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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2102556

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2102556

jeudi 13 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2102556
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2 ème Chambre
Avocat requérantAXLAW

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 30 juin 2021 et 15 juin 2022, Mme A B, représentée par la Selarl Huon et Sarfati, avocats, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté non daté, notifié le 6 mai 2021, par lequel le maire de la commune d'Ernemont-la-Villette a refusé de lui délivrer un permis de construire portant sur la construction d'un pavillon sur une parcelle cadastrée 157 située au lieu-dit La Bucaille - chemin d'Alges - lot C à Ernemont-la-Villette ;

2°) d'annuler l'arrêté du 31 mai 2021, notifié le 1er juin 2021, par lequel le maire de la commune d'Ernemont-la-Villette a retiré et refusé le permis de construire tacite portant sur la construction d'un pavillon sur une parcelle cadastrée 157 située au lieu-dit La Bucaille - chemin d'Alges - lot C à Ernemont-la-Villette ;

3°) d'enjoindre au maire d'Ernemont-la-Villette, sur le fondement des dispositions des articles L.911-1 et suivants du code de justice administrative, de lui délivrer un certificat de permis de construire tacite portant sur la construction d'un pavillon de type R+combles perdus parcelle 157, lot C, situé chemin d'Alges à d'Ernemont-la-Villette ;

4°) de mettre à la charge de la commune d'Ernemont-la-Villette une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle est bénéficiaire d'un permis de construire tacite depuis le 28 février 2021 en application de l'article L. 424-2 du code de l'urbanisme et de l'article R. 424-1 du même code, dès lors qu'elle a déposé sa demande de permis de construire le 28 décembre 2020, que le récépissé de dépôt mentionnait un délai d'instruction de deux mois et qu'elle n'a jamais reçu notification d'aucune demande de pièces manquantes dans le délai d'un mois suivant son dépôt ;

- l'arrêté attaqué non daté, notifié le 6 mai 2021, qui doit s'analyser comme un retrait de ce permis tacite, a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, faute de mise en œuvre d'une procédure contradictoire préalable telle que prévue par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il est insuffisamment motivé, en méconnaissance des dispositions des articles L. 424-3 et R. 424-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors, d'une part, que le maire de la commune d'Ernemont-la-Villette lui avait délivré le 25 octobre 2019 un certificat d'urbanisme positif indiquant que le terrain objet de la demande pouvait être utilisé pour la réalisation de l'opération envisagée, que le terrain est situé dans une zone pouvant être constructible et que le zonage de la carte communale n'est plus en vigueur depuis le 22 septembre 2018, d'autre part, que le raccordement de la parcelle au réseau public de distribution d'eau potable et d'électricité est possible ;

- il est entaché d'une erreur de fait, dès lors qu'un poteau incendie se trouve situé à moins des 400 mètres réglementaires de la parcelle assiette du projet, et d'une erreur d'appréciation, dès lors que le terrain d'assiette jouxte un étang dont elle est également propriétaire ;

- l'arrêté attaqué du 31 mai 2021 est illégal, dès lors que la décision de retrait a été notifiée postérieurement à l'expiration du délai de trois mois de la naissance du permis de construire tacite ;

- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, faute de mise en œuvre d'une procédure contradictoire préalable, telle que prévue par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il est insuffisamment motivé, en méconnaissance des dispositions des articles L. 424-3 et R. 424-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision de retrait du permis tacite est illégale pour les mêmes moyens que ceux développés s'agissant de l'arrêté non daté notifié le 6 mai 2021 ;

- il ne peut être procédé à une substitution de motifs, dès lors que le projet de construction ne peut être regardé comme imposant la réalisation par la commune d'équipements publics hors de proportion avec ses ressources, et que cette substitution de motifs aurait pour effet de priver la requérante d'une garantie fondamentale.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 mars 2022, la commune d'Ernemont-la-Villette, représentée par la SELARL Axlaw (Me Sélégny) avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Le Duff, rapporteur,

- les conclusions de M. Cotraud, rapporteur public,

- les observations de Me Garceries, pour Mme B.

La commune d'Ernemont-la-Villette n'était ni présente ni représentée.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, propriétaire d'une parcelle cadastrée section B, n°157, au lieu-dit La Bucaille, chemin d'Alges, à Ernemont-la-Villette, s'est vu délivrer le 10 août 2020 par le maire de la commune d'Ernemont-la-Villette un certificat de non opposition à une déclaration préalable, afin de procéder à la division de cette parcelle en trois parcelles destinées chacune à la construction d'une maison d'habitation, d'une surface de 1 000 m2 chacune, identifiées respectivement en lots A, B, C le surplus, lot D comprenant un plan d'eau, étant conservé par la propriétaire. Mme B a souhaité engager un projet de construction pour sa maison personnelle sur le lot C. Par arrêté non daté, notifié le 6 mai 2021, le maire de la commune d'Ernemont-la-Villette a refusé le permis de construire sollicité. Par un second arrêté en date du 31 mai 2021, notifié le 1er juin 2021, le maire de la commune d'Ernemont-la-Villette a procédé au retrait du permis de construire délivré tacitement le 11 mars 2021 et a refusé le permis de construire. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de ces deux décisions.

