mardi 10 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2101615 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | PONCET DEBOEUF BEIGNET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires complémentaires, enregistrés le 26 avril 2021, le 17 juin 2021 et le 25 janvier 2022, M. C A, représenté par Me Poncet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 novembre 2020 par lequel le préfet de l'Eure lui a ordonné de se dessaisir de toutes les armes de toute catégorie dont il était en possession dans le délai de trois mois, ou de les remettre immédiatement aux services de police et de gendarmerie, lui a interdit d'acquérir ou de détenir des armes de toute catégorie et a retiré la validation éventuelle du permis de chasser dont il serait titulaire ;
2°) d'annuler la décision du 23 février 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté son recours hiérarchique ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Eure de réexaminer sa demande d'autorisation de détention de ses armes et de radier la mention d'interdiction au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'arme (FNIADA) ;
4°) de diligenter une enquête administrative sur le fonctionnement des services de la préfecture de l'Eure chargés de l'instruction des demandes d'autorisation de détention d'armes ;
5°) d'enjoindre au préfet de l'Eure de lui restituer les armes saisies ;
6°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 2 178 euros en réparation de ses préjudices matériels et de son préjudice moral ;
7°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
- l'arrêté attaqué est fondé sur des faits matériellement inexacts ;
- son dossier de renouvellement d'autorisation de détention d'armes était complet à la date de l'arrêté attaqué ;
- ce dossier était d'ailleurs complet dès l'enregistrement de sa demande par les services de gendarmerie de Gaillon le 25 février 2016 ;
- il se trouvait, en tout état de cause, dans l'impossibilité de produire, dans le courant de l'année 2020, le certificat de capacité et d'assiduité actualisé qui lui était demandé, en raison de la fermeture de son club de tir dans le contexte de crise sanitaire ;
- en dépit de l'impossibilité de produire un certificat de capacité et d'assiduité, le préfet de l'Eure aurait dû considérer qu'eu égard à son profil et à ses antécédents, le préfet pouvait ne pas tenir compte de cette pièce manquante pour considérer que son dossier était complet ;
- à la date de l'arrêté attaqué, il s'était déjà dessaisi de ses armes dès lors qu'il les avaient confiées en gardiennage à un armurier ;
- les services de la préfecture de l'Eure ont archivé sa demande de renouvellement d'autorisation formée en 2016 sans motif valable et sans l'en informer ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article R. 312-17 du code de la sécurité intérieure dès lors qu'à la date de cet arrêté, il avait demandé le renouvellement de son autorisation ;
- le courrier du 20 février 2020 est insuffisamment motivé ;
- il a été contraint d'exposer des frais pour le gardiennage de ses armes auprès d'un armurier durant le temps de l'instruction de ses demandes, engendrant un préjudice financier qui doit être réparé par l'Etat ;
- il a également subi un préjudice matériel et moral en raison de l'inertie des services de la préfecture de l'Eure dans le traitement de ses demandes d'autorisation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2021, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 novembre 2021, le ministre de l'intérieur conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à la suppression, sur le fondement des dispositions de l'article L. 741-2 du code de justice administrative, des mots entre " Monsieur B " et " puisque après ", au dernier paragraphe de la troisième page de la requête.
Le ministre soutient que :
- il se trouvait en situation de compétence liée à la date de l'arrêté attaqué pour ordonner le dessaisissement des armes de M. A ;
- les conclusions indemnitaires de M. A sont irrecevables dès lors qu'elles n'ont pas été précédées d'une demande préalable ;
- il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir de diligenter une enquête sur les causes d'un supposé dysfonctionnement des services de la préfecture de l'Eure ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu :
- l'ordonnance du 3 février 2022 fixant la clôture de l'instruction au 28 février 2022 à 12h;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Vaillant, conseiller,
- les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique,
- et les observations de Me Poncet, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, qui détient plusieurs armes dont un pistolet et un revolver de catégorie B, était bénéficiaire, s'agissant de ces armes de poing, d'autorisations de détention délivrées le 12 avril 2010 pour la pratique du tir sportif. Ces autorisations expiraient le 12 avril 2013. L'intéressé n'en a pas sollicité le renouvellement dans les délais prescrits par les dispositions réglementaires en vigueur et a été invité, par les services de la préfecture de l'Eure, le 29 janvier 2015, à régulariser sa situation, sous peine de devoir se dessaisir de ces armes. Le 25 février 2016, il s'est présenté au commissariat de gendarmerie de Gaillon afin de solliciter le renouvellement des autorisations et aurait, à cette occasion, produit plusieurs pièces justificatives. Par des courriers du 10 mars 2016 et du 8 novembre 2016, il a, à nouveau, été invité par l'autorité préfectorale à régulariser sa situation en présentant un dossier complet. Au cours de l'année 2019, M. A s'est enquis de l'état de l'instruction de son dossier et, sur demande du préfet, a transmis certaines pièces justificatives. Par un courrier du 20 février 2020, l'administration l'a invité à se dessaisir, dans le délai d'un mois, de deux armes de catégorie B en cause dont les autorisations de détention avaient expiré et n'avaient pas été renouvelées par dépôt d'un dossier complet. Cette invitation a été réitérée par un courrier du 2 octobre 2020. M. A n'ayant pas justifié s'être dessaisi de ses armes dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires en vigueur, le préfet de l'Eure, par l'arrêté attaqué du 19 novembre 2020, a ordonné le dessaisissement de toutes les armes de toute catégorie dont il était en possession dans le délai de trois mois, ou à défaut de dessaisissement dans ce délai, de les remettre immédiatement aux services de police et de gendarmerie, lui a interdit d'acquérir ou de détenir des armes de toute catégorie et a retiré la validation éventuelle d'un permis de chasser. Par un courrier du 24 novembre 2020, auquel le préfet de l'Eure n'a pas donné suite, M. A a contesté cette décision. Par un courrier du 28 décembre 2020, il a formé un recours hiérarchique contre l'arrêté du 19 novembre 2020 auprès du ministre de l'intérieur, qui l'a rejeté par une décision du 23 février 2021 dont l'annulation est également demandée au tribunal.
