LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2101531

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2101531

mardi 30 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2101531
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1 ère Chambre
Avocat requérantDE BEZENAC & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 20 avril 2021 et le 17 septembre 2021, Mme C A, représentée par la SELARL de Bézenac et Associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions des 24 novembre 2020 et 18 février 2021 par lesquelles le centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen a refusé le paiement des heures supplémentaires effectuées en 2019 ;

2°) d'enjoindre au CHU de Rouen de lui verser les sommes dues ;

3°) de mettre à la charge du CHU de Rouen la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le refus de paiement :

- a été adopté par une autorité incompétente ;

- repose sur des faits inexacts dès lors que les repos de 2019 ont été récupérés au titre des heures supplémentaires effectuées en 2018 et du reliquat de 2017 alors que les heures supplémentaires effectuées en 2019 n'ont fait l'objet ni d'une récupération ni d'une indemnisation, mise à part une période de deux heures ;

- les heures supplémentaires effectuées en 2018 n'ont pas été récupérées sur l'année 2018.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2021, le CHU de Rouen conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Les parties ont, le 15 février 2023 et le 28 avril 2023, été averties que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions d'annulation dirigées contre la décision du 24 novembre 2020. Mme A y a répondu par mémoire du 28 février 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n° 2002-8 du 4 janvier 2002 ;

- le décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Deflinne, premier conseiller,

- les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique,

- et les observations de Me Muta, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, infirmière exerçant dans le corps des infirmiers en soins généraux hospitaliers de 1er grade au sein du CHU de Rouen a été placée en disponibilité depuis le 27 août 2019. Par courriel du 5 octobre 2020, elle a sollicité le paiement d'heures supplémentaires. Sa demande a été rejetée le 24 novembre 2020. Le 13 janvier 2021, Mme A a formé un recours administratif à l'encontre de cette décision, laquelle a été maintenue par l'établissement public de santé le 18 février 2021. Mme A demande l'annulation des décisions adoptées par le CHU le 24 novembre 2020 et le 18 février 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 18 février 2021 :

2. En premier lieu, M. B, directeur des ressources humaines adjoint, qui a signé la décision attaquée, bénéficiait d'une délégation de signature de Mme D, directrice générale, en date du 2 janvier 2019, à l'effet notamment de signer la décision en litige. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée manque en fait.

3. En second lieu, aux termes de l'article 9 du décret du 4 janvier 2002 relatif au temps de travail et à l'organisation du travail dans les établissements mentionnés à l'article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, dans sa version applicable au litige : " Le travail est organisé selon des périodes de référence dénommées cycles de travail définis par service ou par fonctions et arrêtés par le chef d'établissement après avis du comité social d'établissement ou du comité social. Le cycle de travail est une période de référence dont la durée se répète à l'identique d'un cycle à l'autre et ne peut être inférieure à la semaine ni supérieure à douze semaines ; le nombre d'heures de travail effectué au cours des semaines composant le cycle peut être irrégulier. () Les heures supplémentaires et repos compensateurs sont décomptés sur la durée totale du cycle. Les repos compensateurs doivent être pris dans le cadre du cycle de travail. " Aux termes de l'article 15 du même décret : " Lorsque les besoins du service l'exigent, les agents peuvent être appelés à effectuer des heures supplémentaires en dépassement des bornes horaires définies par le cycle de travail dans la limite de 180 heures par an et par agent. Ce plafond est porté à 220 heures pour les catégories de personnels suivantes : infirmiers spécialisés, cadres de santé infirmiers, sages-femmes, sages-femmes cadres de santé, personnels d'encadrement technique et ouvrier, manipulateurs d'électroradiologie médicale. () Les heures supplémentaires font l'objet soit d'une compensation horaire donnant lieu à une récupération au moins d'égale durée, soit d'une indemnisation. Les conditions de la compensation ou de l'indemnisation sont fixées par décret. Les modalités générales de recours à la compensation ou à l'indemnisation sont fixées par le chef d'établissement après avis du comité technique d'établissement ou du comité technique. "

4. S'il n'est en définitive pas contesté que Mme A a effectué des heures supplémentaires au cours de l'année 2019, elle n'apporte pas la preuve que les repos compensatoires qu'elle a pris au cours de l'année 2019 trouveraient leur origine dans les heures supplémentaires effectuées en 2018 qui, elles-mêmes, procéderaient pour partie d'un reliquat d'heures supplémentaires effectuées en 2017 et non, comme le fait valoir l'administration, dans celles effectuées en 2019 alors même que le seul document signé par un cadre hospitalier relatif aux heures supplémentaires effectuées par la requérante ne corrobore pas ses dires, mais étaye ceux du CHU de Rouen. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision reposerait sur des faits inexacts doit être écarté.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 24 novembre 2020 :

5. Il ressort des pièces du dossier que le CHU de Rouen a, par la décision du 18 février 2021, entendu retirer la décision qu'il avait précédemment adoptée le 24 novembre 2020. Par suite, les conclusions de la requête qui sont dirigées contre cette dernière décision sont sans objet.

6. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 24 novembre 2020 et n'est pas recevable à demander l'annulation de celle du 18 février 2021 par lesquelles le CHU de Rouen a refusé le paiement des heures supplémentaires effectuées en 2019. Par voie de conséquence, les conclusions relatives au frais d'instance doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au centre hospitalier universitaire de Rouen.

Délibéré après l'audience du 16 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Minne, président,

M. Deflinne, premier conseiller,

M. Le Vaillant, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.

Le rapporteur,

Signé

T. DEFLINNE

Le président,

Signé

P MINNE

Le greffier,

Signé

N. BOULAY

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N. BOULAY

N°2101531

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions