LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2101836

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2101836

lundi 9 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2101836
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge Unique 1
Avocat requérantCHAUVEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 5 mai 2021, le 10 mai 2021, le 25 mai 2021, le 7 décembre 2021, le 1er septembre 2022 et le 26 octobre 2022, Mme A C veuve D, représentée par Me Chauvel, demande au tribunal :

1°) d'annuler la contrainte émise par le directeur de la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Seine-Maritime le 22 février 2021 référencée 3072346 A IM3 004 ;

2°) de mettre à la charge de la CAF de la Seine-Maritime la somme de 1 500 euros au titre de l'article 475-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

* l'opposition à contrainte est recevable ;

* l'erreur à l'origine de l'indu ne lui est pas imputable car elle a bien fait connaître l'ensemble des éléments relatifs à sa situation ;

* elle n'a pas été destinataire des mises en demeure adressées par la CAF de sorte que l'article R. 847-1-1 du code de la sécurité sociale n'a pas été respecté ;

* elle n'est pas redevable des sommes réclamées par la CAF car elle a bénéficié de remises gracieuses de ses indus de prime d'activité et s'est acquittée du solde de sa dette ;

* elle est en situation de précarité financière.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 août 2022, le 9 août 2022 et le 7 octobre 2022, la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime, représentée par son directeur, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que la requête, tardive et dépourvue de la décision contestée, n'est pas recevable et que l'indu réclamé était justifié.

Vu :

* la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;

* la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;

* les autres pièces du dossier.

Vu :

* le code de l'action sociale et des familles ;

* le code de la sécurité sociale ;

* le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

* le rapport de M. Deflinne, premier conseiller ;

* et les observations de Me Chauvel, représentant Madame C veuve D.

Le rapport de M. Deflinne, magistrat désigné, ayant été entendu au cours de l'audience publique.

À l'issue de l'audience, l'instruction a été clôturée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D a bénéficié de la prime d'activité. Suite au constat d'incohérences relevées dans le cadre d'un contrôle de ses ressources, celle-ci s'est, le 12 novembre 2019, vu réclamer la somme de 1 796,64 euros au titre d'un indu de prime d'activité pour la période du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019. Mme D a contesté cet indu le 20 novembre 2019. Son recours a été rejeté par la commission de recours amiable (CRA) de la CAF de la Seine-Maritime le 13 février 2020. Une contrainte a été rendue par le directeur de la CAF de la Seine-Maritime le 22 février 2021 qui a été signifiée à l'intéressée le 30 avril 2021. Par la présente requête, Mme D demande l'annulation de cette contrainte.

2. En premier lieu, la circonstance, à la supposer établie, que l'indu de prime d'activité en litige ne soit pas du fait de Mme D, de même que la précarité alléguée de cette dernière, sont sans incidence sur la légalité de l'indu en cause de sorte que ces moyens, dirigés contre la contrainte émise au titre de cet indu, sont inopérants.

3. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient Mme D, il résulte de l'instruction que des mises en demeures lui ont bien été adressées mais que les plis recommandés avec accusé de réception n'ont pas été retirés par la requérante voire, pour l'un d'entre eux, a été refusé par celle-ci. L'intéressée, par les pièces produites, ne justifie pas que les courriers et avis de passage adressés à l'adresse connue de l'administration auraient été délivrés à une autre adresse ou ne lui auraient pas été délivrés. Par suite, le moyen tiré de ce que la procédure préalable à l'adoption de la contrainte aurait été méconnue en raison de l'absence de mise en demeure préalable manque en fait.

4. En dernier lieu, s'il n'est pas contesté que Mme D a pu bénéficier de remises partielles de précédents indus de prime d'activité, il résulte de l'instruction qu'elle n'en a pas bénéficié en ce qui concerne la somme de 1 796,64 euros réclamée au titre de l'indu de prime d'activité pour la période du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019 pour lequel le recours de l'intéressée devant la CRA de la CAF de la Seine-Maritime a d'ailleurs été expressément rejeté le 13 février 2021. Par suite, le moyen tiré de ce que Mme D ne serait pas redevable des sommes réclamées doit être écarté.

5. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la contrainte rendue par le directeur de la CAF de la Seine-Maritime. Par voie de conséquence les conclusions présentées au titre des frais d'instance doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C veuve D et à la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 janvier 2023.

Le magistrat désigné,

Signé

T. B

Le greffier,

Signé

N. BOULAY

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N. BOULAY

N°2101836

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions