jeudi 10 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2101580 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 avril 2021 et 27 septembre 2021, M. C B et la SELARL Geodia Conseils, représentés par Me André, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision tacite de refus du 4 mars 2021 et l'arrêté du 11 mars 2021 par lequel le maire de la commune de Vernon a rejeté la demande de permis d'aménager portant sur la création d'un terrain à bâtir sur un terrain situé rue Sainte Catherine, cadastré section AW 108 et AW 282 ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Vernon de délivrer le permis d'aménager sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à défaut et dans les mêmes conditions, d'instruire à nouveau la demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Vernon la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que les décisions contestées méconnaissent l'article 7.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vernon, dès lors que les dispositions de ce règlement n'ont pas identifié l'espace vert en cause parmi les éléments de paysage ou les sites et secteurs à protéger ou à conserver en application de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme ; en outre, il ressort du motif de refus qui leur est opposé que le maire de la commune de Vernon a entendu leur opposer une règle qui ne figure pas dans les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme de la commune, cette règle relevant au demeurant d'une appréciation subjective de la situation de la parcelle en cause.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 juin 2021, la commune de Vernon, représentée par le cabinet Richer et associés, droit public, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le permis d'aménager est fondé sur l'article 7.2 du règlement du plan local d'urbanisme communal, lequel poursuit, exactement, les mêmes objectifs que l'article UD.1 de ce règlement et dont la rédaction est quasiment identique ;
- le moyen soulevé par les requérants n'est pas fondé.
Par un courrier du 13 octobre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, dès lors que l'article 7.2 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme n'est pas applicable aux projets situés dans le périmètre de protection d'un monument classé ou inscrit à l'inventaire historique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vernon ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de M. Cotraud, rapporteur public,
- et les observations de Me André, représentant M. B et la SELARL Geodia Conseils, ainsi que celles de Me Meyer, pour le cabinet Richer et associés, droit public, représentant la commune de Vernon.
Une note en délibéré, présentée pour M. B et la SELARL Geodia Conseils, a été enregistrée le 21 octobre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B est propriétaire d'un terrain situé 40 rue Sainte Catherine à Vernon, cadastré section AW nos 108 et 282, d'une superficie de 1 135 m². Le 14 janvier 2020, la SELARL Geodia Conseils a déposé une demande de certificat d'urbanisme opérationnel auprès des services de la commune en vue de la création d'un lot à bâtir sur ce terrain. Par un certificat d'urbanisme du 19 mars 2020, le maire de la commune a déclaré l'opération projetée non réalisable, au motif que " le projet s'inscrit dans un îlot urbain où les jardins et espaces boisés situés à l'arrière des maisons d'habitation de la rue Sainte Catherine composent, en partie centrale de l'îlot, un vaste ensemble d'espaces verts " et que " la création d'un lot à bâtir à l'arrière de la parcelle située au 40, rue Sainte Catherine aurait pour conséquence de porter atteinte à cet ensemble d'espace vert, qui constitue un élément essentiel de l'environnement paysager existant ". Le 4 novembre 2020, M. B a déposé une demande de permis d'aménager relative au même projet auprès des services de la commune de Vernon. Le 4 mars 2021 est née, du silence gardé par le maire pendant un délai de quatre mois sur cette demande, une décision tacite de rejet. Par un arrêté du 11 mars 2021, le maire de la commune de Vernon a refusé de faire droit à sa demande au motif que le projet en cause ne respecte par l'article 7.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune. Par leur requête, M. B et la SELARL Geodia Conseils demandent l'annulation de la décision de refus tacite née le 4 mars 2021 et de l'arrêté du 11 mars 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'identification de la décision contestée :
2. D'une part, si le silence gardé par l'administration sur un recours gracieux ou hiérarchique fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite, se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme : " Le délai d'instruction de droit commun est de : / () c) Trois mois pour les autres demandes de permis de construire et pour les demandes de permis d'aménager. " et aux termes de l'article R. 423-24 du même code : " Le délai d'instruction de droit commun prévu par l'article R. 423-23 est majoré d'un mois : () c) Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques ; () ". Par ailleurs, l'article L. 424-2 de ce code dispose que : " Le permis est tacitement accordé si aucune décision n'est notifiée au demandeur à l'issue du délai d'instruction. / Un décret en Conseil d'Etat précise les cas dans lesquels un permis tacite ne peut être acquis. ". Aux termes de l'article R. 424-1 de ce code : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : / () b) Permis de construire, permis d'aménager ou permis de démolir tacite. () " et aux termes de l'article R. 424-3 du même code : " Par exception au b de l'article R*424-1, le défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction vaut décision implicite de rejet lorsque la décision est soumise à l'accord de l'architecte des Bâtiments de France et que celui-ci a notifié, dans les délais mentionnés aux articles R. * 423-59 et R. * 423-67, un avis défavorable ou un avis favorable assorti de prescriptions. () ".
