jeudi 20 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2101054 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | LEXAVOUE NORMANDIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 mars et 27 décembre 2021, la SCI Moulin de Vittefleur, représentée par Me Mosquet, SELARL Lexavoue Normandie, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 janvier 2021 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a fixé des prescriptions complémentaires relatives à la mise en conformité des ouvrages hydrauliques de la minoterie de Vittefleur (ROE 38397, 105854 et 105855) sur la commune de Vittefleur ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de l'arrêté contesté ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que le moulin de Vittefleur dispose des éléments nécessaires à l'exploitation de la force hydraulique, lesquels sont fonctionnels et qu'en l'absence d'exploitation de la force motrice de l'eau, il n'existe pas de rupture dans la continuité écologique ;
- il est entaché d'une erreur de droit, dès lors qu'elle est fondée à se prévaloir de l'article L. 214-18-1 du code de l'environnement et du fait que ses ouvrages sont dispensés des obligations inhérentes au classement du cours d'eau la " Durdent " au titre du 2° de l'article L. 214-17-I du même code, destinées à assurer la continuité écologique des cours d'eau.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 décembre 2021, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- la décision du Conseil d'Etat du 28 juillet 2022, n° 443911 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Duff,
- et les conclusions de M. Cotraud, rapporteur public,
- les observations de Mme E représentant le préfet de la Seine-Maritime,
- la SCI Moulin de Vittefleur n'étant ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Le 1er août 2008, la SCI Moulin de Vittefleur, dont le représentant est M. F, a acquis le moulin à eau de Vittefleur, situé sur le territoire de la commune de Vittefleur, installé sur le cours d'eau non domanial " la Durdent ". La SCI Moulin de Vittefleur est reconnue fondée en titre en vertu de la présence du moulin sur la carte de Cassini. Du fait de ses caractéristiques techniques, le moulin possède trois ouvrages hydrauliques ROE 38397 consistant en une décharge de la minoterie de Vittefleur, ROE 105854 et 105855 consistant respectivement en une chute RG et RD de la minoterie de Vittefleur. Les ouvrages du moulin de Vittefleur ont été identifiés dans le cadre d'un recensement réalisé par le préfet de la Seine-Maritime des ouvrages nécessitant un rétablissement de la continuité écologique. En application des dispositions de l'article R. 181-45 du code de l'environnement, par un courrier du 24 novembre 2020, le préfet a communiqué à la SCI intéressée un projet d'arrêté fixant des prescriptions complémentaires à la mise en conformité des ouvrages hydrauliques du moulin de Vittefleur. Par arrêté du 15 janvier 2021, le préfet de la Seine-Maritime a, sur le fondement des dispositions de l'article L. 214-17 de ce code, fixé des prescriptions complémentaires relatives à la mise en conformité des ouvrages, consistant d'une part en la remise d'une étude d'incidence et de franchissabilité piscicole avant le 31 décembre 2021, et d'autre part, en une mise en conformité des ouvrages permettant le rétablissement de la continuité écologique à l'échéance du mois d'octobre 2022. Par sa requête, la SCI Moulin de Vittefleur demande l'annulation de l'arrêté du 15 janvier 2021.
2. Il appartient au juge du plein contentieux de la police de l'eau d'apprécier le respect des règles de fond régissant l'installation au regard des circonstances de fait et de droit en vigueur à la date à laquelle il se prononce.
3. Parmi les éléments que l'article L. 211-1 du code de l'environnement se donne pour mission de protéger pour parvenir à une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau et auxquels renvoie l'article L. 181-3 du même code, figure notamment " le rétablissement de la continuité écologique au sein des bassins hydrographiques ".
4. Le représentant de l'Etat est compétent pour prendre des arrêtés complémentaires fixant les prescriptions additionnelles nécessaires à la protection des éléments susmentionnés, en vertu de l'article L. 181-14 du code de l'environnement : " () L'autorité administrative compétente peut imposer toute prescription complémentaire nécessaire au respect des dispositions des articles L. 181-3 et L. 181-4 à l'occasion de ces modifications, mais aussi à tout moment s'il apparaît que le respect de ces dispositions n'est pas assuré par l'exécution des prescriptions préalablement édictées. ".