Sur la recevabilité des conclusions indemnitaires :
2. Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. "
3. Il ne résulte pas de l'instruction, ni même n'est allégué par le requérant, que ce dernier aurait sollicité de l'Etat le paiement d'une somme d'argent correspondant à l'indemnisation de ses préjudices matériels et de son préjudice moral. Par suite, le ministre de l'intérieur est fondé à soutenir que ces conclusions sont irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure, dans sa rédaction applicable à la date de l'arrêté attaqué : " Sans préjudice des dispositions de la sous-section 1, le représentant de l'Etat dans le département peut, pour des raisons d'ordre public ou de sécurité des personnes, ordonner à tout détenteur d'une arme, de munitions et de leurs éléments de toute catégorie de s'en dessaisir. / Le dessaisissement consiste soit à vendre l'arme les munitions et leurs éléments à une personne titulaire de l'autorisation, mentionnée à l'article L. 2332-1 du code de la défense, ou à un tiers remplissant les conditions légales d'acquisition et de détention, soit à la remettre à l'Etat. Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités du dessaisissement. / Sauf urgence, la procédure est contradictoire. Le représentant de l'Etat dans le département fixe le délai au terme duquel le détenteur doit s'être dessaisi de son arme, de ses munitions et de leurs éléments. " Aux termes de l'article R. 312-17 du même code, dans sa rédaction applicable au litige : " I. Doivent se dessaisir de leurs armes, éléments et munitions selon les modalités prévues aux articles R. 312-74 et R. 312-75 ou les faire neutraliser dans un délai de trois mois : / 1° Les bénéficiaires d'autorisations venues à expiration et dont le renouvellement n'a pas été demandé ; / () II. Le préfet ordonne la remise ou le dessaisissement de l'arme, de ses éléments ou des munitions dans les conditions prévues aux articles L. 312-7 ou L. 312-11 aux personnes suivantes : / () 2° Les bénéficiaires d'autorisations dont le renouvellement a été refusé ; / 3° Les bénéficiaires d'autorisations mentionnés au I qui ne se sont pas dessaisis de leurs armes, éléments ou munitions. "
5. D'autre part, en vertu de l'article R. 312-40 du code de la sécurité intérieure, les personnes majeures membres des associations sportives agréées, elles-mêmes membres d'une fédération sportive ayant reçu du ministre chargé des sports au titre de l'article L. 131-14 du code du sport, délégation pour la pratique du tir, dans la limite d'un nombre d'armes déterminé, peuvent être autorisées, pour la pratique du tir sportif, à acquérir et détenir certaines armes, munitions et leurs éléments, dans la limite de douze armes. En vertu du 4° de l'article R. 312-5 du même code, pour les autorisations mentionnées au 2° de l'article R. 312-40, les demandes d'autorisation doivent être accompagnées, notamment, d'un extrait d'acte de naissance avec mentions marginales. Par ailleurs, il résulte tant des dispositions de l'article R. 312-40 dans sa rédaction en vigueur jusqu'au 1er juillet 2020 que de celles de l'article R. 312-5, dans sa rédaction en vigueur à compter de cette date, que la délivrance de ces autorisations est subordonnée à la pratique régulière du tir, laquelle se traduit par une participation du demandeur à un certain nombre de séances contrôlées de pratique du tir au cours d'une période déterminée et espacées entre elles de certaines durées.