4. Aux termes de l'article R. 421-2 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. () ".
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le projet en litige se situe dans les abords de monuments historiques. Il est en outre constant que la décision en cause est soumise à l'accord de l'architecte des Bâtiments de France et que celui-ci a émis le 16 novembre 2020 un avis favorable assorti de prescriptions. Ainsi, en application des dispositions combinées du code de l'urbanisme précitées, et dès lors qu'aucune décision expresse n'a été notifiée aux requérants à l'issue du délai d'instruction de quatre mois, dont il est constant qu'il a commencé à courir le 4 novembre 2020, une décision de rejet de leur demande de permis d'aménager est née le 4 mars 2021. Dans ces conditions, M. B et la SELARL Geodia Conseils doivent être regardés comme demandant l'annulation de l'arrêté du 11 mars 2021 par lequel le maire de la commune de Vernon a rejeté la demande de permis d'aménager, arrêté qui s'est substitué à la décision tacite de refus de permis d'aménager née le 4 mars 2021.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 11 mars 2021 :
6. Aux termes de l'article 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vernon : " Protection des éléments du paysage, îlots, espace public, bâtiments à préserver, mettre en valeur ou requalifier / Article L. 151-19 du code de l'urbanisme / 7.1 Les projets de constructions et d'utilisations des sols situés dans le périmètre de protection d'un monument classé ou inscrit à l'inventaire historique font l'objet d'une consultation auprès de l'Architecte des Bâtiments de France. / Les autres projets de construction ne devront en outre pas porter atteinte : / () - aux éléments de paysages, espaces publics, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou écologique définis conformément à l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme. ".
7. Par ailleurs, aux termes de l'article UD 1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vernon : " Sont interdits : / 1.1 Les constructions et établissements qui sont de nature à porter atteinte au caractère des lieux avoisinants. () ".
8. Pour rechercher l'existence d'une atteinte au caractère des lieux avoisinants, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité des lieux avoisinants sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
9. En l'espèce, il est constant que le projet en cause se situe dans les abords de monuments historiques, soit dans le périmètre de protection d'un monument classé ou inscrit à l'inventaire historique, au sens et pour l'application des dispositions précitées de l'article 7.1 du règlement du plan d'urbanisme de la commune de Vernon. Le projet a fait l'objet, de ce fait, d'une consultation auprès de l'Architecte des Bâtiments de France. Ainsi, en faisant application des dispositions précitées de l'article 7.2 du même règlement pour refuser de faire droit à la demande de permis d'aménager dont il était saisi, alors que ces dispositions ne sont pas applicables aux projets situés dans le périmètre de protection d'un monument classé ou inscrit à l'inventaire historique, le maire a méconnu le champ d'application de la loi.
10. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que les " jardins et espaces boisés situés à l'arrière des maisons d'habitation de la rue Sainte Catherine " ne font l'objet d'aucune protection particulière au titre du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vernon. En outre, la commune ne justifie pas en quoi le projet en litige, qui a pour objet la création d'un lot à bâtir sur une parcelle située dans une zone urbaine, serait de nature à porter atteinte au caractère des lieux avoisinants, en se bornant à faire valoir que les jardins et espaces boisés situés à l'arrière des maisons d'habitation de la rue Sainte Catherine constituent un élément essentiel de l'environnement paysager existant.
11. Si les indications contenues dans le rapport de présentation d'un plan local d'urbanisme ne sont pas, par elles-mêmes, opposables pour la délivrance d'une autorisation d'urbanisme, elles peuvent être prises en considération par le juge pour interpréter les dispositions d'un règlement du plan local d'urbanisme, lorsque cette interprétation ne ressort pas clairement de la seule lecture du texte de ces dispositions.
12. Eu égard à ce qui a été dit au point précédent, la commune ne peut utilement opposer dans ses mémoires en défense la méconnaissance, par le projet, du rapport de présentation du plan local d'urbanisme, alors que ce rapport mentionne au demeurant que le tissu composant la zone UD " dispose de capacités de construction neuve ". Ainsi, les requérants sont fondés à soutenir que la décision contestée est illégale en ce que le motif du refus qui la fonde n'est prévu par aucune disposition du règlement du plan local d'urbanisme de la commune.
13. Enfin, au vu de ce qui précède, et contrairement à ce que fait valoir la commune de Vernon en défense, l'article UD 1 du règlement du plan local d'urbanisme communal n'est pas de nature à fonder la décision contestée.
14. Il résulte de ce qui précède que M. B et la SELARL Geodia Conseils sont fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 11 mars 2021 par lequel le maire de la commune de Vernon a rejeté la demande de permis d'aménager portant sur la création d'un terrain à bâtir sur un terrain situé rue Sainte Catherine.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation d'urbanisme après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation sollicitée.
16. En l'espèce, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au maire de la commune de Vernon de délivrer à M. B un permis d'aménager pour le projet en cause. Un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement lui est imparti à cette fin.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des requérants, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Vernon demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Vernon une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et la SELARL Geodia Conseils et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 11 mars 2021 par lequel le maire de la commune de Vernon a rejeté la demande de permis d'aménager portant sur la création d'un terrain à bâtir sur un terrain situé rue Sainte Catherine est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Vernon de délivrer un permis d'aménager pour le projet en cause à M. B, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Article 3 : La commune de Vernon versera à M. C B et la SELARL Geodia Conseils une somme globale de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Vernon sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, premier dénommé en sa qualité de représentant unique des requérants et à la commune de Vernon.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Bailly, présidente,
- Mme D et Mme A, conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.
La rapporteure,
D. DLa présidente,
P. BaillyLa greffière,
A. Hussein
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026