5. En premier lieu, par un arrêté n° 20-43 du 15 juin 2020, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n° 76-2020-94 de la préfecture, le préfet de la Seine-Maritime a accordé une délégation de signature à M. A B, directeur départemental des territoires et de la mer de la Seine-Maritime, à l'effet de signer les actes listés en annexe de cet arrêté, soit, notamment, en matière de police des eaux continentales, les décisions relatives aux " prescriptions complémentaires, modification, renouvellement d'autorisation et transfert de bénéficiaire ". L'article 2 du même arrêté prévoit que M. B peut donner subdélégation de signature aux agents placés sous son autorité. Par une décision n° 20-067 du 2 septembre 2020, régulièrement publiée le 4 septembre 2020 au recueil des actes administratifs n° 76-2020-154 de la préfecture, M. B a notamment donné subdélégation de signature à M. D C, responsable du service " transitions ressources et milieux ", signataire de l'arrêté en litige, à l'effet de signer les décisions en matière de police des eaux continentales relatives aux " prescriptions complémentaires, modification, renouvellement d'autorisation et transfert de bénéficiaire ". Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté contesté doit, dès lors, être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 214-17 du code de l'environnement : " I.-Après avis des conseils départementaux intéressés, des établissements publics territoriaux de bassin concernés, des comités de bassins et, en Corse, de l'Assemblée de Corse, l'autorité administrative établit, pour chaque bassin ou sous-bassin : / 1° Une liste de cours d'eau, parties de cours d'eau ou canaux parmi ceux qui sont en très bon état écologique ou identifiés par les schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs vivant alternativement en eau douce et en eau salée est nécessaire, sur lesquels aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique. / Le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants, régulièrement installés sur ces cours d'eau, parties de cours d'eau ou canaux, est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux, de maintenir ou d'atteindre le bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant ou d'assurer la protection des poissons migrateurs vivant alternativement en eau douce et en eau salée ; / 2° Une liste de cours d'eau, parties de cours d'eau ou canaux dans lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs. Tout ouvrage doit y être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant, sans que puisse être remis en cause son usage actuel ou potentiel, en particulier aux fins de production d'énergie. S'agissant plus particulièrement des moulins à eau, l'entretien, la gestion et l'équipement des ouvrages de retenue sont les seules modalités prévues pour l'accomplissement des obligations relatives au franchissement par les poissons migrateurs et au transport suffisant des sédiments, à l'exclusion de toute autre, notamment de celles portant sur la destruction de ces ouvrages. () ". Aux termes de l'article L. 214-18-1 du même code : " Les moulins à eau équipés par leurs propriétaires, par des tiers délégués ou par des collectivités territoriales pour produire de l'électricité, régulièrement installés sur les cours d'eau, parties de cours d'eau ou canaux mentionnés au 2° du I de l'article L. 214-17, ne sont pas soumis aux règles définies par l'autorité administrative mentionnées au même 2°. Le présent article ne s'applique qu'aux moulins existant à la date de publication de la loi n° 2017-227 du 24 février 2017 ratifiant les ordonnances n° 2016-1019 du 27 juillet 2016 relative à l'autoconsommation d'électricité et n° 2016-1059 du 3 août 2016 relative à la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables et visant à adapter certaines dispositions relatives aux réseaux d'électricité et de gaz et aux énergies renouvelables. ".
7. Par deux arrêtés du 4 décembre 2012, publiés au Journal officiel du 18 décembre 2012, le préfet coordonnateur du bassin Seine-Normandie a classé le cours de la " Durdent " dans les listes des cours d'eau visées par les dispositions des 1° et 2° du I de l'article L. 214-7 du code de l'environnement.
8. Il résulte des dispositions de la directive du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire, de celles du règlement du 18 septembre 2007 instituant des mesures de reconstitution du stock d'anguilles européennes, ainsi que de l'article L. 214-17 du code de l'environnement, que les mesures de classements prévues au I de cet article ainsi que les prescriptions susceptibles d'être imposées aux ouvrages installés sur les cours d'eau ainsi classés, d'une part, apportent un concours essentiel aux objectifs définis par la directive du 23 octobre 2000 ainsi qu'à l'article L. 211-1 du même code, d'autre part, constituent l'unique dispositif prévu par le plan de gestion de l'anguille adopté par la France en application du règlement du 18 septembre 2007 concernant les ouvrages identifiés comme susceptibles d'affecter les mouvements migratoires des anguilles aux fins d'atteindre l'objectif fixé au paragraphe 4 de l'article 2 de ce règlement.
9. Le préfet de la Seine-Maritime a fixé des prescriptions complémentaires d'une part à l'article 3.2 de l'arrêté en litige, consistant en la remise d'une étude aux services de l'Etat comportant les éléments permettant la franchissabilité piscicole pour les espèces migratoires suivantes : anguilles, lamproies, truites, Fario, truites de mer avant le 31 décembre 2021, et d'autre part à l'article 4 intitulé " rétablissement de la continuité écologique ", consistant en une mise en conformité des ouvrages du moulin de Vittefleur à l'échéance du mois d'octobre 2022, conformément aux articles L. 214-17 et L. 214-18 du code de l'environnement.