6. Enfin, aux termes de l'article R. 312-14 du code de la sécurité intérieure : " La demande de renouvellement doit être déposée au plus tard trois mois avant la date d'expiration de l'autorisation. Il en est délivré récépissé. Celui-ci vaut autorisation provisoire à compter de la date d'expiration de l'autorisation jusqu'à la décision expresse de renouvellement. Si la demande de renouvellement d'autorisation pour une arme n'est pas déposée dans le délai prescrit, il ne peut plus être délivré d'autorisation de renouvellement pour cette arme, sauf si le retard du dépôt est justifié par un empêchement de l'intéressé. "
7. En l'espèce, M. A disposait de deux autorisations de détention pour des armes de catégorie B, valables jusqu'au 12 avril 2013, qui lui avaient été délivrées le 12 avril 2010 sur le fondement des dispositions du 2° de l'article 28 du décret du 6 mai 1995 relatif à l'application du décret du 18 avril 1939 fixant le régime des matériels de guerre, armes et munitions, depuis codifiées au 2° de l'article R. 312-40 du code de la sécurité intérieure. Il est constant qu'il n'avait pas sollicité le renouvellement de ces autorisations dans les conditions prévues à l'article R. 312-14 de ce code.
8. En premier lieu, si M. A soutient qu'il avait déposé un dossier complet de demande d'autorisation auprès des services de la gendarmerie de Gaillon le 25 février 2016, il n'apporte aucune justification des documents qu'il aurait produits à cette occasion, à supposer d'ailleurs qu'une démarche auprès d'une brigade de gendarmerie ait pu valoir dépôt d'une demande auprès de la préfecture de l'Eure. En tout état de cause, il ressort des déclarations faites par le requérant dans un courriel adressé à un agent de la préfecture le 28 novembre 2016 que le dossier qu'il soutenait avoir remis aux services de gendarmerie ne contenait pas, notamment, d'extrait d'acte de naissance. Il ressort des pièces du dossier que, eu égard à cette incomplétude, la demande de M. A a été classée sans suite par les services de la préfecture. La circonstance qu'il n'a pas été informé du sort ainsi réservé à sa demande, alors au demeurant que l'autorité préfectorale avait sollicité des pièces complémentaires le 8 novembre 2016 et n'avait à aucun moment accusé réception d'un dossier complet, est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué. Si le requérant soutient ensuite qu'il a complété le dossier de sa demande au cours des années 2019 et 2020 et s'il a effectivement produit, après la réouverture de l'instruction de sa demande, plusieurs pièces justificatives, il est constant qu'il n'a pas justifié d'une pratique régulière du tir dans les conditions prévues, avant le 1er juillet 2020, par l'article R. 312-40 du code de la sécurité intérieure et par l'arrêté du 16 décembre 1998 pris pour son application et, depuis le 1er juillet 2020, par l'article R. 312-5 du même code et par l'arrêté du 28 avril 2020 pris pour son application. Les circonstances qu'il avait confié ses armes en gardiennage à un armurier dès l'année 2016, que son club de tir était fermé au cours de l'année 2020 en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 et que son profil et ses antécédents militaires témoignaient de son sérieux dans la pratique du tir et la détention d'armes sont sans incidence sur le fait que son dossier de demande d'autorisation était incomplet à la date de l'arrêté attaqué. Enfin, si le requérant soutient qu'il s'était en réalité dessaisi de ses armes en les confiant à un armurier, il est constant qu'il en a conservé la propriété et les factures de gardiennage dont il fait état ne justifient pas d'un dessaisissement au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure. Par suite, c'est sans fonder sa décision sur des faits matériellement inexacts, ni sans faire une inexacte application des dispositions de l'article R. 312-17 du code de la sécurité intérieure, que le préfet de l'Eure a considéré que M. A se trouvait dans une situation qui justifiait qu'il lui soit ordonné de se dessaisir de ses armes.
9. En second lieu, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation du courrier du 20 février 2020, qui constitue une simple mesure préparatoire à l'arrêté du 19 novembre 2020, est inopérant.
10. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 19 novembre 2020 par lequel le préfet de l'Eure lui a ordonné de se dessaisir de toutes les armes de toute catégorie dont il était en possession dans le délai de trois mois, ou à défaut de dessaisissement dans ce délai, de les remettre immédiatement aux services de police et de gendarmerie, lui a interdit d'acquérir ou de détenir des armes de toute catégorie et a retiré la validation éventuelle d'un permis de chasser, ni de la décision du 23 février 2021 de rejet de son recours hiérarchique. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à ce que le tribunal diligente une enquête :
11. Il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir de diligenter des enquêtes sur les prétendus dysfonctionnements des services d'une administration. Par suite, les conclusions de M. A tendant à cette fin sont irrecevables.
Sur la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires :
12. Les termes employés par M. A, au dernier paragraphe de la troisième page de sa requête du 26 avril 2021, dont la suppression est demandée par le ministre de l'intérieur, pour regrettables qu'ils soient, n'excèdent pas les limites de la controverse entre parties dans le cadre d'une procédure contentieuse. Dès lors, il n'y a pas lieu d'en prononcer la suppression par application des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative, qui permettent aux tribunaux, dans les causes dont ils sont saisis, de prononcer la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme d'argent soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du ministre de l'intérieur présentées sur le fondement de l'article L. 741-2 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au préfet de l'Eure et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
M. Deflinne, premier conseiller,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2023.
Le rapporteur,
A. LE VAILLANT
Le président,
P. MINNELe greffier,
N. BOULAY
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026