mardi 14 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2101813 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4 ème Chambre |
| Avocat requérant | CHERRIER BODINEAU |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés le 11 mai 2021, le 21 juin 2022 et le 16 août 2022, sous le numéro 2101813, Mme C E, représentée par la SCP Cherrier-Bodineau, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier régional et universitaire de (CHU) Rouen à lui verser la somme de 90 245,11 euros en réparation des préjudices résultant de sa prise en charge médicale ;
2°) de mettre à la charge du CHU de Rouen, outre les entiers dépens, une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le CHU de Rouen a commis une faute dans sa prise en charge médicale ;
- l'indemnisation de son déficit fonctionnel temporaire doit être fixée à la somme de 3 107,50 euros ;
- en retenant un coût horaire de 20 euros, les frais d'assistance par tierce personne avant consolidation s'élèvent à la somme de 6 142 euros ;
- le déficit fonctionnel permanent doit être indemnisé, compte tenu de son âge et du taux retenu par l'expert, à hauteur de 10 332 euros ;
- la somme de 1 000 euros doit lui être attribuée au titre des souffrances endurées ;
- elle doit être indemnisée à hauteur de 51 705,612 euros au titre des frais de recours à tierce personne permanent ;
- elle est fondée à solliciter la somme de 5 000 euros au titre du préjudice d'agrément ;
- son état de santé nécessite l'acquisition d'un véhicule automobile équipé d'une boite automatique ; son préjudice s'élève ainsi à 12 958 euros en tenant compte de la durée d'amortissement du véhicule de 5 ans.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 avril 2022 et le 13 juillet 2022, le centre hospitalier régional et universitaire de Rouen, représenté par Me Chiffert, demande au tribunal de :
1°) de limiter la responsabilité du CHU à 50 % concernant les préjudices permanents ou, subsidiairement à 70 % ;
2°) d'allouer à Mme E la somme maximale de 1 469, 80 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;
3°) de lui allouer la somme maximale de 500 euros au titre des souffrances endurées ;
4°) d'allouer à Mme E la somme maximale de 1 383,56 euros au titre de l'assistance par une tierce personne ;
5°) de lui allouer la somme maximale de 6 000 euros, après application d'un taux de perte de chance de 50 %, ou à titre subsidiaire, la somme de 8 400 euros, après application du taux de perte de chance de 70 % au titre du déficit fonctionnel permanent ;
6°) de rejeter les demandes formulées au titre du préjudice d'agrément, des gains professionnels et de l'incidence professionnelle ;
7°) de rejeter la demande de Mme E formulée au titre des frais d'adaptation du véhicule et, à titre subsidiaire, de lui allouer la somme de 9 256,26 euros ;
8°) d'allouer à Mme E la somme maximale de 23 934,68 euros, après application du taux de perte de chance de 50 %, ou à titre subsidiaire, la somme de 33 508,56 euros, après application du taux de perte de chance de 70 %, au titre de la tierce personne permanente, après avoir distingué les périodes échues et à échoir ;
9°) de mettre à sa charge la somme maximale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- il y a lieu de retenir un taux d'imputabilité des préjudices permanents de 50 %, dès lors qu'ils ne sont que partiellement imputables au manquement dans la prise en charge de la patiente ; à titre subsidiaire, ce taux sera fixé tout au plus à 70 % ;
- l'indemnisation du déficit fonctionnel temporaire ne saurait excéder 1 496,80 euros ;
- l'indemnisation des souffrances endurées ne saurait excéder 500 euros ;
- il y a lieu de limiter l'indemnisation au titre de son besoin en aide humaine temporaire à la somme de 1 383,56 euros ;
- l'indemnisation du déficit fonctionnel permanent ne saurait excéder 6 000 euros après application d'un taux d'imputabilité de 50 % ou, à titre subsidiaire, la somme de 8 400 euros après application d'un taux d'imputabilité de 70 % ;
- le préjudice d'agrément n'a pas été retenu par l'expert et n'est pas démontré par la requérante ;
- Mme E ne conclut pas à l'indemnisation de son préjudice professionnel ;
- il y a lieu de rejeter la demande formulée au titre des frais d'adaptation du véhicule ou, à titre subsidiaire, de limiter le montant de l'indemnisation à une somme de 9 256,28 euros ;
- l'indemnisation du préjudice lié à l'assistance permanente d'une tierce personne doit être limitée à la somme maximale de 23 934,68 euros, après application du taux de perte de chance de 50 % ou, à titre subsidiaire, à la somme de 33 508,56 euros, après application d'un taux de responsabilité de 70 %.
