SAS Luneau et Martin conseils, société au sein de laquelle l'intéressé a réalisé un stage du 2 juin 2020 au 6 septembre 2020, avec une interruption du 1er au 31 août 2020 : " () 2) Qualité du stage : à l'issue du stage, les parties à la présente convention sont invitées à formuler une appréciation sur la qualité du stage. Le stagiaire transmet au service compétent de l'établissement d'enseignement un document dans lequel il évalue la qualité de l'accueil dont il a bénéficié au sein de l'organisme d'accueil. Ce document n'est pas pris en compte dans son évaluation ou dans l'obtention du diplôme ou de la certification. / 3) Evaluation de l'activité du stagiaire : à l'issue du stage, l'organisme d'accueil renseigne une fiche d'évaluation de l'activité du stagiaire qu'il retourne à l'enseignant référent (ou précise si fiche annexe ou modalités d'évaluation préalablement définis en accord avec l'enseignant référent). / 4) Modalités d'évaluation pédagogiques : Rapport de Stage, Sans soutenance / NOMBRE D'ECTS (le cas échant) : 7.00 () ".
4. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes mêmes de la convention de stage du 20 février 2020 signée par M. B, que l'évaluation de l'activité du stagiaire, réalisée sur l'équivalent de 7 crédits European Crédits Transfer System (ECTS) correspond à la première composante de l'UE5, " stage en entreprise et rapport ", et consiste en la remise d'un rapport de stage, sans soutenance. Il ressort également des pièces du dossier que participe de cette évaluation le renseignement, par l'organisme d'accueil, d'une fiche d'évaluation du stagiaire à retourner, contrairement à ce que soutient le requérant, à l'enseignant référent. Dans ces conditions, la note obtenue au titre de cette composante de l'UE5 n'avait pas à être définie par la tutrice de stage de M. B qui, si elle a porté une appréciation, non chiffrée, sur le travail effectué durant la période de stage, n'a pas vocation à procéder à l'évaluation pédagogique de l'intéressé. Il suit de là que la délibération du jury contestée ne comporte aucune erreur matérielle. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 1er de la partie " Modalités de contrôle des connaissances et des compétences " de la charte des examens et des modalités de contrôle des connaissances et des compétences de l'université de Rouen Normandie : " Définitions - Organisation / Les aptitudes et les acquisitions des connaissances sont appréciées soit par un contrôle continu, soit par un contrôle terminal, soit par une combinaison des deux modes d'évaluation. / Les MCCV adoptées par la CFVU et affichées dans le 1er mois qui suit la rentrée, doivent préciser si le contrôle continu est obligatoire et/ou comprend l'assiduité aux TD, aux TP et aux stages. () ".
6. Il est constant que les UE5 et UE6 du Master 2 " Droit de l'entreprise " parcours " Droit des affaires et fiscalité " doivent faire l'objet d'une évaluation pédagogique distincte. Cette seule circonstance ne fait toutefois pas obstacle à ce que, sur la base d'un même rapport de stage, il soit procédé à l'évaluation pédagogique d'un étudiant sur le fondement de plusieurs critères différents, au titre de composantes d'UE distinctes. De plus, s'il est également constant que M. B a obtenu, les 15 septembre 2020, 23 septembre 2020, 28 septembre 2020 et 26 octobre 2020, des notes identiques aux composantes " stage en entreprise et rapport " (UE5) et " initiation à la recherche " (UE6), soit respectivement 0 sur 20, 8 sur 20, 5 sur 20 et, enfin, 8 sur 20, cette seule circonstance n'est toutefois pas de nature à révéler que la note obtenue à la première de ces composantes a été " dupliquée " au titre de la seconde de ces composantes. Cette " duplication " ne ressort par ailleurs d'aucune des pièces du dossier, le message rédigé par l'un des membres de la promotion de Master 2 de M. B sur un groupe " privé " d'un réseau social et faisant état de dires ne saurait être regardé comme probant.
7. Par ailleurs, et ainsi que cela a été rappelé au point 4 du présent jugement, la note obtenue par M. B au titre de la composante " stage en entreprise et rapport " (UE5) n'avait pas à être définie par la tutrice de stage de l'intéressée qui, si elle a porté une appréciation, non chiffrée, sur le travail effectué durant la période de stage, n'a pas vocation à procéder à l'évaluation pédagogique de l'intéressé.
8. Enfin, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que la note de 8 sur 20 obtenue par M. B au titre de la composante " stage en entreprise et rapport " (UE5) serait fondée sur des considérations autres que la valeur et les mérites de l'intéressé, résultant de " tensions ", au demeurant non établies, avec, en particulier, l'un des membres de l'équipe pédagogique.
9. Il suit de là que les moyens tirés de ce que la délibération en litige serait entachée d'erreurs de droit doivent être écartés.
10. En dernier lieu, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que M. B aurait fait l'objet d'un " acharnement incroyable " de la part de certains membres de l'équipe pédagogique, ni qu'il aurait subi un traitement " particulier " de la part de ces mêmes personnes au long de l'année universitaire.
