jeudi 2 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2100606 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | ELATRASSI-DIOME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 février 2021, M. B C, représenté par Me Elatrassi, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 5 novembre 2020 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait ;
3°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de réexaminer sa situation dès la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 1 000 euros à verser à son conseil, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que son conseil renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que la décision attaquée :
- a été prise par une autorité incompétente ;
- est insuffisamment motivée ;
- a été prise en violation des dispositions de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il n'a pas reçu d'information préalable dans une langue qu'il comprend ;
- a été prise en violation des dispositions combinées des articles L. 744-8 et D. 744-38 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il n'a pas été mis en mesure de présenter ses observations ;
- a été prise en violation des dispositions de la directive n° 2013/33/UE du Parlement et du Conseil du 26 juin 2013, dès lors que l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'a pas procédé à l'évaluation de sa vulnérabilité et de ses besoins particuliers ;
- a été prise en violation des dispositions combinées des articles L. 744-7 et D. 744-38 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le dépôt d'une nouvelle demande d'asile après un transfert effectif vers l'Etat membre responsable de l'instruction de la demande d'asile n'est constitutive ni d'un non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile, ni d'une manœuvre frauduleuse ; il se trouve en outre dans une situation de grande vulnérabilité, qui n'a pas été examinée ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 décembre 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la décision pouvait être fondée sur le motif tiré de ce que les demandeurs d'asile relevant de la procédure Dublin de retour en France après leur transfert n'ont plus droit au bénéfice des conditions matérielles d'accueil, sauf si leur nouvelle demande est enregistrée en procédure accélérée ou s'ils établissent que l'Etat membre responsable n'a pas voulu traiter leur demande d'asile ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 17 décembre 2020 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Rouen.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive n° 2013/33/UE du Parlement et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F,
- et les conclusions de M. Cotraud, rapporteur public,
- les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant guinéen né le 1er août 1997, a introduit une demande d'asile sur le territoire français le 28 mai 2019. Il a été révélé, à cette occasion, que les autorités italiennes étaient responsables de l'examen de la demande d'asile de l'intéressé. Par un arrêté du 5 août 2019, le préfet de la Seine-Maritime a décidé du transfert de M. C vers l'Italie. Ce transfert a été réalisé le 24 janvier 2020. Après être de nouveau entré sur le territoire français, l'intéressé y a, le 16 juin 2020, déposé une nouvelle demande d'asile. Le même jour, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a, par un courrier remis en main propre, informé M. C de son intention de lui refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Par un arrêté du 3 juillet 2020, le préfet de la Seine-Maritime a décidé du transfert de l'intéressé vers l'Italie sur le fondement du point d) de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Par la décision attaquée du 5 novembre 2020, a " suspendu " le bénéfice des conditions matérielles d'accueil accordé à M. C.
2. En premier lieu, Mme D E, directrice territoriale de l'OFII à Rouen, a reçu délégation en vertu de la décision du directeur général de l'OFII du 2 janvier 2018, régulièrement publiée au bulletin officiel du ministère de l'intérieur n° 2018-02 du 15 février 2018, à l'effet de signer, dans le cadre des instructions qui lui sont données et dans la limite de ses attributions, tous actes, décisions et correspondances se rapportant, notamment, aux missions dévolues à la direction territoriale de Rouen. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision attaquée, qui vise les dispositions dont il a été fait application, relève que M. C n'a pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile en présentant une nouvelle demande d'asile en France après avoir été transféré vers l'Etat membre responsable de l'instruction de sa demande. La décision en litige, qui n'a au demeurant pas à faire référence à l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressé, comporte ainsi les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision contestée doit, dès lors, être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version alors en vigueur : " () Le demandeur est préalablement informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, que le fait de refuser ou de quitter le lieu d'hébergement proposé ou la région d'orientation mentionnés au 1° du présent article ainsi que le non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile prévues au 2° entraîne de plein droit le refus ou, le cas échéant, le retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. () ".
5. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du formulaire d'accueil signé par M. C, que ce dernier a été informé, dans une langue qu'il comprend, des conditions et modalités de suspension et de retrait des conditions matérielles d'accueil. Le moyen tiré de ce que le requérant n'a pas reçu l'information prévue par les dispositions précitées de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, dès lors, être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version alors en vigueur : " Outre les cas, mentionnés à l'article L. 744-7, dans lesquels il est immédiatement mis fin de plein droit au bénéfice des conditions matérielles d'accueil, le bénéfice de celles-ci peut être : / () 2° Refusé si le demandeur présente une demande de réexamen de sa demande d'asile ou s'il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° du III de l'article L. 723-2. / () La décision de retrait des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. ". Aux termes de l'article D. 744-38 de ce code, dans sa version alors en vigueur : " La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du 1° de l'article L. 744-8 est écrite, motivée et prise après que le demandeur a été mis en mesure de présenter à l'Office français de l'immigration et de l'intégration ses observations écrites dans un délai de quinze jours. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Cette décision prend effet à compter de sa signature. () ".
7. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du courrier remis en main propre le 16 juin 2020 à M. C, que ce dernier a été informé de l'intention de l'OFII de lui refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, ce courrier l'invitant également à présenter ses observations dans un délai de quinze jours. Ce moyen doit, dès lors et en tout état de cause, être écarté.
8. En cinquième lieu, M. C ne saurait utilement invoquer l'illégalité de la décision portant refus des conditions matérielles d'accueil au regard des dispositions des articles 20 à 22 de la directive n° 2013/33/UE du Parlement et du Conseil du 26 juin 2013, cette directive ayant été entièrement transposée en droit interne. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été précédée d'un examen de la vulnérabilité du requérant. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version alors en vigueur : " () Le versement de l'allocation prend fin () à la date du transfert effectif vers un autre Etat si sa demande relève de la compétence de cet Etat. () " et aux termes de l'article D. 744-34 de ce code, dans sa version alors en vigueur : " Le versement de l'allocation prend fin, sur demande de l'Office français de l'immigration et de l'intégration : / 1° Dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article L. 744-9 ; () "
10. Il résulte de ces dispositions, ainsi que de celles de la directive du Conseil du 27 janvier 2003 relative à des normes minimales pour l'accueil des demandeurs d'asile dans les Etats membres qu'elles visent à transposer et qui ont notamment été interprétées par la décision de la Cour de justice de l'Union européenne du 27 septembre 2012 CIMADE et GISTI c-179/11, que lorsqu'un demandeur d'asile a été transféré vers l'Etat responsable de l'examen de sa demande, c'est à ce dernier de lui assurer les conditions matérielles d'accueil. En cas de retour de l'intéressé en France sans que la demande n'ait été examinée et de présentation d'une nouvelle demande, l'OFII peut refuser le bénéfice de ces droits, sauf si les autorités en charge de cette nouvelle demande décident de l'examiner ou si, compte tenu du refus de l'Etat responsable d'examiner la demande précédente, il leur revient de le faire.
11. Enfin, l'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
12. En l'espèce, il est constant que M. C a fait l'objet d'un arrêté de transfert aux autorités italiennes du préfet de la Seine-Maritime en date du 5 août 2019. Ce transfert a été exécuté le 24 janvier 2020, date à laquelle, en application des dispositions précitées, le versement des conditions matérielles d'accueil attribuées à M. C est, en l'état du dossier, réputé avoir pris fin. En outre, il est également constant que M. C est revenu en France le 26 janvier 2020 et a, le 16 juin 2020, déposé une nouvelle demande d'asile auprès des autorités françaises. Ces dernières lui ont alors remis une attestation de demande d'asile en " procédure Dublin ", renouvelée le 4 août suivant. Le même jour, l'OFII a informé M. C de son intention de lui refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, au motif qu'il n'aurait pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile en présentant une nouvelle demande d'asile en France après avoir été transféré vers l'Etat membre responsable de l'instruction de sa demande. Par la décision attaquée du 5 novembre 2020, l'OFII doit être regardé, en application des dispositions précitées, comme ayant refusé à M. C le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
13. La décision attaquée est fondée sur le motif tiré de ce que M. C n'aurait pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile en présentant une nouvelle demande d'asile en France après avoir été transféré vers l'Etat membre responsable de l'instruction de sa demande. Cette circonstance ne pouvait cependant pas justifier que l'OFII refuse le bénéfice des conditions matérielles d'accueil concernant M. C. Ainsi, le motif retenu dans la décision attaquée est entaché d'erreur de droit.
14. Toutefois, l'OFII invoque dans son mémoire en défense, communiqué à M. C, le motif tiré de ce que les demandeurs d'asile relevant de la procédure Dublin de retour en France après leur transfert n'ont droit plus au bénéfice des conditions matérielles d'accueil, sauf si leur nouvelle demande est enregistrée en procédure accélérée ou s'ils établissent que l'Etat membre responsable n'a pas voulu traiter leur demande d'asile et demande au tribunal de bien vouloir procéder à une substitution de motif. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la décision contestée, la demande d'asile de M. C était enregistrée en " procédure Dublin " par les autorités françaises, ces dernières n'ayant procédé, au vu des pièces du dossier, à l'enregistrement de cette demande en procédure accélérée qu'à compter du 9 avril 2021. Le requérant n'établit en outre, ni même n'allègue, que les autorités italiennes n'auraient pas voulu traiter sa demande d'asile. Ainsi, il résulte de l'instruction que l'OFII aurait pris la même décision s'il avait entendu se fonder initialement sur ce motif. Il y a, dès lors, lieu de procéder à la substitution demandée, qui ne prive M. C d'aucune garantie procédurale liée au motif substitué.
15. Enfin, si le requérant soutient qu'il devait être considéré comme une personne vulnérable aux motifs qu'il est isolé sur le territoire français, qu'il ne dispose pas d'hébergement et ne reçoit aucune aide, il n'apporte toutefois aucune précision ni aucun justificatif sur ses conditions de vie et ses ressources. Par suite, les pièces du dossier ne permettent pas d'établir une situation de vulnérabilité au sens de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
16. Il suit de là que le moyen tiré de la violation des dispositions combinées précitées des articles L. 744-7 et D. 744-38 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
17. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, le requérant ne fournissant aucun élément de précision sur sa situation personnelle.
18. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 5 novembre 2020 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration doit être regardé comme lui ayant refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions de la requête présentées aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Elatrassi et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 9 février 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Bailly, présidente,
- Mme F et Mme A, conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mars 2023.
La rapporteure,
Signé
D. FLa présidente,
Signé
P. BaillyLa greffière,
Signé
A. Hussein
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026