10. En l'espèce, si la société requérante invoque les dispositions précitées de l'article L. 214-18-1 du code de l'environnement pour soutenir qu'aucune obligation résultant du 2° du I de l'article L. 214-17 du même code ne peut être imposée aux ouvrages hydrauliques dont elle est propriétaire, ces dispositions, en tant qu'elles exonèrent les moulins à eau existant à la date de publication de la loi du 24 février 2017 des obligations mentionnées au 2° du I de l'article L. 214-17 du code de l'environnement, indépendamment de leur incidence sur la continuité écologique des cours d'eau concernés et de leur capacité à affecter les mouvements migratoires des anguilles, méconnaissent toutefois, ainsi que l'a jugé le Conseil d'Etat dans une décision du 28 juillet 2022, n° 443911, les objectifs de la directive du 23 octobre 2000 ainsi que le règlement du 18 septembre 2007. En tout état de cause, ces dispositions s'appliquent aux seuls moulins à eau équipés par leurs propriétaires, par des tiers délégués ou par des collectivités territoriales pour produire de l'électricité. La SCI Moulin de Vittefleur ne peut dès lors se prévaloir de ces dispositions.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 214-109 du code de l'environnement, dans sa version issue du décret n° 2007-1760 du 14 décembre 2007 : " Constitue un obstacle à la continuité écologique, au sens du 1° du I de l'article L. 214-17 et de l'article R. 214-1, l'ouvrage entrant dans l'un des cas suivants : / 1° Il ne permet pas la libre circulation des espèces biologiques, notamment parce qu'il perturbe significativement leur accès aux zones indispensables à leur reproduction, leur croissance, leur alimentation ou leur abri ; / 2° Il empêche le bon déroulement du transport naturel des sédiments ; / 3° Il interrompt les connexions latérales avec les réservoirs biologiques ; / 4° Il affecte substantiellement l'hydrologie des réservoirs biologiques. ". Aux termes de la rubrique 3.1.1.0 de la nomenclature annexée à l'article R. 214-1 de ce code : " 3.1.1.0. Installations, ouvrages, remblais et épis, dans le lit mineur d'un cours d'eau, constituant : / () 2° Un obstacle à la continuité écologique : / a) Entraînant une différence de niveau supérieure ou égale à 50 cm, pour le débit moyen annuel de la ligne d'eau entre l'amont et l'aval de l'ouvrage ou de l'installation (A) ; / Au sens de la présente rubrique, la continuité écologique des cours d'eau se définit par la libre circulation des espèces biologiques et par le bon déroulement du transport naturel des sédiments. ".
12. Par sa décision du 15 janvier 2021, le préfet de la Seine-Maritime a estimé que les ouvrages hydrauliques de la minoterie de Vittefleur enregistrés sous le codes ROE 38397, 105854 et 105855, correspondant respectivement à la décharge de la minoterie ainsi qu'aux chutes RG et RD de la minoterie, sont reconnus autorisés au titre du code de l'environnement mais que le moulin n'est plus en activité et les ouvrages hydrauliques associés ne sont plus fonctionnels, entrainant un différentiel de 83 centimètres entre la ligne d'eau en amont et la ligne d'eau d'aval. Le préfet, tenant compte de ces éléments, a considéré que la hauteur de chute des ouvrages constitue un obstacle sélectif pour la majorité des poissons migrateurs et qu'il est nécessaire d'améliorer sur ce site les conditions d'accès aux zones potentielles de frayères situées en amont ainsi que le transport des sédiments, afin de restaurer la continuité écologique sur le cours d'eau de " la Durdent ".
13. Pour contester l'arrêté préfectoral fixant des prescriptions complémentaires relatives à la mise en conformité de ses ouvrages hydrauliques, la SCI Moulin de Vittefleur fait valoir que ses ouvrages hydrauliques demeurent présents et fonctionnels. Cette seule circonstance est toutefois sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué permettant au préfet de la Seine-Maritime de fixer des prescriptions complémentaires. La SCI Moulin de Vittefleur, qui reconnait l'absence d'exploitation de la force motrice de l'eau, la vanne ouverte permettant un écoulement naturel de l'eau, ne conteste pas l'existence d'un différentiel de 83 centimètres entre la ligne d'eau amont et la ligne d'eau en aval de l'ouvrage. Par suite, le moyen tiré de ce que les ouvrages hydrauliques demeureraient fonctionnels et que l'écoulement de l'eau se ferait naturellement doivent être écartés.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la SCI Moulin de Vittefleur n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 15 janvier 2021 du préfet de la Seine-Maritime. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SCI Moulin de Vittefleur est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Moulin de Vittefleur et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Bailly, présidente,
- M. Le Duff, premier conseiller et Mme Thielleux conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juillet 2023.
Le rapporteur,
V. Le DuffLa présidente,
P. Bailly
La greffière,
A. Hussein
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026