Par une lettre enregistrée le 27 juillet 2022, la caisse primaire d'assurance maladie Rouen-Elbeuf-Dieppe indique qu'elle n'entend pas intervenir dans la présente instance.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 mai 2021 et le 31 janvier 2022 sous le numéro 2101884, Mme C E, représentée par la SCP Cherrier Bodineau, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Saint-Etienne du Rouvray à lui verser la somme globale de 70 007,10 euros au titre des préjudices subis du fait de l'accident de service dont elle a été victime le 9 mars 2018 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Etienne du Rouvray, outre les entiers dépens de l'instance, la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la responsabilité sans faute de la collectivité est engagée en raison de l'accident de service dont elle a été victime ;
- en retenant un coût horaire de 20 euros, les frais d'assistance par tierce personne avant consolidation s'élèvent à la somme de 8 027,94 euros ;
- son état de santé nécessite l'acquisition d'un véhicule automobile équipé d'une boite automatique qui représente un surcoût évalué à 2 000 euros ; son préjudice s'élève ainsi à 12 026,66 euros en tenant compte de la durée d'amortissement du véhicule de 6 ans ;
- l'indemnisation de son déficit fonctionnel temporaire doit être fixée à la somme de 4 702,50 euros ;
- la somme de 15 000 euros doit lui être attribuée au titre des souffrances endurées ;
- son préjudice esthétique temporaire s'élève à 1 500 euros ;
- elle subit un préjudice d'agrément du fait de l'impossibilité dans laquelle elle se trouve de poursuivre son activité de natation qui s'élève à 10 000 euros ;
- son préjudice esthétique permanent doit être indemnisé à hauteur de 750 euros ;
- le déficit fonctionnel permanent doit être indemnisé, compte tenu de son âge, à hauteur de 18 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2021, la commune de Saint-Etienne du Rouvray, représentée par Me Enard-Bazire, conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés.
Vu :
- l'ordonnance n° 2001277 du 16 février 2021 par laquelle les frais et honoraires de l'expertise, liquidés et taxés à la somme de 1 500 euros TTC, ont été mis à la charge de Mme E ;
- les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme D,
- et les observations de Me Maleysson, représentant Mme E, de Me Le Chène, représentant le CHU de Rouen et de Mme A et Mme F, représentant la commune de Saint-Etienne du Rouvray.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, adjointe technique territoriale de 2nde classe, exerce les fonctions d'agent technique d'entretien de la piscine municipale au sein de la commune de Saint-Etienne du Rouvray. Elle a été victime d'un accident 9 mars 2018 sur son lieu de travail, reconnu imputable au service par un arrêté du 4 octobre 2018 du maire de la commune. A la suite de son accident, elle a été prise en charge au sein du CHU de Rouen où lui a été diagnostiquée une fracture du poignet. Après avoir réalisé des radiographies, elle a été autorisée à regagner son domicile après qu'une attelle lui a été posée. Face à la persistance de douleurs, Mme E s'est rendue, le 11 mars 2018, aux urgences du CHU de Rouen et son attelle a été repositionnée. Le 21 mars 2018, l'intéressée a été reçue en consultation orthopédique au sein du CHU de Rouen. A l'issue de cette consultation, une manchette en résine lui a été posée. A la suite de l'ablation de la manchette en résine, et malgré des séances de rééducation, la persistance des douleurs de Mme E a justifié la réalisation d'une scintigraphie le 29 mai 2018 mettant en évidence une importante hyperfixation du poignet droit en regard du foyer de la fracture. Malgré la poursuite de la prise en charge de Mme E, cette dernière souffre toujours de son poignet droit. Dans ce contexte, une expertise amiable a été diligentée avec le CHU de Rouen. A la suite du dépôt du rapport de l'expert le 18 janvier 2020, et après avoir formulé une demande indemnitaire le 27 janvier 2021, laquelle est restée sans réponse, Mme E demande au tribunal, par la requête enregistrée sous le numéro 2101813, de condamner le CHU de Rouen à lui verser la somme de 90 245,11 euros en réparation des préjudices résultant de sa prise en charge. Parallèlement, par une requête enregistrée le 3 avril 2020, Mme E a demandé la désignation d'un expert au juge des référés du tribunal administratif de Rouen qui, par une ordonnance du 20 novembre 2020, a prescrit la mesure d'expertise sollicitée. Le rapport d'expertise a été déposé au greffe le 14 janvier 2021. Par une lettre du 27 janvier 2021, Mme E a adressé une demande indemnitaire à la commune tendant à la réparation des préjudices subis du fait de son accident de service. En l'absence de réponse, elle demande au tribunal, par la requête enregistrée sous le numéro 2101884, de condamner la commune de Saint-Etienne du Rouvray à lui verser la somme globale de 70 007,10 euros. Ces requêtes présentent à juger les conséquences indemnitaires de la survenance et de la prise en charge d'un même accident, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. Aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. La mission confiée à l'expert peut viser à concilier les parties ".
3. Mme E demande la condamnation, d'une part, de la commune de Saint-Etienne du Rouvray sur le fondement de la responsabilité sans faute du fait de l'accident de service dont elle a été victime le 9 mars 2018, lui occasionnant une fracture du poignet et, d'autre part, du centre hospitalier universitaire de Rouen du fait des fautes que ce dernier aurait commises dans sa prise en charge de la requérante à la suite de son accident de service.