Sur la nature des décisions en litige :

2. Aux termes de l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme : " Le délai d'instruction de droit commun est de : / () b) Deux mois pour les demandes de permis de démolir et pour les demandes de permis de construire portant sur une maison individuelle, au sens du titre III du livre II du code de la construction et de l'habitation, ou ses annexes ; () ". Aux termes de l'article R. 424-1 de ce code : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : / () b) Permis de construire () tacite. () ". Aux termes de l'article R. 423-19 du même code : " Le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie d'un dossier complet. " Enfin, l'article R. 423-22 de ce code dispose que : " Pour l'application de la présente section, le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur ou au déclarant la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41. ".

3. Aux termes de l'article R. 424-1 du code de l'urbanisme : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : / () b) Permis de construire () ".

4. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du récépissé de dépôt d'une demande de permis de construire adressé à la pétitionnaire, comportant le cachet de la mairie, une signature et la mention manuscrite " le maire " que Mme B a déposé son dossier de demande de permis de construire le 28 décembre 2020. Ce document mentionnait le délai d'instruction de deux mois et l'informait qu'elle serait bénéficiaire d'un permis tacite, si elle ne recevait pas de courrier de l'administration dans ce délai. Si la commune d'Ernemont-la-Villette fait valoir qu'un dépôt à cette date était impossible en raison de la fermeture de la mairie, elle ne soutient pas que ce document serait un faux ni qu'il aurait été obtenu de manière frauduleuse. Dès lors, en l'absence de demande de pièces complémentaires sollicitée dans le délai d'un mois, Mme B était titulaire d'un permis de construire tacite au terme du délai de deux mois à compter du 28 décembre 2020, soit le 28 février 2021. Ainsi, l'arrêté non daté notifié le 6 mai 2021 doit être regardé comme portant, d'une part, retrait du permis de construire dont Mme B était bénéficiaire depuis le 28 février 2021 et, d'autre part, refus de la demande de permis de construire présentée par l'intéressée.

5. Par suite, l'arrêté non daté et l'arrêté du 31 mai 2021 présentent un objet et des motifs identiques, en ce qu'ils portent, d'une part, retrait du permis de construire tacite dont Mme B était bénéficiaire et, d'autre part, refus de la demande de permis de construire présentée par l'intéressée. Dans ces conditions, l'arrêté du 31 mai doit être regardé comme ayant implicitement mais nécessairement, également eu pour objet de retirer l'arrêté non daté et ainsi de le remplacer.

6. Le juge de l'excès de pouvoir ne peut, en principe, déduire d'une décision juridictionnelle rendue par lui-même ou par une autre juridiction qu'il n'y a plus lieu de statuer sur des conclusions à fin d'annulation dont il est saisi, tant que cette décision n'est pas devenue irrévocable. Il en va toutefois différemment lorsque le juge statue par une même décision sur les conclusions aux fins d'annulation de différentes décisions, en tirant les conséquences nécessaires de ses propres énonciations. A ce titre, lorsque le juge est parallèlement saisi de conclusions tendant, d'une part, à l'annulation d'une décision et, d'autre part, à celle de son retrait et qu'il statue par une même décision, il lui appartient de se prononcer sur les conclusions dirigées contre le retrait puis, sauf si, par l'effet de l'annulation qu'il prononce, la décision retirée est rétablie dans l'ordonnancement juridique, de constater qu'il n'y a plus lieu pour lui de statuer sur les conclusions dirigées contre cette dernière.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté du 31 mai 2021 :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande (), elle doit être motivée. () ".

8. Il ressort des termes de l'arrêté du 31 mai 2021 que celui-ci se borne, après avoir visé les dispositions d'urbanisme applicables, à retirer et refuser le permis de construire tacitement accordé, sans préciser en quoi le projet présenté par Mme B méconnaitrait ces dispositions. Une telle décision, qui se contente d'une motivation par référence au précédent arrêté non daté, sans préciser les considérations de fait qui ont servi de base à la décision de retrait et de refus de délivrance de permis de construire ne satisfait pas aux exigences fixées par les dispositions du code de l'urbanisme. Dans ces conditions, Mme B est fondée à soutenir que l'arrêté du 31 mai 2021 méconnait les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme.