11. D'autre part, si, lorsque qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, c'est au défendeur qu'il incombe de produire tous les éléments permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination, il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte au principe de non-discrimination.
12. En l'espèce, M. B n'apporte pas d'élément permettant de faire présumer que la délibération qu'il conteste procéderait, comme il l'allègue, d'une pratique discriminatoire.
13. Il suit de là que le moyen tiré de ce que la délibération en litige aurait été prise en violation du principe d'égalité de traitement entre les candidats et traduirait une discrimination doit être écarté.
Sur les moyens soulevés à titre subsidiaire :
14. En premier lieu, aux termes de l'article L. 712-2 du code de l'éducation : " () Le président assure la direction de l'université. A ce titre : / () 5° Il nomme les différents jurys, sauf si une délibération du conseil d'administration prévoit que les compétences relatives aux jurys d'examen sont exercées par les directeurs des composantes de l'université ; () ". Aux termes de l'article L. 713-3 de ce code : " () Le directeur est élu pour une durée de cinq ans renouvelable une fois. () ". Enfin, aux termes de l'article 3.b. de la charte des examens et des modalités de contrôle des connaissances et des compétences de l'université de Rouen Normandie : " Le jury est désigné par le Président pour chaque année de formation habilitée selon la réglementation en vigueur. () ".
15. D'une part, par une délibération n° 129 du 8 juillet 2014, " Composition des jurys de diplômes et délégation du président aux directeurs de composante pour leur désignation ", le conseil d'administration de l'université de Rouen Normandie a délégué la compétence relative à la désignation des jurys aux directeurs de composantes. D'autre part, à l'occasion de la séance du 7 mai 2015 du conseil de gestion de la faculté de Droit, Sciences économiques et Gestion de l'université de Rouen Normandie, Mme C D, professeur d'université, signataire de la délibération attaquée, a été élue doyenne de ladite faculté. En cette qualité, Mme D avait, en application des dispositions précitées, compétence pour signer la décision du 15 novembre 2019, dont il n'est pas sérieusement contesté qu'elle a été régulièrement affichée, portant composition du jury d'examens au titre de l'année universitaire 2019-2020 du Master 2 " Droit de l'entreprise ", parcours " Droit des affaires et fiscalité ", la mention " Droit des affaires financières " figurant sur cette décision n'étant qu'une simple erreur de plume. Ce moyen doit, dès lors, être écarté dans ses deux branches.
16. En second lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'éducation : " () Seuls peuvent participer aux jurys et être présents aux délibérations des enseignants-chercheurs, des enseignants, des chercheurs ou, dans des conditions et selon des modalités prévues par voie réglementaire, des personnalités qualifiées ayant contribué aux enseignements, ou choisies, en raison de leurs compétences, sur proposition des personnels chargés de l'enseignement. ". Par ailleurs, aux termes de l'article 3.b. de la charte des examens et des modalités de contrôle des connaissances et des compétences de l'université de Rouen Normandie : " Le jury () comprend au moins une moitié d'enseignants-chercheurs, d'enseignants ou de chercheurs parmi lesquels le Président du jury est nommé. La composition du jury est affichée sur les lieux d'enseignement au moins 15 jours avant les épreuves. / Le Président du jury est garant du respect des modalités de contrôle des connaissances (programme, règlement de l'examen, déroulement correct des épreuves, égalité de traitement des étudiant-e-s, déroulement correct des délibérations du jury). Le Président de jury saisi d'une irrégularité a l'obligation de réunir de nouveau le jury pour qu'il délibère. () / La délivrance du diplôme et la validation des UE sont prononcées après délibération du jury. Le jury se réunit à chaque session d'examen et délibère à partir des résultats obtenus par les étudiant-e-s au contrôle continu et aux examens terminaux de chaque semestre de l'année universitaire. () ".
17. Il ne ressort ni des pièces du dossier, ni de la composition du jury ayant délibéré le 21 octobre 2020, ni encore de la circonstance, à la supposer même établie, que le vice-président de ce jury aurait estimé, à l'occasion de la candidature de l'intéressé au Master 2 " Droit de l'entreprise " parcours " Droit des affaires et fiscalité ", que son parcours antérieur était inadapté à la poursuite d'études demandée, que ce jury aurait manqué d'impartialité à l'égard de M. B. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la délibération du 21 octobre 2020 par laquelle le jury l'a ajourné à la seconde session des examens de Master 2 " Droit de l'entreprise " parcours " Droit des affaires et fiscalité ", ensemble les décisions de rejet de ses recours administratifs. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'université de Rouen Normandie.
Délibéré après l'audience du 2 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Bailly, présidente,
- M. Le Duff, premier conseiller et Mme Thielleux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.
La rapporteure,
Signé :
D. ELa présidente,
Signé :
P. BaillyLa greffière,
Signé :
A. Hussein
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieure et de la recherche, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026