4. Si un expert judiciaire a été désigné, par ordonnance du 20 novembre 2020, en vue d'évaluer les préjudices dont la réparation est susceptible d'être demandée par l'intéressée à la collectivité qui l'emploie, le rapport d'expertise, qui ne se prononce pas sur l'imputabilité de son état de santé à une faute du CHU de Rouen et la part de préjudice qui en résulte, n'a pas été établi au contradictoire du centre hospitalier. En outre, l'expertise amiable organisée avec le CHU de Rouen, et alors même que le rapport d'expertise a été annexé aux conclusions de l'expert judiciaire, n'a pas davantage été réalisée au contradictoire de la commune de Saint-Etienne du Rouvray. De surcroît, les termes des deux rapports d'expertise présentent de multiples discordances, notamment quant à la date de consolidation de l'état de santé de Mme E, aux différentes périodes de prise en charge et au taux du déficit fonctionnel permanent de Mme E. Dans ces conditions, le tribunal n'est pas à même, en l'état de l'instruction, de statuer sur l'étendue des préjudices, leur imputabilité ainsi que les droits à réparation de Mme E. Il y a lieu, dès lors, d'ordonner avant dire droit une nouvelle expertise, qui n'apparait pas frustratoire, et dont les missions de l'expert sont définies à l'article 1er du présent jugement.
D E C I D E :
Article 1er : Il sera, avant de statuer sur les requêtes n°s 2101813 et 2101884 de Mme E, procédé par un expert, désigné par le président du tribunal administratif, à une expertise avec mission :
1°) de convoquer l'ensemble des parties ;
2°) de se faire communiquer l'ensemble des éléments qu'il estimera utiles au bon accomplissement de sa mission et d'entendre tout sachant ;
3°) de procéder à l'examen médical de Mme E et de décrire son état de santé en lien avec l'évènement survenu le 9 mars 2018 ;
4°) de décrire l'ensemble des soins qui lui ont été prodigués, à compter du 9 mars 2018, par le CHU de Rouen ;
5°) de dire si les soins prodigués ont été consciencieux, attentifs et conformes aux données acquises de la science médicale ou si, le cas échéant, des manquements ont été commis ; si des manquements ont été commis, les décrire ;
6°) de déterminer, le cas échéant, l'existence d'une perte de chance pour l'intéressée d'avoir échappé aux conséquences de ces manquements et de préciser le taux de cette perte de chance ;
7°) de fixer, le cas échéant, la date de consolidation de l'état de santé de Mme E ou, à défaut, de donner son avis sur la date prévisible ;
8°) d'évaluer les chefs de préjudices de Mme E :
a. Préjudices patrimoniaux temporaires :
- Frais divers, notamment d'assistance à tierce personne ;
b. Préjudices patrimoniaux permanents :
- Frais de véhicule adapté ;
- Assistance par tierce personne ;
c. Préjudices extrapatrimoniaux temporaires :
- Déficit fonctionnel temporaire ;
- Souffrances endurées ;
- Préjudice esthétique temporaire ;
d. Préjudices extrapatrimoniaux permanents :
- Déficit fonctionnel permanent ;
- Préjudice d'agrément ;
- Préjudice esthétique permanent.
10°) de se faire communiquer le relevé des débours de l'organisme social et d'indiquer si les frais qui y sont inclus sont en relation directe avec l'éventuel manquement relevé ;
11°) de prendre l'initiative, le cas échéant, avec l'accord des parties, de procéder à une médiation conformément aux dispositions de l'article R. 621-1 du code de justice administrative.
Article 2 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement entre Mme E, la commune de Saint-Etienne du Rouvray, le centre hospitalier universitaire de Rouen et la caisse primaire d'assurance maladie Rouen-Elbeuf-Dieppe.
Article 3 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-4 du code de justice administrative.
Article 4 : L'expert disposera des pouvoirs d'investigations les plus étendus. Il pourra entendre tout sachant, demander tous les documents et renseignements nécessaires à la bonne exécution de ses missions, faire toutes les constatations propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et à éclairer le tribunal. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif. Il pourra entendre toute personne concernée.
Article 5 : L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal en deux exemplaires dans un délai de six mois à compter de la notification de la décision du président du tribunal le désignant. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.
Article 6 : Les frais d'expertise sont réservés pour y être statué en fin d'instance.
Article 7 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à Mme C E, au centre hospitalier régional et universitaire de Rouen, à la commune de Saint-Etienne du Rouvray et à la caisse primaire d'assurance maladie Rouen-Elbeuf-Dieppe.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Boyer, présidente,
- M. Guiral, conseiller,
- Mme Boucetta, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2023.
La rapporteure,
Signé : H. B
La présidente,
Signé : C. BOYER Le greffier,
Signé : J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2101813 - 2101884
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026