9. En second lieu, aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. Passé ce délai, la décision de non-opposition et le permis ne peuvent être retirés que sur demande expresse de leur bénéficiaire. / () ".

10. Il résulte de ces dispositions que le retrait d'un permis de construire ne peut intervenir, s'il est illégal, que dans un délai de trois mois suivant sa date délivrance. En l'espèce, il résulte de ce qui a été dit au point 4 que Mme B était titulaire d'un permis de construire tacite à la date du 28 février 2021. Dès lors, le maire de la commune ne pouvait légalement retirer ce permis tacite, par la décision en litige du 31 mai 2021, intervenue au-delà du délai de trois mois suivant la délivrance du permis de construire.

11. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens présentés à l'appui des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 31 mai 2021 n'est, en l'état de l'instruction, de nature à fonder l'annulation de cet arrêté.

12. Il résulte de ce qu'il précède que Mme B est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 31 mai 2021. Compte tenu des effets de cette annulation, il y a lieu pour le tribunal de se prononcer sur les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté non daté notifié le 6 mai 2021.

En ce qui concerne l'arrêté non daté :

13. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 () sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". L'article L. 122-1 du même code dispose que : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. () ". Les décisions qui retirent une décision créatrice de droits sont au nombre des décisions visées à l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et doivent, par suite, être précédées d'une procédure contradictoire.

14. Un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie. Le respect, par l'autorité administrative compétente, de la procédure prévue par les dispositions précitées, constitue une garantie pour le titulaire du permis de construire que le maire envisage de retirer. La décision de retrait prise par le maire est ainsi illégale s'il ressort de l'ensemble des circonstances de l'espèce que le titulaire du permis a été effectivement privé de cette garantie.

15. Il ressort des pièces du dossier que la décision contestée portant refus de permis de construire qui, ainsi qu'il a été dit au point 4, doit être regardée comme un retrait du permis de construire tacite dont bénéficiait Mme B depuis le 28 février 2021 a été envoyée à celle-ci le 3 mai 2021 en lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Par courrier du même jour, le maire de la commune d'Ernemont-la-Villette a invité Mme B à présenter ses observations. Faute pour le maire d'avoir préalablement invité Mme B à présenter des observations écrites sur le retrait envisagé, la requérante a été privée de la garantie d'une procédure contradictoire. Par suite, Mme B est fondée à soutenir que cet arrêté est entaché d'illégalité.

16. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens présentés à l'appui des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté non daté n'est, en l'état de l'instruction, de nature à fonder l'annulation de cet arrêté.

17. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B est fondée à demander l'annulation de l'arrêté non daté notifié le 6 mai 2021 ainsi que de l'arrêté du 31 mai 2021 par lesquels le maire de la commune d'Ernemont-la-Villette a procédé au retrait du permis de construire tacite dont elle bénéficiait depuis le 28 février 2021 et lui a refusé la délivrance d'un permis de construire.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

18. Aux termes de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme : " En cas de permis tacite ou de non-opposition à un projet ayant fait l'objet d'une déclaration, l'autorité compétente en délivre certificat sur simple demande du demandeur, du déclarant ou de ses ayants droit. / () ".

19. L'annulation de l'arrêté non daté du maire de la commune d'Ernemont-la-Villette a eu pour effet de faire renaître le permis de construire tacite dont était bénéficiaire Mme B depuis le 28 février 2021. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au maire de la commune d'Ernemont-la-Villette de délivrer à Mme B le certificat de permis tacite sollicité dans un délai d'un mois suivant la date de notification du présent jugement.

Sur les frais liés à l'instance :

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme au titre des frais exposés par la commune d'Ernemont-la-Villette soit mise à la charge de Mme B, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune d'Ernemont-la-Villette le paiement à Mme B d'une somme de 1 500 euros au titre des frais que celle-ci a exposés.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 31 mai 2021 et l'arrêté non daté du maire de la commune d'Ernemont-la-Villette portant retrait du permis de construire tacite dont bénéficiait Mme B et refus de permis de construire sont annulés.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune d'Ernemont-la-Villette de délivrer à Mme B un certificat de permis de construire tacite, dans un délai d'un mois suivant la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune d'Ernemont-la-Villette versera à Mme B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions présentées par la commune d'Ernemont-la-Villette sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune d'Ernemont-la-Villette.

Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Bailly, présidente,

M. Le Duff, premier conseiller, et Mme Esnol, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 avril 2023.

Le rapporteur,

V. Le Duff

La présidente,

P. BaillyLa greffière,

A. Hussein

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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